Sur le Darfour, l'Iran, le Rwanda, l'OTAN, Nicolas Sarkozy marque sa différence. De même que sur la prudence qu'une firme comme Total devrait avoir en Birmanie. Ni Chirac, ni Mitterrand n'avaient jamais tenu ce type de discours.
Faut-il pour autant poursuivre en Belgique les dirigeants de Total au nom de la loi de compétence universelle ? Non, car nous sommes en présence d'un détournement de l'esprit de la loi. Celle-ci a pour objectif de juger - exclusivement - des crimes de guerre, contre l'humanité et de génocide. Assurément, les dirigeants de Total, malgré leur sens discutable de l'éthique des affaires, ne sont pas concernés.
Qui trop embrasse mal étreint : le zèle de certains à poursuivre, chez nous, Sharon, Bush et bien d'autres, avait déjà contraint le parlement à réviser la loi. Dans le cas du génocide des Tutsis au Rwanda : les victimes comme leurs bourreaux résidaient en Belgique.
Pour la seconde fois, j'irai, à nouveau demain samedi, manifester Place de la Liberté à Bruxelles pour la démocratie en Birmanie.
PS. Saluons aussi Angela Merkel qui a reçu le Dalai Lama, récemment empêché de visite en Belgique pour ne pas gêner Pékin.
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