Irlande : modèle ou miracle ?
L'Irlande est un modèle en matière de redressement économique relativement rapide. C'est pourquoi nous y revenons, tellement ce pays nous paraît exemplatif.
Plusieurs économistes – notamment Laffer et Armey - ont démontré la relation inversement proportionnelle entre la charge fiscale et la croissance économique en analysant, sur une longue période, les écarts de croissance économique dans les pays de l’OCDE. Ils ont observé que dans les pays où les dépenses publiques sont faibles, la richesse progressait plus rapidement. La même constatation vaut pour les pays de l’UE et, notamment, pour l’Irlande.
En 1985, l’Irlande est au plus bas : produit national inférieur à la moyenne européenne (65% du niveau belge), chômage de 17%, déficits budgétaires excessifs, faible taux de croissance, toutes choses la classant « second pays le plus pauvre d’Europe ». Comment diable l'Irlande est-elle devenue le 2e pays le plus riche en moins de 20 ans ?
Jusqu’en 1985, Belgique et Irlande mènent des politiques « keynésiennes » comparables : dérapage de la dette publique, augmentation continue de la charge fiscale moyenne. Résultat : la création d’emploi et la croissance économique sont médiocres dans les deux pays.
En 1985, l’Irlande change son fusil d’épaule : en trois ans, elle réduit ses dépenses publiques de 20%. La charge fiscale surtout directe est réduite de façon importante.
Parallèlement, l’Irlande mène une politique taxatoire qui fait peser davantage d’impôt sur la consommation, moins sur le travail et l’investissement, poussant à consommer et récompensant les investisseurs audacieux.
Résultat : une croissance exceptionnelle de 5,6% pendant 17 ans (entre 1985 et 2002 - 1,9% en Belgique pendant la même période), avec un poids du secteur public descendant à 35,2% du revenu national. La dette publique irlandaise, (111% du PIB en 1986), a fondu, grâce à la progression du PIB (c'est-à-dire le dénominateur dans la fraction dette/PIB). Elle n’est plus que de 30% du PIB en 2002. L’intérêt de la dette publique, lui, chute à 0,1% du PIB.
Les revenus nets des ménages sont multipliés par 3,5 pendant la même période et, partant, leur pouvoir d'achat. Des centaines de milliers d'emplois sont créés. Le taux de chômage est maintenant de environ 4,6% de la population active contre 17% vingt ans plus tôt (c'est-à-dire proche des 18% de chômage wallon actuel).
Les dépenses sociales irlandaises ont augmenté de 118% (43% en Belgique). Les allocations familiales ont été augmentées de façon très substantielle. Pas de bain de sang social à l'horizon.
Bien sûr, tout n'est pas rose : les Irlandais connaissent une pression inflationniste non négligeable (notamment au niveau de l’immobilier), le prix à payer, sans doute, pour bénéficier d’une croissance aussi insolente.
L'Irlande, c'est environ 4 millions d'habitants, soit le nombre de francophones en Belgique.
Source : OCDE, www.workforall.org
Lire aussi:
PS1 : Dans Le Soir du 31.01.06, Olivier Bailly revient sur les opportunités des PME bruxelloises à exporter vers l'Irlande. La gaufre bruxelloise Milcamps, notamment, a ainsi fait son apparition dans les supermarchés irlandais. Et ce n'est pas un hasard si Aer Lingus, notamment, propose une ligne bonmarché vers Dublin, capitale attrayante pour y installer son siège social étant donné les avantages fiscaux. Pour le moment, la Belgique est le 12e fournisseur de l'Irlande. Des opportunités à saisir pour nos exportateurs!
PS2 : L'irlande est classée 3e (catégorie "Free") dans l'Economic Freedom Category, classement des pays les plus et les moins libéraux. La Belgique est 22e ("Mostly Free").
Certes, mais qu'aurait été le "miracle" irlandais sans l'arrosage massif de subsides européens ? Il suffit de se rendre en Irlande (ou de s'y être rendu il y a quelques années) pour remarquer la cocarde étoilée de l'Europe sur le moindre chantier en cours, sur les bus, sur les routes en rénovations/constructions, sur les musées, partout !
Rédigé par: david | 02 février 2006 at 09:08
Sans doute David, mais voilà au moins un pays qui a su utilisé à bon escient cette manne européenne. Si vous comparez à la gabegie autour des Objectifs I et II (lire d'ailleurs sur ce site : les investissements dans le tourisme industriel, les remparts de Binche, le PASS, etc.). La Grèce aussi a été "arrosée" en son temps. Elle reste le mauvais élève de l'Europe.
Rédigé par: Alexis de Tocqueville | 02 février 2006 at 09:15
Dans le même ordre d'idée, on apprenait justement la semaine dernière la mort de Sir John Cowperthwaite, Financial Secretary de Hong-Kong entre 1961 et 1971, le père du miracle économique de Hong-Kong et le grand-père du boom chinois. Sa recette économique : « Ne rien faire ».
Les résultats sont toujours visibles : il n'y a pas de frais de douanes à Hong-Kong, ni TVA ou impôts similaires sur les ventes, ni d'impôts sur des revenus du capital, ni restriction à la libre circulation de ce dernier ; l'impôt sur les revenus des personnes physiques est unique et de 15% et celui des sociétés de 16%.
http://www.hooverdigest.org/983/friedman.html
Rédigé par: Lucilio | 02 février 2006 at 09:20
À propose d'arrosage massif, le pays qui a le plus bénéficié de la manne européenne, c'est bien la France au travers de la politique agricole commune. Or où la France maintenant ?
Le miracle irlandais, ou finlandais, ou espagnol - bien qu'il ne faille pas parler de miracle, mais de logique économique - repose bien sur le libéralisme, l'argent des aides se perdant irrémédiablement dans tout système trop étatisé. Au niveau mondial, on peut observer que ce sont bien les pays les plus ouverts économiquement et où le poids de l'État est le moins lourd qui sont les plus développés économiquement, mais aussi socialement.
Rédigé par: Lucilio | 02 février 2006 at 09:27
Vous dites que l'"Index of Economic Freedom" de la Heritage classe les pays les plus et les moins libéraux. Ce n'est pas tout à fait exact car cet index se rapporte à la liberté économique mais pas aux libertés civiles. Il est vrai que ces deux concepts ont des liens très forts (pas de liberté civile sans liberté économique), mais doivent tout de même être distingués.
Rédigé par: Molinari | 02 février 2006 at 09:52
Je recommande également ce papier remarquable sur le "révolution néo-zélandaise" :
http://www.journaldumardi.be/index.php?option=com_content&task=view&id=137&Itemid=54
Les gauchistes sont bien incapables de répondre quoi que ce soit d'intelligent dans les "commentaires" sous ce papier...
Rédigé par: Lucien | 02 février 2006 at 11:27
A défaut de répondre quoi que ce soit d’intelligent, j’aimerais poser une question, incapable d’y répondre moi-même n’ayant plus mis un pied en Irlande depuis 1989 et ne m’étant pas intéressé de très près au redressement économique du pays. La voici : c’est quoi le type d’emploi qu’on propose aux Irlandais et qu’ils acceptent au point de faire baisser les statistiques du chômage ? Parce que si c’est nettoyer des tables de filiales Starbucks ou de Wimpy Burgers à 6€ de l’heure…
Rédigé par: un gauchiste | 02 février 2006 at 11:43
"...c’est quoi le type d’emploi qu’on propose aux Irlandais et qu’ils acceptent au point de faire baisser les statistiques du chômage ?"
Le genre d'emploi qui fait que le PIB par habitant est de 31.000$ en Irlande contre 23.000$ en Belgique.
Et pour tordre le cou à la caricature des "petits boulots" mal payés en Irlande, rappelons qu'en Irlande plus de 46% du PIB est produit par l'industrie pour un peu moin de 49% pour les services, alors qu'en Belgique les services représentent près de 72% du PIB contre moins de 27% pour l'indistrie. Ce serait donc plutôt en Belgique qu'il faudrait rechercher ces "petits boulots" mal payés de technicien de surface.
Rédigé par: Lucilio | 02 février 2006 at 12:48
Il s'agit probablement la de l'illustration des divergences flagrantes entre intérêt politique et intérêt économique. Le PS n'a pas intérêt à miser sur une société constituée de gens libres et indépendants mais a plutôt intérêt à garder une population sous perfusion et hors du système comme base stable de voix, et de ménager quelque peu une classe moyenne qui sert de réserve afin de financer les clients et les copains. Triste, mais c'est comme ça. Sans révolution électrochoc en Wallonie c'est pas près de changer. "Debout, les damnés de la terre..."
Rédigé par: Alexandre Gilis | 02 février 2006 at 13:25
Pourquoi tant de mépris chez certains pour les "petits boulots"? Ils n'ont rien de déshonorant, permettent de rester sur le marché de l'emploi ou de s'y réinsérer et sont utiles. De tous temps, il y a eu des crieurs de journaux et des porteurs d'eau... Dans beaucoup d'entreprises existe en outre un grand encouragement à la progression interne pour "ceux qui (commencent) en nettoyant les tables" car il faut les garder et, pour cela, les motiver. Mal payés, les petits boulots? C'est très relatif. Lorsque l'on travaille dans les ressources humaines, on sait que, dans beaucoup d'entreprises, "les gens" estiment être "mal payés". Tendance humaine à croire que l'herbe est plus verte ailleurs, y compris lorsque l'on fait un petit boulot.
Rédigé par: Agatha Christie | 02 février 2006 at 14:19
Cher M. Gauchiste, d'abord merci de quitter le site du Monde Diplomatique pour nous faire une visite. C'est le commencement de la sagesse.
Il est relativement facile de sortir du socialisme. Nombreux partis socialistes l'ont fait (sauf le PS francophone belge qui chante encore l'Internationale). Mais il sera bien plus douloureux de sortir de la sociale-démocratie.
Ainsi de cette antienne qui consiste à préférer le chômage aux "petits boulots". Mais en quoi serait-il plus vertueux d'être chômeur que de travailler dans un Quick? Les conditions de travail y sont certes scandaleusement difficiles. Mais au moins la dépression n'est pas au bout du chemin et vous ne vivez pas à la solde de la collectivité. On a beaucoup glôsé sur "les petits boulots" non seulement de Mme Thatcher mais aussi de M. Blair. TOujours pour mieux délégitimer leurs succès économiques. Mais savez-vous qu'un chauffeur de taxi londonien gagne deux fois plus que son confrère parisien? C'est pourquoi plus de 100.000 Français ont émigré à Londres ces dernières années.
Savez-vous par exemple que le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté est plus important en Belgique qu'aux USA?
Allez faire un tour à Dublin, vous verrez : c'est très éloigné du Bronx. Enfin, de grâce, ne confondez pas les néo-conservateurs (qui sont des interventionnistes étatistes type Bush Junior) avec les "liberals" (type John Kerry) voire même avec les ultra-libéraux. Cela n'a rien à voir.
Vous devez renoncer aux sirènes du socialisme qui prétendent que les libéraux veulent le retour des enfants dans les mines. Cette époque pré-capitaliste est révolue. Les libéraux souhaitent que la croissance économique profite à la plupart. Mais imaginez si les petites gens de Charleroi faisaient cette découverte? Ce serait la fin du PS.
Rédigé par: Alexis de Tocqueville | 02 février 2006 at 14:22
Les conditions de travail au Quick sont "scandaleusement difficiles" ? Je me demande bien où vous aller chercher cela. J'ai encore été au Quick l'autre jour et il ne m'a pas semblé que les employés étaient enchaînés à la friteuse.
Rédigé par: HP | 02 février 2006 at 14:52
Chère Agatha et Petit Monsieur de Toqueville,
Une simple question : vous en avez aligné combien de petits boulots, vous, personnellement, dans votre vie ? Merci de ne pas compter les expériences de vacances du temps où vous étiez étudiant et travailliez dans l’unique but de vous faire quelque argent de poche, concentrons-nous plutôt sur des boulots effectués pour tenter de vous nourrir (ou mieux de nourrir vos enfants) et disposer d’un minimum de loisirs, payés au salaire minimum dans des entreprises qui fanfaronnent pourtant en bourse et où toute possibilité d’avancement n’est que propagande publicitaire puisque dans les faits, beaucoup de ces entreprises de service ont inclus un important turn-over du personnel dans leur culture managériale. Comme c’est une question simple et personnelle, merci aussi de ne pas inonder la réponse de statistiques internationales. Ah ouais, Tocqueville, vous pouvez laisser vos sarcasmes et vos clichés agressifs au vestiaire : ce n’est pas parce qu’on émet quelques doutes sur un post comme celui-ci qu’on lit forcément le Monde Diplomatique.
Rédigé par: Shep Proudfoot | 02 février 2006 at 15:21
Je dis ça ou je dis rien, mais d'après Eurostat, l'Irlande reste un des pays en Europe où il y a le plus de personnes en situation de pauvreté. Vous confondez PIB qui calcule la richesse des "happy few" et situation réelle des populations.
Et je présume que ceux qui ne veulent pas admettre qu'il existe des "boulots de merde" n'en ont, eux-même jamais eu...
En d'autres termes, M. Destexhe, êtes-vous un politique ou un économiste?
Rédigé par: dominique | 02 février 2006 at 15:24
« savez-vous qu'un chauffeur de taxi londonien gagne deux fois plus que son confrère parisien? C'est pourquoi plus de 100.000 Français ont émigré à Londres ces dernières années. »
Pour devenir chauffeurs de taxi ?
Rédigé par: Raymond Coemans | 02 février 2006 at 15:32
Tiens, Shep Proudfout, n'est-ce pas le tovaritch Aldagor, celui qui traite Alain Destexhe de "Sénateur Oui-Oui" ?
Sinon Dominique, la pauvreté, en termes statistiques, c'est tout relatif. La Belgique s'illustre notamment par le fait qu'il faut être réellement très pauvre pour être comptabilisé comme tel, ce qui permet de briller à peu de frais (c'est le cas de le dire) dans les rankings statistiques internationaux.
Sinon, pour les boulots de merde, je vous conseille de calmer votre joie, après tout, vous n'avez pas la moindre idée de l'identité des personnes à qui vous parlez.
A ce propos, Aldagor n'a-t-il pas fait un sympathique petit voyage en Thaïlande récemment ?
Sacré Aldagor va !
Rédigé par: melodius | 02 février 2006 at 15:33
"...merci aussi de ne pas inonder la réponse de statistiques internationales."
Ben voyons, pas de chiffres... c'est vrai qu'une bonne discussion de comptoir de Café du Commerce fera avancer le débat.
Bon, Shep Proudfoot, puisque tu aimes ce genre de débat stérile, pourrais-tu nous dire quel est le nombre d'Irlandais bossant dans des "petits boulots" que tu connais. Merci de ne pas compter tes petits camarades eurocrates.
Rédigé par: Lucilio | 02 février 2006 at 15:37
http://aldagor.skynetblogs.be/?date=20060119&number=2174&unit=weeks
Lisez tout, vous verrez en bas de page dans quelle misère vivent les classes laborieuses dont fait partie notre ami Proudfoot/Aldagor/Serge Coosemans...
Rédigé par: melodius | 02 février 2006 at 15:45
"...l'Irlande reste un des pays en Europe où il y a le plus de personnes en situation de pauvreté."
Le taux de pauvreté est un chiffre trompeur : il est calculé sur la moitié de la médiane des revenus.
Comme les revenus irlandais sont parmis les plus élevés d'Europe, le taux de pauvreté irlandais est plus élevé que le taux de pauvreté moyen européen. Ce qui fait que plus de personnes peuvent être recensées comme "pauvres".
"Vous confondez PIB qui calcule la richesse des "happy few" et situation réelle des populations."
Que nenni, une consultation du rapport du PNUD sur les indicateurs de développement humain montre que l'Irlande est classé en 8e position en 2003. Devant la Belgique, les États-Unis, le Japon, les Pays-Bas, la Finlande, le Danemark, le Royaum-Uni, la France, l'Allemagne,etc.
Rédigé par: Lucilio | 02 février 2006 at 15:49
Je crois halluciner. Je pose deux questions simples, personne n’y répond et se déversent à la place un tombereau d’imbécilités. Comme le remarque l’un des intervenants « vous n’avez aucune idée de l’identité réelle des intervenants », donc, vos allusions à mon gauchisme ou les comparaisons avec je ne sais quel bloggueur, merci de les zapper puisque… nous ne tenons pas ici une « bonne discussion de comptoir de Café du Commerce » (quelle prétention, Lucilio)
Rédigé par: Shep Proudfoot | 02 février 2006 at 15:54
"Je pose deux questions simples, personne n’y répond..."
Et personne ayant quatre doigts de front n'y répondra car elles sont totalement nulles puisque relevant de la seule argumentaytion ad hominem.
Rédigé par: Lucilio | 02 février 2006 at 16:00
Je ne vois pas ce qu’il y de nul à poser une question sincère sur le type d’emploi proposé aux Irlandais pour faire baisser le chômage local, ni en quoi m’enquérir de vos expériences personnelles dans le lumpen-prolétariat mérite autant de réactions plutôt limites. Je trouve pour ma part aberrant et profondément malhonnête d’applaudir lorsqu’on retire un chômeur des statistiques pour en faire un teneur de mur dans un snack-bar. Par expérience, je sais aussi que ceux qui applaudissent ce genre de mesure connaissent généralement très mal la réalité de la précarité sociale, ne l’ayant que rarement expérimentée par eux-mêmes. Cet avis mérite-t-il un lavage de cerveau dans un camp de redressement libéral ? Au vu des réactions de certains, je pense effectivement avoir gagné mon numéro dans un goulag bleu.
Rédigé par: Shep Proudfoot | 02 février 2006 at 16:24
Ce qui serait intéressant, ce serait d'étudier les taux de suicide et de dépression parmi les chômeurs et parmi les gens qui ont un petit boulot. On serait directement fixé sur ce qui est préférable.
Par ailleurs, les mecs, vous sortez parfois ? Dans la vie, tout le monde n'a pas le poste dont il rêve, avec plein de responsabilités et de pogon à la clé. Ca me rappelle une émission où des prisonniers se plaignaient qu'ils ne trouvaient pas le boulot qui leur plaisait lorsqu'ils sortaient de taule, et que ça expliquait donc le fait qu'ils recommençaient à commettre des crimes et des délits. Le journaliste les a gentiment écouté et a oublié de leur dire que dans la vie tout ne nous arrive pas tout cru. C'est pas pour mes beaux yeux qu'on va me donner le boulot dont je rêve. C'est à moi, à chacun, de mener sa barque du mieux qu'il le peut.
Il y a des boulots merdiques ? Sûr et certain. Mais le monde n'est pas figé : rien ne dit que celui qui a un boulot merdique aujourd'hui en aura un demain. Il pourra avoir une promotion, il pourra gagner de l'expérience et aller voir ailleurs pour trouver mieux, etc. Par contre, une fois au chômage, on a peu de chances d'avoir de l'avancement ou d'être muté.
Rédigé par: Gadrel | 02 février 2006 at 16:29
"Savez-vous par exemple que le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté est plus important en Belgique qu'aux USA? "
Ce n'est pas l'impression que j'ai eue en voyant les images de Louisiane
Rédigé par: Cosette | 02 février 2006 at 16:41
Sheb Proudfoot ne connaît manifestement pas la réalité des jobs étudiants pour une partie non négligeable de la population. Je travaille dans une école où la population est loin d'être riche. Ce que je constate, c'est que grâce à un job chez Quick justement, plusieurs de mes anciens élèves arrivent à financer leurs études supérieures. Autrement dit, sans ce genre de jobs d'étudiant, aucune perspective à long terme pour eux.
Quant aux autres, ceux qui travaillent chez Quick "pour se faire un peu d'argent de poche", si je vous lis bien, leurs conditions de travail importent peu puisque c'est "pour de l'argent de poche" ? Drôle de morale à géométrie variable.
Rédigé par: Constantin | 02 février 2006 at 16:43