Le premier débat McCain Obama
En Français sur TV5. Le script intégral en Anglais et en Français.
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Le daily show : Emission satirique de CNN (4 minutes en anglais, assez drôle) : a hero will come.
Pour ceux qui aiment les débats économiques, je conseille le livre de Jean Peyrelevade, ancien conseiller de Pierre Mauroy (PS) et ancien président du Crédit Lyonnais. Il formule deux reproches majeurs à la politique de Sarkozy. Le premier est d'avoir choisi une politique de relance par la demande (le pouvoir d'achat des ménages), plutôt qu'une de l'offre (la compétitivité des entreprises). Tout au long de son ouvrage, l'auteur décrit la situation détérioriée de celles-ci (en contraste avec la politique menée par l'Allemagne). Le second est de croire que l'on peut faire des réformes "sans douleur" en plaisant à tout le monde et de prôner une réduction provisoire du pouvoir d'achat des ménages afin de réduire les déficits publics et rétablir la compétitivité, seul véritable moteur de la croissance.
Tout cela est bien articulé et bien écrit, mais non sans une grande arrogance de technocrate et un mépris des hommes politiques (tous). Sans doute que si monsieur Peyrelevade se présentait à des élections, il verrait que ce n'est pas si simple....
J'ai toujours apprécié McCain dont je suis la carrière depuis longtemps. Pourquoi ?
D'abord, c'est un homme courageux. Prisonnier du Nord Vietnam, il a été torturé (il en garde des séquelles) et a refusé une libération anticipée (parce qu'il était fils d'amiral) pour rester avec ses camarades : un tel comportement force le respect. Ensuite, parce que c'est un des seuls politiques américains qui s'est intéressé au génocide du Rwanda. C'est quelqu'un d'atypique, qui a défendu des positions à contre courant des républicains : sur l'immigration (il y est favorable), l'environnement (un thème dont il s'occupe depuis longtemps) ou le financement des campagnes électorales qu'il a cherché à limiter (un point sur lequel Obama a effectué une belle volte face). Il a souvent réussi à faire des alliances "bipartisanes" avec des démocrates. Partisan du "surge" - la stratégie qui a consisté a augmenter les troupes en Irak et qui semble donner des résultats - au moment où la guerre était la plus impopulaire, il a déclaré "préférer perdre une élection que de voir son pays perdre une guerre".
C'est, je crois, un homme de principes, qui s'est battu concrètement pour des causes tout au long de sa vie politique et qui a souvent été contre le vent dominant surtout vis-à-vis de son parti. On ne peut en dire autant de Obama dont on cherche en vain à associer le nom à un seul combat politique.
Le McCain candidat peine à présenter un projet mobilisateur et mène une mauvaise compagne : il semble vouloir resserrer les rangs des conservateurs (la droite religieuse qui l'a longtemps détesté) au lieu de se se positionner au centre.
Le discours de Palin à la Convention républicaine
et celui d'Obama au stade de Denver (les trois premières minutes valent la peine pour l'ambiance 'rock star')
charismatique, excellent orateur, forte capacité de mobilisation, "métis/noir" (ce qui dans l'histoire américaine et mondiale compte), bonne campagne électorale, perception positive dans le monde, apte a restaurer l'image de l'Amérique, rupture claire avec l'administration Bush,...
Obama : les moins
programme flou et changeant ( libre échange versus protectionnisme, financement des campagnes électorales, Irak,...), homme de marketing plus que de convictions profondes ? Ne s'est jamais vraiment engagé dans aucun combat politique qu'il aurait marqué (contrairement à McCain), choix d'un colistier typique de l'establishment de Wahington (si critiqué dans le discours obamien,...)...
A suivre : McCain
Selon la Banque mondiale, entre 1981 et 2005, le nombre de pauvres dans le monde a diminué de 500 millions, et leur proportion dans la population totale est tombée de 52 % à 26 %.
L'archipel du Goulag, que j'ai lu adolescent lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la politique, a contribué à faire de moi un anticommuniste acharné à une époque - 1975 - où il y avait encore beaucoup de communistes et où on opposait encore les "liberté formelles" du système capitaliste aux "libertés réelles" du socialisme. Et oui, cela semble de la préhistoire ! Mais plus encore "Le pavillon des cancéreux" a eu une très forte influence sur l'étudiant en médecine passionné de politique internationale que j'étais. Le personnage d'Oleg Kostoglotov me fascinait. Avant d'être un dissident, Soljenitsyne était d'abord un grand écrivain dans la grande tradition russe (mon auteur préféré a très longtemps été Dostoïevsky).
Perhaps the citizens in Belgium do not have enough in common any more and Flemish and Walloons would be better off divorced. But one hopes not. Divorces are never painless. And ethnic nationalism unleashes emotions that are almost always undesirable. We know what happened when the twin pulls of blood and soil determined European politics before. Without having intended it, the European Union now seems to be encouraging the very forces that postwar European unity was designed to contain"
Los Angeles Times, 29 juillet
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