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mai 2006

31 mai 2006

Bolkestein : la seconde chance

Après le Parlement européen, la fameuse Directive Bolkestein a été adoptée par le Conseil des ministres. Frederik Bolkestein, commissaire néerlandais au Marché intérieur, lançait, le 13 janvier 2004, la fameuse Directive qui porte aujourd’hui son nom. Son calcul était simple : la libéralisation des services est inscrite dans les astres européens depuis le Traité de Rome en 1957. Le secteur des services représente près de 70% du Produit intérieur de l’Union européenne mais seulement 20% des échanges. 96% du total net des emplois créés dans l'UE entre 1997 et 2002 l'ont été dans des secteurs de services. La libéralisation dans ce domaine dopera un marché intérieur dont l’Europe a bien besoin comme tremplin pour conquérir les marchés internationaux.

Entretemps, la nouvelle mouture du texte a été "cadrée". De nombreux secteurs ont été exclus de la liste des services à libéraliser : les services « non marchands » (éducation, justice, culture, soins de santé, audiovisuel) et financiers, les transports, les jeux de hasard, etc. Le principe si controversé du "pays d'origine" a été sérieusement amendé.

A l’arrivée, on trouve un texte hybride mais qui pourrait tout de même aboutir à la création directe de 600.000 emplois dans l’UE, selon une étude indépendante menée pour la Commission européenne. Cette étude cadre avec des recherches conduites par l'OCDE sur divers secteurs de services qui démontrent qu'une baisse du niveau de réglementation, identique à celle visée par la directive proposée, « conduit presque toujours à des gains significatifs en termes d'emplois comme ce fut le cas dans le secteur des télécommunications ».

30 mai 2006

Filles et fils de...

On reparle à propos de Charleroi des "fils et filles de...". Un internaute m'a fait parvenir le texte qui suit. Ce phénomène est tellement important qu'il mérite, je crois, un débat sur ce blog comme au sein de la société. Plusieurs journaux ont d'ailleurs consacré des articles à ce sujet, mais, personnellement, je n'avais jamais vu une liste aussi complète.

Melchior Wathelet, député fédéral, président du groupe CdH et fils de... Melchior, ancien ministre de la Justice et juge européen.

Alain Mathot, député fédéral, candidat bourgmestre à Seraing et fils de Guy.

Frédéric Daerden, député régional, échevin des Finances de Herstal et candidat bourgmestre de cette commune. Il est le fils de Michel, ministre régional.

Laurette Onkelinx, ministre de la Justice et fille de Gaston, ancien bourgmestre de Seraing et parlementaire.

Christophe Collignon, député régional et fils de Robert, ancien président du Parlement wallon. Le fils pourrait succéder au père à la tête de la commune d'Amay.

Christine Defraigne, sénatrice et fille de Jean, ancien ministre et ancien président de la Chambre.

Benoît Cerexhe, ministre régional, fils d'Etienne Cerexhe, ancien sénateur.

Caroline Persoons, députée régionale, fille de l'ancien député bourgmestre de Woluwe Saint Pierre, François Persoons.

Gilles Foret, conseiller communal liégeois et fils de Michel, ancien ministre régional et gouverneur de la province de Liège.

Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek, député régional bruxellois et fils de Georges Clerfayt, ancien député, ancien président du FDF.

Philippe Pivin, député-bourgmestre de Koekelberg, fils de Jacques,... député-bourgmestre de Koekelberg.

Martine Payfa, bourgmestre de Watermael-Boitsfort, ancienne députée fédérale, actuelle députée régionale, fille d'Andrée Payfa, première femme bourgmestre en Région bruxelloise (1976), décédée en 2004. C'était déjà à Watermael-Boitsfort.

Dominique Harmel, ex ministre régional bruxellois, président du CPAS de Woluwe-Saint-Pierre, fils de Pierre Harmel.

Jacques Simonet, bourgmestre d'Anderlecht, ancien ministre-président bruxellois et secrétaire d'État, fils d'Henri Simonet, ancien ministre d'État, décédé en 1996.

Catherine Moureaux, présidente des Jeunes socialistes de Schaerbeek et fille de Philippe Moureaux, ministre d'État et bourgmestre de Molenbeek.

Benoît Lutgen est ministre CDH de l'Environnement et du Tourisme notamment, en Région wallonne. Il est le fils de l'ancien ministre Guy Lutgen.

Renaud Duquesne est conseiller communal MR à Marche. Il est le fils d'Antoine Duquesne, l'ancien ministre de l'Intérieur au fédéral.

Charles Michel, l'aîné des fils du ministre d'Etat Louis Michel.

Mathieu Michel, le second fils du commissaire européen, est conseiller du CPAS de Jodoigne et chef de groupe libéral au conseil provincial du Brabant wallon.

Benoît Langendries, le fils de l'ancien président de la Chambre et actuel bourgmestre de Tubize, est député wallon CDH.

Véronique Cornet, députée wallonne, bourgmestre de Montigny-le-Tilleul, petite fille de l'ancien bourgmestre de la commune.

Anne Barzin, députée fédérale et fille de Jean Barzin.

Denis Ducarme, l'aîné des fils de Daniel Ducarme, est député fédéral et a été échevin des Travaux sur les terres familiales à Thuin.

Alison De Clercq, la fille du puissant député permanent PS du Hainaut, Jean-Pierre De Clercq, a été la plus jeune femme à être élue à la Chambre. Elle est également conseillère communale à Charleroi.

Philippe Van Cauwenberghe, candidat sur la liste PS, fils de Jean-Claude, ex ministre-président wallon, lui-même fils d'André Van Cauwenberghe, échevin de Charleroi et secrétaire d'Etat dans le gouvernement Harmel.

Laurence Wilgaut, fille de Michel Wilgaut, président du CPAS de Charleroi.

On remarquera qu'à l'exception de Jacques Simonet dont le père a fait l'essentiel de sa carrière au PS, les filles et fils de ont tendance à militer au sein du même parti que leur géniteur.

29 mai 2006

Les 100 ans de la DH

Dh_1 Beaucoup d'ambiance (et de jolies femmes, certains ne me contrediront pas) aux caves de Cureghem pour les 100 ans de La Dernière Heure. A cette occasion Christian Hubert publie chez Luc Pire un ouvrage intéressant car il retrace aussi cent ans d'histoire de la Belgique.

En 1906, à la naissance du journal, notre pays est la 5ème puissance économique du monde et "l'argent coulait à flot". Dès 1880, il y avait 77 quotidiens belges et en 1930, 2 954 journaux et revues, dont 11 quotidiens au Congo. La Dernière Heure s'est opposée à l'aventure coloniale et à la reprise par la Belgique de l'Etat indépendant du Congo de Léopold II; ce fût aussi un des seuls à dénoncer les exactions qui s'y commettaient.

Longtemps catalogué de "libéral", il est d'abord violemment anti-clérical. En 1931, l'affaire Bernheim défraye la chronique. L'Eglise catholique s'oppose au rapatriement des cendres de ce général, héros de guerre, qui s'est fait incinérer à Paris. Il faudra attendre 1932 pour qu'une loi autorise l'incinération.

La diffusion du journal atteint son apogée en 1934 avec 260 000 exemplaires. Avec aujourd'hui 87 000 exemplaires, l'ambition à peine cachée est de dépasser Le Soir (94 000). Il paraît que c'est pour 2009 !!!?

Enfin on apprend que longtemps les postes de journalistes les plus recherchés ont été la couverture de la Chambre et du Sénat ...

PS. 1. Amicales salutations à Paul Masson, qui fut longtemps un des piliers du journal.

PS.2- 17 heures. C'est bien ce qu'on disait. La "vraie-fausse" démission de Van Gompel est confirmée. Il ne s'est donc RIEN passé de ce point de vue; mais ce rien a et va donner lieu à des milliers de mots sur "le pouvoir à Charleroi, Di Rupo, Van Cau, etc". Mais les faits sont têtus et les voici : monsieur Van Gompel est à la tête de Charleroi depuis 11 ans, je crois. Donc il porte aussi une énorme responsabilité dans les dérives.  Mais c'est cet homme qui est adoubé! Et on ne voit poindre aucun audit généralisé des comptes de Charleroi. Tour de passe passe, transfert de pouvoir ? En fait, malgré les quelques mesures "structurelles" proposées par Di Rupo, aucune ébauche de solution à la grave crise de la gouvernance publique.

28 mai 2006

Sans commentaire (15)

-"Libéralisme ? Egoïsme". Laurette Onkelinx associant un mot à un autre dans "L'invité" de Pascal Vrebos.

"En quelques mois, nous avons réalisé ce que d'autres pays ont mis plusieurs années à mettre sur pied", Jean-Claude Marcourt à propos du Plan Marshall.

"Dans ce pays, il n'y a plus personne pour assumer les responsabilités", Philippe Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, à propos des cafouillages entre le fédéral et la communauté française, après la remise en liberté d'un jeune délinquant arrêté par "sa" police.

"C'est moi qui ai tout fait ici pour relancer cette ville", Jean-Claude Van Cauwenberghe, à propos de Charleroi.

"Chez nous, le concept d'immersion linguistique n'est qu'en phase d'expérimentation, (...). A Bruxelles, les publics scolaires ne maîtrisent pas suffisamment les bases de la langue française. Généraliser l'immersion pourrait donc s'avérer contre-productif. En outre, l'immersion est surtout mise en oeuvre dans des établissements plus privilégiés. Nous devons veiller à ne pas accroître la dualisation sociale du système éducatif", Tony Pelosato, chef de cabinet de Marie Arena, ministre de l'Enseignement de la Communauté française.

"Nous voulons dialoguer avec les jeunes, leur expliquer les règles éthiques et le comportement que nous attendons d'eux", Elio Di Rupo.

Voir aussi Bruxelles-ma-ville

26 mai 2006

Crise de la gouvernance publique

J'ai présenté aujourd'hui à la presse une analyse et dix propositions concrètes par rapport à la grave crise de la gouvernance publique que nous vivons actuellement et qui a des conséquences bien au-delà de Charleroi.

PS. Dimanche de 11 à 12 heures, je serai l'invité de Fabrice Lambert sur Radio contact.

"Belgique : le dernier quart d'heure ?"

Gendebien Je ne connaîs pas Paul-Henry Gendebien, mais il mérite mieux que le semi anonymat dans lequel il est retombé et la caricature que l'on fait parfois de ses propos. Du moins si j'en juge par la lecture de son dernier petit libre "Belgique : le dernier quart d'heure ?".

Il n'y a pas grand chose à ajouter à sa brillante étude de la Wallonie : "L'essentiel, c'est que le système reste en place" ou encore "La démocratie, c'est la révocabilité du pouvoir. En Wallonie le pouvoir n'est plus révocable!". Son analyse de "L'échec historique du fédéralisme belge" est également assez lucide et parfois cruelle. "La barrière francophone était en papier mâché ". On le suit jusqu'à la page 134, puis on tombe dans le plaidoyer pour le rattachement à la France et le RWF qui fait notamment l'impasse sur l'intérêt économique qu'aurait la Wallonie à se rattacher à la France. Certaines de ses 17 propositions pour une "citoyenneté républicaine" rejoignent celle de "Démocratie ou particratie : 120 propositions pour refonder le système belge" et mériteraient d'être au moins discutées.

A mon avis, la meilleure analyse récente du fonctionnement de notre système. On en recommande vivement la lecture.

25 mai 2006

Pauvreté à la Une

Reportage émouvant hier soir à Questions à la Une sur la pauvreté et les "pièges à l'emploi". Baudoin Remy a bien montré le "catch 22" dans lequel se retrouvent piégés les bénéficaires d'allocations trop basses pour vivre mais qui n'ont pas d'incitants réels pour travailler à cause d'une trop faible différence entre le salaire minimum et les allocations. D'où le travail au noir, la fraude sociale, voir les larcins et autres délits. Des emplois-formation à un (1) euro de l'heure, pas plus, pour ne pas dépasser le seuil au-delà duquel on perd le droit aux allocations. Et les familles monoparentales sont particulièrement fragilisées.

Que le marché du travail fonctionne mal n'est pas nouveau. D'autres cercles vicieux auraient pu être montrés. Le net poche est insuffisant aussi parce que l'on paye 40% d'impôts sur tout ce qui dépasse 10 000 euros par an (voir le post d'avant hier), et que ces sommes servent aussi à payer des allocations sociales qui maintiennent les impôts élevés. Aux Etats-Unis, avec les baisses d'impôts de Bush, la moitié la plus pauvre (ou la moins riche) de la population ne paye plus du tout d'impôt sur le revenu.

Quelle solution ? Baudoin Remy a botté en touche. Il me semble qu'il vaut mieux favoriser le travail quitte à abaisser son coût plutôt que d'avoir en même temps des allocataires sociaux inactifs, découragés, désocialisés ... ET une offre de travail qui ne trouve pas preneur dans des secteurs entiers de l'économie. Plutôt que des allocations, sorte de charité publique qui taît son nom et qui évite de trop s'interroger sur le sort, la dignité et la dépendance de ceux qui sont ainsi assistés, je préfère que l'Etat encourage la remise au travail (qui est favorable à l'économie et sans doute aussi, pour la plupart des gens, à leur dignité comme l'a bien expliqué une dame dans le reportage) ET complète les revenus pour arriver à un montant décent. Bref, le Workfare plutôt que le Welfare.

PS. Je n'avais pas encore vu le fameux reportage sur l'ICDI. Edifiant et assurément du bon journalisme. Finalement, avec notre livre "Démocratie ou particratie ?", pourtant si critiqué à l'époque par Elio et consorts, nous n'avions vu que le sommet de l'iceberg. Amusant aussi de voir Van Cau (dont on se demande pourquoi il occupe un bureau à la maison communale de Charleroi) et Van Gompel assurer, la main sur le coeur, que la situation a changé. Quant au bourgmestre de Charleroi qui a "remis hier son mandat aux mains ... du président du PS", on ne peut qu'en rire (comme l'aurait fait le regretté Philippe Muray) et aussi de tous ces commentaires qui "saluent le geste". Après le vrai-faux passeport de Pasqua, voici la vraie-fausse démission de Van Gompel.

24 mai 2006

Enseignement sponsorisé au Royaume Uni

Tony Blair, le premier ministre britannique… travailliste, relance l’idée exprimée en début de mandat, d’élargir le concept d’écoles sponsorisées par les entreprises, Blair entend ainsi « sauver l’école publique en difficulté grâce au monde des affaires ». L’idée ? Outre une enveloppe budgétaire publique, les lycées seraient soutenus financièrement par un sponsor au même titre que certains musées ou une équipe de football mais moyennant une solide "charte pédagogique" et un contrôle public.

Plusieurs « Académies », comme on les appelle, sont en voie d’être créées ou déjà opérationnelles. C’est le cas de la « King’s Academy » sponsorisée par Peter Vardy, un magnat de l’industrie automobile, « très fier de son école ». Celle-ci n’est pas plus chère pour les parents. Aucune sélection à l’entrée n’est opérée. Mais, en bout de course, on vise l’excellence.

Soucieuse de l’égalité des chances, la gauche britannique entend ainsi faire profiter à tous, y compris les classes défavorisées, du concept des écoles privées britanniques. Celle-ci sont d’un très haut niveau mais chères (environ 1.700 euros par an et par enfant) et présentent de solides files à l’entrée.

Des entreprises dans les écoles et l'égalité des chances conçue comme un meilleur accès aux écoles privées ? Voilà qui devrait susciter le débat chez nous où l'égalitarisme abstrait prédomine alors que dans la réalité chacun sait que les écoles sont très inégales.

23 mai 2006

Impôts sur les revenus : Belgique - France

Les barèmes d'imposition ont subi une nouvelle indexation et on s'en réjouit; mais lorsque Didier Reynders parle d'une nécessaire nouvelle réforme fiscale, on ne peut que le suivre. Exemple en comparant les tranches d'imposition pour les revenus 2005 en Belgique et en France.

En Belgique, au delà de la quotité exemptée de 5 780 euros, l'impôt est de 25% jusque 7 100 euros, puis de 30% jusqu'à 10 000, 40% jusqu'à 16 830, 45% jusqu'à 30 840 et 50% au delà.

En France, de 8 678 à 15 274 euros, l'impôt n'est que de 19% et il faut atteindre 49 625 euros pour arriver dans la tranche maximale de 48%.

Cela donne, pour les tranches pertinentes:

Pour des revenus à partir de 7 101 euros : Belgique 30%, France 6,83%

Pour des revenus à partir de 10 101 euros : Belgique 40%, France 19,14%

Pour des revenus à partir de 30 841 euros : Belgique 50%, France 37,38%.

Le taux marginal sera ramené en France dès l'année prochaine à 40% maximum pour les revenus dépassant 65 559 euros. En Allemagne, ce taux est de 42%. On le voit en Belgique l'effort doit porter sur toutes les tranches (on n'est pas riche lorsque l'on gagne un peu plus de trente mille euros brut par an), mais c'est sur la tranche la plus basse que l'écart est le plus grand.

Ajoutons qu'en France le quotient familial (les déductions en fonction du nombre d'enfants) est beaucoup plus favorable et que les impôts communaux sont calculés différemment (pas de centimes additionnels). En revanche les cotisations sur le travail sont plus élevées que chez nous et la  TVA constitue chez nos voisins près de 40% des recettes fiscales, soit plus du double de l'impôt sur les revenus.

PS. Il ne reste qu'un jour pour visiter l'exposition "Charleroi positive", une excellente initiative visant à montrer "un autre Charleroi". C'est tout le bien qu'on lui souhaite.

22 mai 2006

La Chine et les tigres de papier

De 1953 à 2000, Taïwan a connu une croissance moyenne de 8% passant d'un PIB par habitant de 50 dollars à ... 14.000. Dans les classements internationaux, l'île est première pour l'e-gouvernement, 5ème pour le climat d'investissement, 11ème pour la compétitivité,...

C'est aussi une véritable démocratie qui a connu une alternance politique avec l'élection du président (libéral) Chen Shui-bian après le long règne du KMT.

Les 23 millions de Taïwanais ne bénéficient d'aucune reconnaissance internationale. Le pays existe cependant n'en déplaisent à certains. Depuis des années, le gouvernement essaye de participer à certaines activités de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), notamment suite aux problèmes du SRAS et de la grippe aviaire. Les Etats-Unis et le Japon soutiennent cette participation à l'OMS. Hélàs, l'Europe - toujours aussi courageuse - et notre pays ne sont pas d'accord et cèdent systématiquement aux pressions de la République populaire de Chine. Affichage de grands principes d'une part, baisse de pantalon à la première protestation chinoise, d'autre part. On croyait ces temps révolus! D'autant plus que l'argument des conséquences sur nos investissements ne tient plus vraiment la route, vu la diversification et la croissance de l'économie chinoise. D'ailleurs les Etats-Unis et le Japon ne patissent pas de leur attitude plus conséquente.

Cette attitude belge et européenne est regrettable. Avec quelques collègues, je me bats au Sénat pour essayer que la Belgique soutienne la participation de Taïwan aux réunions techniques à l'OMS même sans statut officiel. Mais c'est encore trop pour le lobby chinois, très présent au VLD et au PS.

Mao avait au moins raison lorsqu'il parlait de tigres de papier.

PS.
Voir aussi l'Europe et le concombre sur le site de Climax