RTBF: Questions à la Une, suite
Les deux passages modifiés par rapport à la version déjà envoyée aux journalistes spécialisés me concernent. Première séquence sucrée. « Le Plan Marshall, c’est la panacée ? » demande Michel Hucorne, le journaliste. « Vous savez, c’est la enième version de l’interventionnisme wallon : les pouvoirs publics vont sauver la Wallonie ».
La 2e séquence sucrée est une interview d'environ une minute au Sénat. Elle figurait partiellement dans la bande annonce de l'émission qui est passée le week-end! "Le sénateur Destexhe, grand pourfendeur du mal wallon (voix off): aussi longtemps qu'on ne s'attaque pas à ce problème majeur de gouvernance publique, plutôt de malgouvernance publique que nous avons en Wallonie et aussi en partie à Bruxelles, je ne crois pas qu’il est possible de redresser véritablement la Wallonie. Vous savez que notre système public présente quelques caractéristiques uniques au monde. La Wallonie, c’est 262 communes, 5 provinces, 133 intercommunales, 33 para-régionaux, 9 centres universitaires, 29 hautes écoles, 5 TEC alors qu’il n’y en a qu’un en Flandre, 9 sociétés de distribution du câble télé. Trop de décisions publiques dépendent encore du fait que vous avez la bonne carte de parti, l’accès à un logement social par exemple. Il y a aussi une complexité institutionnelle qui n’est pas vraiment justifiée par l’économie mais qui vise souvent à répartir entre copains les dépouilles du pouvoir ».
Pourquoi supprimer ces deux séquences dans un sujet de 26 minutes ? Si ce n’est moi qui suis en cause – j’apparais bien dans le reportage – est-ce le discours sur la malgouvernance que je lie à l’échec annoncé du plan Marshall qui a été jugé intolérable ? Plus fondamentalement, le problème posé est celui de l’indépendance et de la liberté des journalistes.
PS: La Libre Belgique, Sud-Presse, la DH et Vers l'Avenir reviennent sur cet épisode
"Par contre, dans le privé, ce ne sont pas mes sous qu'on gaspille. Toute la différence est là."
Certains l'oublient souvent!
Rédigé par: Promethee | 17 février 2006 at 12:40
Jean-Philippe,
le copinage, les promotions canapés et tout le toutim c'est clair que ça existe partout. Mais si une entreprise privée a assez de latitude que pour prendre quelqu'un qui n'est pas le plus compétent, tant mieux pour elle. Si, à force de ne pas prendre les gens les plus compétents mais prends xyz pour des raisons qui la regardent, cette entreprise se plante, tant pis pour elle.
Il me semble par contre qu'au niveau public, c'est intolérable de ne pas prendre les gens les plus compétents. Parce que nous n'avons pas le choix d'aller voir ailleurs, et que si c'est mal géré, c'est le citoyen qui trinque...
Rédigé par: annick | 17 février 2006 at 13:08
Annick,
D'accord avec vous, mais alors pourquoi rencontre-t-on autant de réticences lorsque l'on aborde des sujets comme la privatisation de la Poste, de la SNCB, etc...
Il y a 20 ans, la RTT (aujourd'hui Belgacom) était une régie d'état et à l'annonce de sa privatisation, on nous promettait un retour au tam tam pour communiquer. 20 ans plus tard, je ne trouve pas la qualité des communications mauvaises et j'espère que la concurrence continuera à faire baisser régulièrement les prix.
J'attends d'ailleurs la privatisation de l'electricité avec grande impatience, vu le nombre de coupure due à Electrabel dans mon coin.
Pour terminer, une phrase de George Octors (à l'époque où il était chef de l'orchestre Royal de Belgique: "J'ai demandé un clarinetiste et un violoncelliste et on m'a envoyé un socialiste" :-)
Rédigé par: Jean-Philippe | 17 février 2006 at 14:39
Les êtres humains étant ce qu'ils sont avec leurs faiblesses, leurs ambitions, leur attrait pour l'argent etc.... il y a des pourris dans tous les systèmes.
Alors j'ai bêtement envie ce week-end de m'occuper de mes animaux
Bon week-end
Rédigé par: Cosette | 17 février 2006 at 17:18