Vous avez été nombreux à réagir au post d'hier. La Flandre n'est, certes, pas un modèle de gouvernance et elle souffre aussi de la politisation, des cabinets excessifs, des conflits d'intérêts. Il m'apparaît excessif de la comparer à Charleroi où la corruption était la règle. En Flandre, le système a "fonctionné" : des irrégularités graves ont été dénoncées, la ministre a démissionné. Et du côté francophone, qu'en est-il du choix des avocats, des consultants en tout genre, des agences de com, des réviseurs ? L'opacité règne et il est presque impossible pour un parlementaire d'obtenir l'information (et ce n'est pas faute d'avoir essayé).
La RTBF aurait pu nous donner un peu plus d'infos sur les attendus du jugement en référé ou au moins sur les conclusions de l'avocat des dépositaires des droits de Tintin. Dans certains cas, le recours à la caméra cachée se justifie bien évidemment, mais est ce un droit systématique ? Qu'est ce que la censure aujourd'hui ? Quelles sont les limites à la liberté d'expression alors qu'il faut que l'on puisse être informé à l'heure de la communication maîtrisée et de la "protection de l'image". Cela m'énerve souvent de devoir lire trois articles sur le même sujet avant de commencer à me faire une opinion. L'explication donnée à ce stade "la caméra cachée mettait en évidence l’existence d’une liste noire de spécialistes d’Hergé que la société Moulinsart refusait de voir figurer dans le reportage" est un peu courte et aurait pu être donnée à l'antenne dans le cours du sujet puisque le juge n'a interdit que quelques séquences. A suivre donc.
PS 1. J'ai été l'objet d'une forme de censure à "Questions à la Une" et il m'amuse de voir les mêmes (Philippot) hurler à la censure quand eux-mêmes imposaient à "Questions à la Une" de couper mon interview sur ... la malgouvernance wallonne.
PS 2. A noter que les journaux télévisés de la RTBF ont traité leur propre info avec une certaine retenue de bon aloi.
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