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mars 2006

31 mars 2006

Le chômage dans les villes wallonnes

Ce blog revient régulièrement sur le chômage, problème économique numéro un à Bruxelles et en Wallonie. Dans cette Région, il ne cesse d'augmenter. Voici les chiffres pour le mois de février depuis 2003 :

Février 2003    238.726     Février 2004     258.647

Février 2005     264.765     Février 2006     272.247

Soit une augmentation de 33.000 Demandeurs d'Emplois Indemnisés (DEI) en 4 ans. Le taux s'établit désormais à 19,03%

Et voici les derniers taux pour quelques villes:

Charleroi          30,69%
Huy                  23,41%
La Louvière      26,43%
Liège               32,11%
Mons                26,35%
Namur             18,57%
Verviers           29,10%
Tournai            18,27%

Source : Forem et BNB

Ces chiffres devraient nous faire réagir. Ce chômage de masse constitue une indignité nationale, alors qu'un pays comme l'Espagne a réussi à le diminuer par deux en dix ans, par trois en quinze ans. Mais voilà, la politique de l'emploi dépend du niveau régional, mais aussi du fédéral. Comme PS, MR, Cdh et Ecolo (à Bruxelles où le taux est de 21%), participe à l'un ou l'autre pouvoir, aucun parti  (sauf peut-être en Flandre ?) n'a intérêt à trop les agiter. C'est aussi cela le "consensus belge" (mais cela ne veut pas dire que tous portent la même responsabilité dans la situation actuelle). Je rappelle qu'au sein du MR, le Centre Jean Gol et moi-même dans "Moderniser ou Périr", nous avons proposé des pistes pour renverser la tendance.

30 mars 2006

(Im)mobilité

La congestion des grandes villes belges, Bruxelles en particulier, ne cesse de s’aggraver. Dans les années 80, on prévoyait une saturation totale du Ring de Bruxelles à l’horizon 2005. Ces prédictions ne sont pas loin d’être réalisées.

Si le parc automobile ne cesse d’augmenter, on a aussi, dans le souci honorable de « rendre la ville à ses habitants, piétons et cyclistes », réduit considérablement les voies d’accès et l’espace dévolu aux voitures et camions. Cette évolution était sans doute nécessaire, mais quelle alternative à l'automobile ?

En raison d’une opposition parfois idéologique au « métro lourd », Bruxelles attend toujours une vraie ligne nord-sud. Alors que Lyon propose quatre lignes de métro et Barcelone cinq, la capitale belge possède seulement une ligne Ouest-Est à deux fourches qui s’arrête aux 19 communes et une ligne circulaire (non achevée) sur la Petite Ceinture. Leur succès est éclatant puisqu’elles transportent la moitié des usagers de la STIB ! Il semble que ni le tram ni le bus ne constituent à eux seuls des alternatives valables pour les automobilistes, comme l'a montré le parking Stalle couplé au tram. Leur vitesse commerciale globale est « bloquée » à 17 km/h malgré les investissements consentis ces dernières années. Le RER se fait attendre.

Pascal Smet, ministre de la Mobilité, propose pour 2006-2010 d’effacer 250 points noirs et de porter à 90% le taux des lignes de tram en site propre. Le parc roulant va être largement amélioré. Mais aucun nouveau « tunnel pour tram » n’est envisagé (notamment Chaussée de Charleroi et Chaussée d’Alsemberg). Or, les automobilistes ne quitteront leur engin que pour une alternative rapide et confortable. Seuls le métro et le RER me paraîssent remplir ce contrat.

Je crois qu'il faut donc poursuivre le réseau du métro. Le coût du kilomètre de métro varie entre 25 millions et 50 millions d'euros, l'équivalent de 12 km de site propre de tram. Mais Bruxelles est, par habitant, la seconde région la plus riche d'Europe et ... sa capitale. Peut-être que ce titre envié mérite un métro digne de ce nom ?

PS. Votre blog favori -:) est le "Blog de la semaine" de la Tribune de Bruxelles (interview dans la version papier). A noter aussi que Emir Kir nie toujours le génocide arménien. Le Soir consacre 5 pages à "La société belge est-elle capable de se réformer". J'y exprime mes différences avec Laurette Onkelinx. Des interventions très intéressantes d'Alain Eraly (cela n'étonnera personne), Marcel Gauchet, Michel Jadot, Pierre Pestiau et d'autres sur l'Irlande, la France,.... A lire et à garder.

29 mars 2006

Recyclage pour enseignants

Un enseignant m'a fait parvenir un nouveau témoignage, que je vous livre ci-dessous :

"Hier, j'étais "invité" à une journée de formation obligatoire au titre particulièrement attirant : "L'évaluation dans le cadre de la pédagogie des compétences". Conditionné par l'expérience, j'ai l'habitude de penser que ce genre de journée de formation nous tient inutilement éloignés de nos classes, ne nous apprend rien, et ne nous apporte que peu d'outils utilisables en classe. La journée devait hélas confirmer mes appréhensions.

Le rendez-vous était à 9h00 dans une école bruxelloise. Bons élèves, la plupart des enseignants étaient sur place entre 8h30 et 8h45. Les inspecteurs, qui organisaient la formation, sont arrivés entre 9h15 et 9h20. Les règlements ne sont apparemment pas faits pour ceux qui les font.

A 9h30, nous pénétrons dans les salles de cours. L'inspecteur qui nous dispense la formation nous apprend qu'il attendait une quarantaine d'enseignants. Nous sommes  moins, mais c'est fort heureux, car nous trouvons à peine assez de bancs pour nous asseoir. Prévoyance, quand tu nous tiens.

L'inspecteur distribue un premier paquet de photocopies ... avant de se rendre compte qu'il s'est trompé de documents. Il faut au final plus de vingt minutes pour que chacun finisse par se trouver en possession de l'entièreté des documents. En classe, ce genre d'opération nous prend en moyenne trois à cinq minutes : la perte de temps doit être réduite au minimum afin de ne pas empiéter sur le cours proprement dit.

Nouvelle déception : la majorité des professeurs présents dans la salle enseignent en humanités techniques ou professionnelles. Les exemples distribués concernent tous l'enseignement général, dont les programmes et les "profils de compétences" sont fort différents. Il faudra attendre la fin de la journée de formation pour enfin voir un exemple d'application dans l'enseignement technique, exemple dont nous apprenons qu'il nous sera de toute façon peu utile puisqu'il n'a pas encore été "validé par l'inspection".

Autre perle de la journée : l'inspecteur insiste sur la nécessité de rédiger les questions d'interrogation dans un français simple pour "éviter que les élèves qui ne maîtrisent pas le français soient désavantagés". Vous avez dit "nivèlement par le bas" ?

La pédagogie des compétences semble, lorsqu'on y regarde de plus près, un fort intéressant outil pédagogique. Malheureusement, l'incompétence et l'amateurisme qui règnent au ministère ont rendu son application pénible et difficile à comprendre pour les vrais "acteurs de terrain", les professeurs au sein de leurs classes. Les "formations" laborieusement dispensées ne lèvent aucune incertitude et n'offrent aucune aide concrète aux enseignants qui tentent vaille que vaille d'appliquer le nouveau système.

Une dernière absurdité pour la route ? La définition du terme "compétences" dans le décret-mission de la Communauté Française n'est pas la même que celle utilisée par les commissions chargées de
rédiger les programmes."

28 mars 2006

Harvard - ULB : le match

Visite à l'ULB, orientée "recherche". Le président du Conseil propose lui-même la comparaison entre l'ULB et Harvard: les deux universités ont à peu près le même nombre d'étudiants, vingt mille. Harvard est numéro 1 dans le classement reconnu de l'Université Jiao Tong de Shanghai; l'ULB se situe dans un groupe entre la 101ème et 152 ème place avec Gand, l'UCL et la KUL. Harvard compte quatre fois plus de doctorants, publie six fois plus dans les meilleures revues mais dispose de ... onze fois plus de moyens. Ajoutons que son prestigieux Conseil d'administration est composé de ... 6 membres, celui de l'ULB en compte, Belgique oblige, pas moins de ... 35. Et le président de conclure un brin provocateur: "l'ULB est à l'Université ce que la Chine est au textile". A méditer, même si je reviendrais sur la grande qualité de la recherche.

PS 1. Comme me l'a justement fait remarquer un internaute sur ce blog, on dit Université Harvard, du nom de son fondateur et non Université de Harvard.

PS 2. La "commission de l'enseignement supérieur et de la recherche du parlement de la communauté française de Belgique" (ouf) est présidée par le sieur Frédéric Daerden, fils de son père. Le rendez-vous est fixé à 9 heures à l'ULB. A 9h40, les plus hautes autorités académiques, les chercheurs les plus titrés et dix parlementaires attendent encore le jeune président de la commission, par ailleurs échevin de Herstal, réviseur privé de plusieurs entreprises publiques wallonnes (il est député wallon) et, grâce à ses nombreux travaux scientifiques, chargé de cours à HEC - Ecole de gestion de l'Université de Liège (où l'on n'enseigne sans doute pas le conflit d'intérêt). Après quelques excuses (le trafic), Frédéric Daerden commence par une brève allocution de 10 minutes. Le programme commencera avec 50 minutes de retard ... Inimaginable à Harvard et sans rapport avec le manque de moyens: sous-développement quand tu nous tiens...

27 mars 2006

Le "New Deal" canadien

Les pays qui ont relancé la machine économique, la croissance et l'emploi ont mené des politiques semblables : baisses des impôts directs, réduction de la fonction publique à un niveau proportionnel aux besoins de l’économie et au fonctionnement de l'Etat, diminution du train de vie des ministres et priorité à l'innovation, la recherche et l'enseignement de qualité.

Après l’Irlande et la Nouvelle-Zélande, le Canada ne fait pas exception à la règle. « Un œil sur la planète » (France 2, lundi 20 mars 2006) a détaillé les réformes prises par le Parti libéral canadien ( plutôt au centre-gauche, les « conservateurs » occupant la droite de l’échiquier politique).

Il y a douze ans, le Canada se présentait comme le vilain petit canard du G8 : dette publique colossale (500 milliards de dollars canadiens, 67% du Revenu national), chômage à 10%. A tel point que le Wall Street Journal avait pu titrer : « Le Canada est-il en banqueroute ? »

Le Premier ministre Jean Chrétien lance alors une série de réformes obéissant à la règle suivante : « Quelle action publique pourrait être mieux réalisée par le privé ? ». Neuf ministères sont supprimés, les ministres restants abandonnent leurs limousines, l'armée renonce à renouveler son parc de chars d’assaut, le nombre de fonctionnaires diminue de 20%, des primes au départ leur sont octroyées, le train de vie l’Etat est réduit de 10%.

La dette publique fond de 40%. Cerise sur le gâteau : les libéraux parviennent à maintenir le système de retraite solidaire par répartition et la relative gratuité des soins de santé : pas de bain de sang social donc. Et la population accueille positivement ces mesures qui en quelques années ont redonné confiance au Canada.

Aujourd’hui, l’Agence nationale de l’emploi de Montréal offre 1.200 emplois par jour. Et pour cause : le taux de chômage est retombé à 6%. Les salaires et dépenses (notes de frais) des ministres sont publiés sur Internet. Toute administration épinglée est ré-auditée autant de fois qu’on constate des manquements par le "bureau du vérificateur général du Canada". Tout contrat public de plus de 10.000 dollars canadiens (7.000 euros) est publié également sur Internet : la transparence pour lutter contre le copinage et les abus.

PS. Intéressant de comparer avec le site du vérificateur du Canada avec celui de notre Cour des comptes.

26 mars 2006

Sans commentaire (6)

Dans La Libre du 3 mars 2006:

"Ri De Ridder, directeur général de l'Inami, s'est ainsi montré inquiet par le développement d'accords qui seraient passés directement entre des prestataires de soins belges et des organismes assureurs étrangers pour la prise en charge de leurs affiliés. (...)

Ri de Ridder: Car, d'une part, cela risque d'importer, dans notre propre système des notions de compétitivité. Et d'autre part, il deviendra de plus en plus malaisé de planifier les soins, de programmer le nombre d'appareils lourds nécessaires, etc." 

PS. Ce dimanche Mise au point, animé par Valérie Druitte, est consacré au thème de la santé et de l'accès aux médicaments. Voir aussi notre note du 10 mars "Campagne indécente pour la sécurité sociale". Avant le débat l'invité sera Didier Reynders.

25 mars 2006

"Les parvenus" ou "sans commentaire (5)"

Dans Le Soir, Alain Berenboom (chronique du 4 mars)

"Faute d'avoir pris modèle sur les petits Chinois et les plombiers polonais, les Wallons vont une fois de plus se faire dépasser, écraser. Pas tous les Wallons, remarquez. Il y en a qui réussissent et qu'on appelle les pâârvenus (ce qui veut dire qu'ils sont parvenus à tirer de l'argent à la Région wallonne)."

24 mars 2006

Finlande : de la crise au succès

L’exemple du développement de l’économie finlandaise démontre que d’une crise macro-économique majeure peut naître le succès. Tout comme le succès de l’économie irlandaise, le cas de la Finlande – même si un modèle n’est jamais entièrement transposable - est riche en leçons pour la Wallonie. Au début des années nonante, la Finlande a traversé une grave crise macro-économique ( le PIB chute de 7 %), partiellement due à la perte soudaine des marchés de l’URSS. Le taux de chômage atteignait les 15 %. En peu de temps, la Finlande est passée d’une société industrielle traditionnelle à une économie basée sur la connaissance, devenant l'une des économies les plus attractives au monde.

Les ingrédients finlandais du succès ? En premier lieu, le pays a su faire le pari de l’innovation. Aujourd’hui, le rapport entre le PIB et le montant des dépenses allouées au développement et à la recherche est l’un des plus élevés dans le monde - environ 3,5 %. Le taux d’inscription dans l’enseignement supérieur est bien au-dessus de la moyenne de l’OCDE ; le nombre de chercheurs proportionnellement à la population est plus élevé que dans n’importe quel pays.

Par ailleurs, la Finlande a fait la part belle à l’éducation : garantir un personnel hautement qualifié ; faire de la formation continue un réflexe naturel ; susciter l’enthousiasme pour la recherche et développer l’imagination sont devenus des priorités. Le gouvernement finlandais a également opéré de nets changements dans les institutions et les politiques publiques. Son leitmotiv : l’efficacité publique. Partant du principe qu’il n’était pas paradoxal pour un secteur public d’innover, l’Etat finlandais a procédé à une véritable révolution dans la fonction publique (entretien d’évaluation des fonctionnaires, formation continue renforcée, contrats temporaires,...).

Conclusion : lorsque le monde politique a un réel sens de l’urgence, il est possible de faire des changements structurels significatifs endéans une courte période de temps ! Tout cela, faut-il le préciser, avec un parti social démocrate au pouvoir ...

Source : OCDE ; ETLA (The Research Institute of the Finnish Economy)

23 mars 2006

Exception française

On l’a dit sur ce blog à plusieurs reprises : la France partage avec la Belgique francophone une puissante résistance au changement.

Le Contrat Première Embauche (CPE) qui a jeté près d’un million de jeunes dans la rue en est un nouvel avatar. On peut certes s’interroger sur la pertinence de ce nième traitement social du chômage. On peut aussi gloser, comme Libération, sur le fait que c’est l’ensemble du Droit du travail français qu’il faut mettre en chantier. Il est, de fait, dommage que le Premier ministre français ne s’attelle pas à créer les conditions d’une croissance économique forte, créatrice d'emplois véritables. Car si le gouvernement annonce par ce biais la création de 70.000 emplois, il est à parier qu'une bonne part soit "substituable" et obéisse au fameux effet d'aubaine. Soit-dit en passant, Villepin s'est ardemment défendu sur TF1 que sa réforme soit... libérale.

Toutefois, alors que la France connaît un des plus hauts taux de chômage des jeunes de l’UE, toute initiative destinée à "désinhiber" des employeurs rétifs à engager des jeunes sans expérience devrait être accueillie avec plus d'enthousiasme.

Or que voit-on?  Des procès d’intention et en sorcellerie contre le gouvernement accusé de précariser la jeunesse, de vouloir en revenir quasiment aux enfants dans les mines, des récupérations de la gauche et des étudiants pris en otage lorsqu’ils s’opposent aux piquets de grève à l’entrée des universités.

Qu'en serait-il été si Villepin avait proposé, comme en Allemagne, le relèvement de l'âge de la pension à 68 ans? On en frémit. Quelle que soit l'issue de la crise - maintien, amendement ou retrait du projet -, elle démontre une nouvelle fois « l’exception française » : un pays peu mobile, cristallisé autour de ses acquis et frappé de cécité face aux enjeux de la mondialisation. Dans ce contexte, cette fronde étudiante, toute post-soixante huitarde qu'elle prétend être, ressemble à une révolution conservatrice.

PS : le témoignage de Hamid Senni. Jeudi 16 mars 2006, dans "A vous de juger" (France 2), un jeune chef d'entreprise français, Hamid Senni, a expliqué comment, bardé d'un Bac + 3 en gestion obtenu en... Suède, il avait pu créer sa propre société dans la City de Londres, capitale d'un pays libéral qui offre "une véritable égalité des chances et qui ne pratique pas la discrimination à l'embauche". Lourde révélation pour la Patrie des Droits de l'homme. Quelle bouffée d'oxygène que ce jeune homme ! Pour enfoncer le clou, un jeune Black des banlieues, sans diplôme, était, lui aussi, favorable au CPE pour avoir une chance de rentrer sur le marché du travail. Mais ces témoignages de terrain n'ont pas perturbé l'ancienne ministre socialiste de l'Emploi, Martine Aubry.

Lire aussi:  Une rébellion sans issue, par Yvan Rioufol (Le Figaro - 17.03.06) et "Les obstacles aux licenciements nuisent à la sécurité de l'emploi" - Obstacles to dismissal harm job security - Institut économique Molinari

22 mars 2006

Fête de l'Internet: le blogging politique

A l'occasion de la "Fête de l'Internet" et dans la foulée des post précédents, je vous propose de débattre du blogging politique, des forums des médias, des exemples à l' étranger.

Le blog reste encore un outil fort peu utilisé par le monde politique belge alors qu'il est déjà fort usité dans d'autres pays. Ainsi d'aucuns lui attribuent une part non négligeale dans la victoire du "non" en France au projet de constitution européenne. Howard Dean, candidat aux élections présidentielles aux Etats-Unis a mené une partie importante de sa campagne éléctorale via Internet. Un site comme Dailykos (démocrate tendance Howard Dean, très anti-Bush) est visité chaque jour par des dizaines de milliers d'internautes. Parmi les pionniers en France, citons Alain Juppé et Dominique Strauss Kahn; en Belgique, Herman Van Rompuy.

En matière d'interactivité, sauf exceptions comme La Libre ou la Tribune de Bruxelles, les médias en Belgique restent timides par rapport aux voisins français et hollandais (voir le post d'hier).

Qu’en est-il de l'interactivité des radios ? Les auditeurs peuvent parfois intervenir directement sur antenne ( " Les auditeurs ont la parole " , Bel RTL) ou via des sms et des courriels (Questions publiques, la Première). Qu’importe la formule, la plupart des radios ont une émission interactive dans leur programmation (" Le Grand Morning " sur NRJ ; "Appelez, on est là " - Vivacité). Toutes ces émissions font appel au vécu ou à l'avis des auditeurs, sur des thèmes légers ou sur des enjeux de société plus sérieux. Mais, il est à noter que seule l'émission proposée par Bel RTL permet aux auditeurs de réagir tout azimut sur les thèmes du journal. Plus rare en revanche sont les sites Internet de radio interactifs, surtout du côté francophone : un forum de discussion sur le site de Bel RTL ; un blog sur Nostalgie et un chat sur Radio contact. Les radios publiques flamandes Studio Brussel et Donna proposent également une formule web interactive.

Concernant les télévisions : très peu d’interactivité sur les sites internet des télévisions publiques : pas de forum ni sur la RTBF ni sur la VRT. Par contre, le site de VTM comporte une rubrique "interactief " (chat et forum) et celui de RTL TVI, plusieurs forums, général mais aussi sur les émissions et les séries. L'interactivité proposée par les chaînes de télévision, c'est aussi les émissions de débat au cours desquelles les téléspectacteurs peuvent réagir via sms et courriels, par exemple "Contreverse" (RTL) et "Mise au Point" (RTBF). La RTBF propose également une émission mensuelle de médiation "Décode". A noter aussi l'émission RTL + qui répond tous les midis aux questions des téléspecteurs sur un thème choisi. 

Existe-t-il une demande des citoyens belges pour débattre de l'actualité sur des forums Internet ? Qu'en est-il du blogging politique en Belgique?