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26 janvier 2006

Les Belges ne paient pas d'impôts !

C'est ce que nous apprend l'enquête sur le budget des ménages réalisée par l'INS et diffusée récemment par tous les médias belges. Il apparaît que le poste principal des dépenses est affecté au logement (21 % suivant l'INS) suivi du transport (13,4 %) et de l'alimentation (12,2%). S'alignent ensuite une série de petits postes comme les soins de santé, l'habillement, les GSM, etc. Au total, on atteint le chiffre fatidique des 100 % et on n'a toujours pas payé un franc d'impôt. Excellent, non ?

Magnifique tour de passe-passe statistique qui permet de camoufler la première source de dépense des ménages belges avec près de 50 % du budget annuel qui passe en impôts sur le revenus, impôts fonciers, taxes communales, droits de succession, droits de timbres, droits de vivre, etc. (selon l'étude Prospero 2004, on arrive en moyenne à environ 55% de ponctions de toutes sortes).

Une fois qu'on tient compte des prélèvements obligatoires, le logement ne représente donc plus que 10 % du budget réel des familles, soit cinq fois moins que le poste fiscalité. Une paille!

PS. Ci-joint l'édito paru dans Sudpresse ce jeudi 26 janvier : "Propos guerriers et mafieux"

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Voici les sites qui parlent de Les Belges ne paient pas d'impôts !:

Commentaires

Tiens, et quid pour les autres prélèvements obligatoires, genre cotisations de sécurité sociale ou assurances obligatoires ?

Dans le même style, "les impôts diminuent", mais la part de l'état dans le PIB est en augmentation constante. Comprenne qui pourra.

Si l'on voudrait être exact, la part des impôts et des taxes et encore plus importantes dans les dépenses des ménages belges puisque de tous les produits achetés 6 à 21% correspondent à la TVA.

Quelqu'un connaît-il le chiffre exacte de dépenses publiques en pourcentage du PIB? Ainsi que son évolution? Je sais qu'en France, elle est de 53,5% et aux Etats-Unis d'a peu près 35%.

Pour la France, voir cette note de l'IEM : http://www.institutmolinari.org/pubs/note20052fr.pdf

49,4% en 2004. Et on ne parle que des impôts, pas des cotisations sociales.

http://www.heritage.org/research/features/index/country.cfm?ID=Belgium

Il est évident que la Belgique peut remercier l'Europe et sa situation géographique pour l'attractivité économique qu'elles génèrent. Prenez le même pays, avec ses divisions communautaires, sa complexité institutionnelle et son poids fiscal, déplacez-le par exemple entre la Mongolie et le Tibet et on verra si on attire encore autant d'investisseurs. :-)
Avec tout le respect dû à la Mongolie et au Tibet bien sûr.

Lucilio
Ah oui quelle part importante passe pour la TVA. Chaque fois que je reçois mes factures je rale ferme

La Belgique est un des pays les plus taxés au monde selon Economic Freedom, rappelé sur ce site par HP. Il est impératif de screener l'ensemble de la sphère subventionnée (Administration, parastataux, associations bidons), éliminer ce qui n'est pas indispensable et engager des baisses d'impôt direct au fur et à mesure que la sphère non-marchande largo sensu (plus de la 1/2 de la richesse nationale) est progressivement réduite. On estime que 35% est un objectif raisonnable. Pas à pas, sans bain de sang social. Le salaire net et donc le pouvoir d'achat des ménages augmentera d'autant et se traduira en épargne, consommation et placements, renforçant la croissance économique et la machine repartira ainsi que l'emploi.
C'est aussi la meilleure manière de lutter contre clientèlisme puisque une PME engage plus résolument un homme compétent qu'une intercommunale aux mains des socialistes.
C'est d'ailleurs pourquoi ceux-ci ne veulent pas entendre parler de ce type de réforme. Ce serait la fin de l'Etat-PS.

Sur les impôts, ne pas rater une ancienne chronique du Maître du Monde :

http://users.skynet.be/maitredumonde/2005-04-01.htm

A ce sujet, que peut-on penser de la réforme des intercommunales claironnée par Philippe Courard? Des avis éclairés sur la question?

La réduction du nombre des intercommunales est une bonne chose. Mais, hier à la RTBf, on faisait allusion à ce qui devait inévitablement arriver : l'Intercommunale du Condroz (qui dessert 11.000 ménages) très bien gérée va être fusionnée dans la Société wallone de l'eau (je cite de mémoire), qui offre un visage clientéliste évident.
Si les entités restantes sont mal gérées, rien ne sert de fusionner.
Mais au-delà de cela, la distribution de l'eau est typiquement du ressort du privé. C'est la meilleure garantie d'un service de qualité et d'une vérité des prix. On l'a vu avec le gaz, le téléphone et... le transport aérien.

C'est paradoxal, mais au deça d'un seuil critique, réduire l'impôt génére des recettes pour l'état. Comme l'a dit Didier Reynders à de nombreuses occasions: "Trop d'impôts tue l'impôt" Donc, une réduction d'impôts amène les gens à consommer plus. Imaginez que la TVA sur les restaurants serait passée à 6% (merci Mme Merkel d'y avoir apposé votre veto, la coorporation apprécie). Plus de Belges seraient allés plus volontier au restaurant. Ce sentiment de "bon marché" faisant qu'ils y seraient allé plus souvent qu'actuellement. cela génèrerait de l'emploi, des achats de nourritures, l'ouverture de nouveaux établissements, etc... Générant une part d'impôt plus importante que les 21% de taxes actuels.

La taxation sur les revenus, le précompte immobilier, les taxes communales diverses sont aisément quantifiables. Mais qu'en est-il sur les taxes que nous payons réellement? Exemple: Acheter une bouteille de Whisky entraîne des frais de TVA mais aussi des droits et accises sur les boissons alcoolisées. Regarder la télévision oblige à s'aquitter de "droits d'auteurs" Acheter un électro-ménager impose Recupel, etc... Si on fait le compte, la proportion du revenu des Belges (je parle de revenu brut) taxée n'est pas de 50% ou 60% mais de bien plus. Dire qu'un ménage moyen consacre X% de ses revenus à l'alimentation est une hérésie, vu que dans ces X%, une proportion non négligeable est consacrée à l'aquittement de taxes diverses: TVA, taxes d'importation, accises et autres. La cas le plus spectaculaire étant l'achat d'un litre d'essence.

Jean-Philippe, je crois qu'il serait illusoire de croire qu'une diminution de la TVA dans l'Horeca aurait contribué à une baisse des prix sur les menus.
Cela dit, je rejoins l'analyse générale sur les "taxes cachées"... mais le phénomène est identique partout. Et malré son taux de TVA exorbitant, la Belgique n'a pas le monopole, en Europe, des prix élevés : voyez les voitures neuves, pour ne citer que cet exemple.

A propos du post-scriptum et des propos maffieux. Hier soir à la RTBf, Van Cau, face à l'outage de Chastel par un fonctionnaire du Fisc (sans doute apparenté PS) : "Il devait bien s'attendre à des représailles. D'ailleurs, d'autres SCUDS sont en prépération" (ceci dit avec un petit sourire sournois et les yeux de squale). Le Parrain I ou II? Avis aux amateurs : si vous avez un dossier sur Van Cau et Cie, surveillez vos acabits et n'ayez aucune casseroles sinon... Or, quel homme politique ou même simple citoyen n'a STRICTEMENT rien à se reprocher? Qui n'a jamais trompé sa femme? Qui n'a jamais fait du 180 sur l'autoroute de la mer? Qui n'a jamais acheté un magazine porno? Qui n'a jamais fait une bonne vanne homophobe? On s'enferme dès lors dans une atmopshère de peur qui tétanisera les prochains chevaliers blancs.

Pour Ludovic : un représentant de la filière HORECA sur BFM : "Si on baisse la TVA, on pourra engager 10.000 personnes." Démago?

"TVA sur les restaurants serait passée à 6% (merci Mme Merkel d'y avoir apposé votre veto, la coorporation apprécie). Plus de Belges seraient allés plus volontier au restaurant"

Faux. Vous oubliez Chypre :-)

Derrière cet demande de baisse de la TVA se cache - aussi ! -une réalité moins reluisante : la difficulté de faire du black... ce qui a notamment servi à faire la fortune de nos grands restaurants..

Les restaurateurs n'ont JAMAIS promis une diminution significative de l'addition, mais de l'embauche.

C'est que, le temps béni des années 60/70 est révolu. Il est de plus en plus difficile de faire du black dans ce milieu.

Le black, ça a longtemps servi à payer le personnel. On les entend souvent regretter le bon vieux temps où "l'on gagnait 80 000 à 100 000 francs belges par mois" Déclarés, vraiment ?

La dernière relique de cette économie parallèle, mise à mal par la culture de la carte de crédit, c'est évidemment la possibilité de payer un peu moins - généralement 10 % - si l'on règle en cash... Un truc très répandu dans les "bons" restaurants qui paient leurs employés - sauf bien souvent leur chef en cuisine - une misère...

Autre problème. Engager, c'est bien mais qui? "Je pleure pour un cuisinier, me confiait l'autre jour un patron d'estaminet. Au téléphone, ils savent tout faire. Quand ils arrivent, même une omelette..." Problème d'inadéquation de l'offre et de la demande (80.000 emplois non rencontrés en Belgique). L'enseignement ne vous prépare pas à la carrière même dans ces métiers "manuels". Les trisseurs qui ont 20 ans en 4e, finissent par obtenir un diplôme de guerre lasse, etc."
Heureusement, avec Marie Arena, la solution est à portée de main :-). En 2011, prévoyez un nouveau contrat d'avenir pour l'école et un "Plan Hu Jintao" pour la Wallonie (l'UE aura été rachetée par la Chine et l'Inde). AD sera content : l'enseignement du chinois sera obligatoire. Sous peine de mort :-).

Alexis de Tocqueville : je ne me suis jamais prononcé contre une baisse de la TVA dans la restauration. Je voulais simplement dire qu'il serait illusoire d'observer un effet de cette diminution dans l'assiette (et le portefeuille) du consommateur. Cet argument, avancé cette semaine dans la presse par quelques courageux restaurateurs anonymes, ne tient pas la route : comparez l'évolution du prix du sacro-saint paquet de frites (ou de la chope, allez) ces dernières années, pour voir.
Maintenant, que la baisse des taxes et autres impôts divers favorise la création d'emplois, j'en ai toujours été persuadé (simple règle d'économie politique). Mais je suis incapable d'estimer à sa juste valeur ce chiffre de 10.000 nouveaux emplois...

Ne croyez pas que je le fasse exprès, mais je vais encore citer Didier Reynders :-) Au début de sa prise de fonction au Ministère des Finances, dans un congrès à Wavre: "Je suis content de voir que l'équipe nationale (de foot qui faisait encore de bons résultats à l'époque) est le sujet sportif N°1 en Belgique, car ainsi, il dépasse la fraude fiscale."

Il y a du black et il y en aura toujours... sauf si le jeu n'en vaut plus la chandelle. C'est à dire si la pression fiscale ne vaut pas la peine de la contourner. Notez qu'il est de plus en plus difficile d'acheter quelque chose (voiture, maison)avec du cash.

Ludovic: Si la TVA passe de 19% à 6%, les restaurateurs seront quasi obligés de réduire les prix des menus, les consommateurs ne voudront plus payer comme par le passé. Mais, je ne veux pas démarrer une polémique sur ce sujet. Comme d'habitude, il y des restaurants que je recommande à mes amis et d'autres...

Alexis: Dans un pays où le chômage atteint des sommets n'est-ce pas un comble ? Et il en est ainsi dans des dizaines de professions. Il y a des milliers d'emplois à pourvoir, mais personne avec les qualifications requises. GV reconnaît ne pas avoir atteint les 200 000 emplois promis, mais à quoi bon créer des emplois si personne ne peut les occuper ?

Ludovic,

Je suis effectivement d'accord avec votre commentaire sur la non-répercussion de la baisse de TVA en Horeca sur le prix des menus. Mais je pense quand même que cela aurait un effet bénéfique sur l'économie sous-terraine des "petites mains" en milieu Horeca, grâce à une diminution de l'utilisation de main-d'oeuvre en noir. Ce secteur est un fléau pour les petits salaires, et même si une baisse de la TVA n'est pas la panacée, c'est une signe d'encouragement pour les entrepreneurs honnêtes du secteur.

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