Poisson d'avril à retardement au TEC de Charleroi ?
Merci à Wallagonie d'avoir signalé sur ce blog cette petite perle. De fait, (presque) tout est dans le titre comme le savent bien journalistes et politiques. A ce rythme (1,7 versus 1,8%), il faudrait deux siècles pour le titre se concrétise ...
Interrogé par Le Monde (l'édition d'hier), j'ai pris la défense de la RTBF devant les attaques totalement déplacées de Yves Leterme la comparant à radio mille collines (ce gars a un vrai problème). "On peut reprocher à des médias de refléter trop unilatéralement les positions de leur communauté, mais on ne peut faire la comparaison avec une station de radio qui prônait l'extermination", déclare au Monde Alain Destexhe, sénateur libéral francophone...
La situation du chômage n'est guère brillante à Bruxelles : "l'une des plus riches d'Europe, est aussi l'une des régions où le chômage est le plus élevé, selon des données publiées mardi par Eurostat. "Avec un taux de chômage de 17,6% en 2006 (en hausse de de 1,3 point de pourcentage par rapport à 2005), Bruxelles se classe parmi les 16 régions où le taux est supérieur au double de la moyenne européenne (8,2% dans l'UE-27).Dans ce groupe de pays se retrouvent aussi des départements français d'outre-mer, des régions d'Allemagne de l'est ainsi que des régions de Slovaquie, de Pologne et d'Espagne. A Bruxelles, le chômage touche principalement les jeunes (15 à 24 ans). Avec un taux de 35,3%, Bruxelles obtient le 9e plus mauvais résultat de toute l'UE" (Belga).
PISA, chômage,... certains ont de la chance que l'actualité soit monopolisée par la constitution hypothétique d'une quinta-hexa-octo partite...
"Dialogue Hainaut" : périodique d'information de la province du Hainaut. 16 pages en couleurs. Tirage : 570.000 exemplaires. Le dernier numéro : "Créez"; chacun pourra juger de son contenu très riche.
Les journaux francophones tirent au maximum à 100.000 ... mais ils sont payants.
Le député provincial Pierre Dupont apparaît, bien sûr, dès la page 3 : "Développer la culture en Hainaut, c'est parier sur le renouveau". S'il le dit.
Sur Namur en direct, José Happart, le président du parlement wallon, explique le clientélisme : "c'est rien du tout, pourquoi employer des mots péjoratifs", mais "Vous croyez qu'on est élu pendant 20 ou 25 ans si on n'a pas, par rapport aux gens, une attitude de service ?"
Avant hier, j'ai regardé un quart d'heure des 96 minutes de Daerden sur le RTBF. Une question sur les conflits d'intérêts (c'est le cabinet Daerden qui révise les comptes du Country hall), n'a, bien sûr, pas reçu de réponse. La scène sur les écoles d'Ans, où l'on voit la petite fille de Michel Daerden (future parlementaire et milliardaire ?), avait un air de Corée du nord (et je m'y connais :-).
Bref, une caricature de la Wallonie officielle (clientéliste et subsidiée) dans laquelle, heureusement, de moins en moins de Wallons se reconnaissent. Pour ceux qui veulent avoir une idée plus juste du déclin liégeois, dans lequel le système Daerden porte une très lourde responsabilité, lire le chapitre sur Liège dans le Second déclin de la Wallonie de Jean-Yves Huwart. (2007).
Vous avez été nombreux à réagir au post d'hier. La Flandre n'est, certes, pas un modèle de gouvernance et elle souffre aussi de la politisation, des cabinets excessifs, des conflits d'intérêts. Il m'apparaît excessif de la comparer à Charleroi où la corruption était la règle. En Flandre, le système a "fonctionné" : des irrégularités graves ont été dénoncées, la ministre a démissionné. Et du côté francophone, qu'en est-il du choix des avocats, des consultants en tout genre, des agences de com, des réviseurs ? L'opacité règne et il est presque impossible pour un parlementaire d'obtenir l'information (et ce n'est pas faute d'avoir essayé).
La RTBF aurait pu nous donner un peu plus d'infos sur les attendus du jugement en référé ou au moins sur les conclusions de l'avocat des dépositaires des droits de Tintin. Dans certains cas, le recours à la caméra cachée se justifie bien évidemment, mais est ce un droit systématique ? Qu'est ce que la censure aujourd'hui ? Quelles sont les limites à la liberté d'expression alors qu'il faut que l'on puisse être informé à l'heure de la communication maîtrisée et de la "protection de l'image". Cela m'énerve souvent de devoir lire trois articles sur le même sujet avant de commencer à me faire une opinion. L'explication donnée à ce stade "la caméra cachée mettait en évidence l’existence d’une liste noire de spécialistes d’Hergé que la société Moulinsart refusait de voir figurer dans le reportage" est un peu courte et aurait pu être donnée à l'antenne dans le cours du sujet puisque le juge n'a interdit que quelques séquences. A suivre donc.
PS 1. J'ai été l'objet d'une forme de censure à "Questions à la Une" et il m'amuse de voir les mêmes (Philippot) hurler à la censure quand eux-mêmes imposaient à "Questions à la Une" de couper mon interview sur ... la malgouvernance wallonne.
PS 2. A noter que les journaux télévisés de la RTBF ont traité leur propre info avec une certaine retenue de bon aloi.
Les propos de Benoît Poelvoorde au Vif "Ah! Ces ministres rougeauds de la Communauté française qui défilent chaque année à Cannes pour y dévaliser les fûts de bière" ou "ces ministres qui n’y connaissent rien et qui viennent juste pour faire la fête avec les stars" sont repris sur plusieurs blogs.
C'est vrai que, à la communauté française, il y a un côté plouc. Hier soir, en zappant, je tombais sur la remise des mérites sportifs de la dite communauté, reprise par toutes les télés régionales. Sur le plateau, la fraise de Daerden, ministre du sport (sic), qui embrassait la lauréate remerciant pathétiquement la fameuse communauté "pour son emploi Rosetta qui lui permet de s'exercer au vélo" ! Tout cela avait un côté un peu soviétique, contraint, artificiel et même mon fils de 10 ans se marrait au second degré devant la télé.
Mais Poelvoorde se tromple sur un point. Il n'y a plus guère de rougeauds au gouvernement. Avec le trio Arena-Lanaan-Fonck, c'est plutôt le côté people qui domine maintenant. Une bande de copines branchées, plutôt jolies, encore un peu étonnées d'être là. Récemment, Marie Arena comparait le parlement de la communauté à une grande famille où tout le monde s'aime, même s'il y a des enfants plus difficiles que d'autres et de lancer à travers l'hémicycle un cadeau pour chaque chef de groupe.
Le même numéro du Vif mène une enquête édifiante sur la mainmise de Di Rupo sur la culture à Mons. Extraits : "A Mons, il y a trois théâtres et pas de piscines"; "toutes les personnes ont préféré parler dans l'anonymat, certaines nous ont même rappelés pour bien s'assurer que ni leur nom, ni leur fonction ne serait divulgué"; "Je suis certain qu'il y aurait des retours de flamme (...) on me mettrait des bâtons dans les roues pour l'octroi de subsides"; Un autre "on n'y fait même plus attention, c'est une évidence"...
"Rougeauds" ou "tendances", les mêmes pratiques continuent.
Les précédentes gares principales de Liège
, toutes deux édifées à l'occasion d'expositions universelles. Où l'on percoit bien les dégâts urbanistiques des années 50 et 60, si nombreux un peu partout en Belgique mais surtout à Liège et à Bruxelles 
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