Hier, à l'initiative du CHAC, j'ai participé à un quizz et "dépistage" sur les hépatites. Si les soins de santé restent assez bons en Belgique, le patient confronté a un cancer, une maladie chronique ou un handicap doit débourser, quand il le peut, des sommes souvent très - trop - importantes, parfois des milliers d'euros (malgré le maximum à facturer). Dans ces cas, la médecine à deux vitesses est, hélas, une réalité. De plus, les examens techniques ou les médicaments innvovants sont souvent remboursés plus tard en Belgique qu'ailleurs. C'est toujours le cas pour certains cas d'hépatite C. Il y a quelques années, j'avais réuni un groupe de travail de personnes atteintes d'un handicap et j'avais été édifié par le matériel qui n'était pas remboursé. Maintenant le ministre Demotte et le PS propose un plan cancer. Très bien, mais quand je l'avais suggéré en 2006, il m'avait répondu que ce n'était pas à l'ordre du jour. Notre système de sécurité sociale classe les personnes en catégories (salariés, indépendants, fonctionnaires, retraités, les ex VIPO et minimexés, etc.) mais ne tient pas assez compte des situations de détresses individuelles. "Quand la vie bascule, la solidarité doit être totale" (Jean Gol). Il n'est pas normal que des personnes soient amenées à payer autant lorsqu'elles sont confrontées à un accident grave de la vie et qu'elles soient privées de l'accès à un médicament ou à une technique médicale disponible en France ou en Allemagne.
Le blog de Demotte. Tu en fais autant Rudy ?
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