Les pays qui ont relancé la machine économique, la croissance et l'emploi ont mené des politiques semblables : baisses des impôts directs, réduction de la fonction publique à un niveau proportionnel aux besoins de l’économie et au fonctionnement de l'Etat, diminution du train de vie des ministres et priorité à l'innovation, la recherche et l'enseignement de qualité.
Après l’Irlande et la Nouvelle-Zélande, le Canada ne fait pas exception à la règle. « Un œil sur la planète » (France 2, lundi 20 mars 2006) a détaillé les réformes prises par le Parti libéral canadien ( plutôt au centre-gauche, les « conservateurs » occupant la droite de l’échiquier politique).
Il y a douze ans, le Canada se présentait comme le vilain petit canard du G8 : dette publique colossale (500 milliards de dollars canadiens, 67% du Revenu national), chômage à 10%. A tel point que le Wall Street Journal avait pu titrer : « Le Canada est-il en banqueroute ? »
Le Premier ministre Jean Chrétien lance alors une série de réformes obéissant à la règle suivante : « Quelle action publique pourrait être mieux réalisée par le privé ? ». Neuf ministères sont supprimés, les ministres restants abandonnent leurs limousines, l'armée renonce à renouveler son parc de chars d’assaut, le nombre de fonctionnaires diminue de 20%, des primes au départ leur sont octroyées, le train de vie l’Etat est réduit de 10%.
La dette publique fond de 40%. Cerise sur le gâteau : les libéraux parviennent à maintenir le système de retraite solidaire par répartition et la relative gratuité des soins de santé : pas de bain de sang social donc. Et la population accueille positivement ces mesures qui en quelques années ont redonné confiance au Canada.
Aujourd’hui, l’Agence nationale de l’emploi de Montréal offre 1.200 emplois par jour. Et pour cause : le taux de chômage est retombé à 6%. Les salaires et dépenses (notes de frais) des ministres sont publiés sur Internet. Toute administration épinglée est ré-auditée autant de fois qu’on constate des manquements par le "bureau du vérificateur général du Canada". Tout contrat public de plus de 10.000 dollars canadiens (7.000 euros) est publié également sur Internet : la transparence pour lutter contre le copinage et les abus.
PS. Intéressant de comparer avec le site du vérificateur du Canada avec celui de notre Cour des comptes.
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