On croyait que la déshumanisation de l'autre était l'apanage exclusif des partis totalitaires. Les nazis traitaient les juifs de "cafards" et le Hutu power les Tutsis de "cancrelats". Voici maintenant la "mérule" un terme que, pour qualifier une communauté, on imagine mieux dans la bouche de Hitler que dans celle de madame Onkelinx ... qui devrait s'excuser de toute urgence. Car on veut croire qu'il ne s'agit que d'un très malheureux dérapage.
Mérule : "champignon (...) provoquant la pourriture du bois".
Update 19 heures. Je regrette l'emploi du mot "Hiltler". Je reste toutefois convaincu que l'emploi de l'expression "mérule flamande" que j'ai lue dans Le Soir est inacceptable.
Update 16/10. Je vous suggère de lire le post de Jean Quatremer, correspondant de Libération (les socialistes belges francophones attisent la haine ethnique) ainsi que ses commentaires : "qu'elle ait ou non prononcé ces mots, elles les a écrit. C'est grave, très grave et je suis sidéré de voir que certains d'entre-vous ne s'en rendent pas compte (...). En Belgique, le papier du Soir est titré mi sérieusement : "au PS une rentrée entre les deux", et le journal se contente de reproduire le discours d'Onkelinx dans un encadré. Pas d'édito rien. Quant à la Libre Belgique, rien, pas un mot. J'ai comme l'impression que l'on s'habitue au pire dans ce pays étape après étape.
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