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29 avril 2006

Marijuana médicale

Sous le titre "Marijuana is medically useful, whether politicians like it or not", The Economist de cette semaine (29 avril) consacre un intéressant article au potentiel médical de la marijuana, empêchée de se développer pour des "raisons idéologiques".

"Si le cannabis était découvert aujourd'hui, il serait considéré comme une grande percée médicale" tant il serait riche de potentialités. Mais la puissante FDA américaine (Food and Drug Administration) bloque les études pour des raisons qui tiendrait davantage de la politique que de la science.

Fumer sous forme de "joint", le cannabis serait toxique à cause des substances qui y sont associées. Sous d'autres formes (orale,nébulisateur,...), il aurait de grandes vertus thérapeutiques, par exemple pour certaines douleurs ou spasmes neurologiques liés au SIDA, à la sclérose en plaques ou à la polyarthrite rhumatoïde. Pour avancer, il faudrait entre autres que les chercheurs soient autorisés à cultiver des variétés de plants, ce qui est impossible aux Etats-Unis. Pour The Economist, il faut favoriser les études cliniques, en Europe si ce n'est pas possible aux Etats-Unis.

05 mars 2006

L'âme de l'eau

Au sujet de l'eau, on entend souvent une certaine gauche s'exclamer : "L'eau n'est pas une marchandise. Elle appartient à tous et sa gestion doit rester dans la sphère publique" (ce qui veut dire  en pratique gérée par une intercommunale socialiste).

Mais en quoi l'eau potable traitée et aseptisée diffère-t-elle du pétrole raffiné ou du gaz liquéfié, vendus, eux, par des firmes privées? Dans les deux cas, on a affaire à des ressources naturelles, limitées et précieuses.  Et l'agriculture ? Et l'électricité ? Et qu'en est-il des pays où l'eau est distribuée par le secteur privé ?

Cette manière de conférer à l'eau une espèce de supplément d'âme semble s'inscrire dans une nouvelle "cosmogonie mythique" qui attribue à notre planète une "personnalité de chair". Comme si la privatisation du traitement de l'eau attentait à la Planète considérée dans son "humanité". Un des représentants les plus illustres de cette tendance est Albert Jacquard qui considère que l'Océan a édifié une sorte de "seuil de tolérance" au-delà duquel il refoulera, comme un organisme humain, tout ce que l'homme lui a fait ingurgiter.

Plus largement, ce courant de pensée s'inscrit dans la droite ligne des tenants de la croissance zéro voire négative. Qu'il faudrait prescrire aux Chinois et aux Indiens ?