La presse relaie ce matin des statistiques indiquant que 44,2% de la population carcérale belge est de nationalité étrangère.
Outre la Convention européenne sur le transfert des condamnés de 1983, à laquelle 64 pays ont adhéré (y compris des Etats extra-européens), des conventions bilatérales conclues avec le Maroc, la République Démocratique du Congo, le Kosovo, l’Albanie ou encore la République dominicaine prévoient, sous certaines conditions, le transfert de délinquants de nationalité étrangères vers leur pays d’origine. Certaines de ces conventions doivent encore être ratifiées.
Au vu de la surpopulation carcérale, il me semble nécessaire de nous assurer que les personnes de nationalité étrangère condamnées sur notre territoire seront, dans le respect des conditions fixées par les conventions en vigueur (ou devant entrer en vigueur), amenées à purger leur peine dans leur pays d’origine.
J’invite donc le gouvernement fédéral à faire appliquer les conventions qui existent avec les Etats tiers et qui prévoient le transfert des détenus étrangers condamnés en Belgique vers leur pays d’origine. Je lui demande également d’accélérer les processus de ratification des conventions conclues et d’entamer des négociations avec d’autres Etats afin de conclure des conventions analogues.
Face à la surpopulation carcérale (notre pays compte plus de 10.000 détenus), plusieurs solutions ont déjà été proposées. Ces dernières vont de laconstruction de nouveaux établissements pénitentiaires aux peines alternatives en passant par la location de cellules aux Pays-Bas. Des solutions quicoûtent cher aux contribuables en ces temps de crise économique.
Même si le nombre de personnes concernées par les conventions conclues jusqu’ici est relativement réduit au regard de la population carcérale (vu les conditions prévues par ces textes mais aussi, parfois, le manque de collaboration des Etats partenaires), l’application des conventions existantes contribuera à la régulation de celle-ci tout en envoyant un signal fort.
Si le nombre d'étrangers étant en prison était réellement si bas ; il n'y aurait pas autant de problème de surpopulation. Arrêtons quelque peu ce double discours : d'un coté ils sont belges , de l'autre on ne sert plus de porc en prison sous couvert qu'ils sont la majorité des détenus... la prison est devenue un réel lieu de non droits car en tant que surveillant nous n'avons aucune prérogatives... j'ajouterais aussi qu'il est faux de faire croire que la surpopulation est partout l'opinion doit savoir qu'une fois condamnés si la majorité de la population avait les droits et les avantages des détenus, il y aurait bien moins de personnes sous le seuil de pauvreté... pfff ca me dégoute les politiques et leur malhonnêteté intellectuelle !!!!
Rédigé par : Un surveillant pas plus con qu'un autre... | 20 juin 2012 à 13:24
Tout étranger ayant dérogé aux lois en vigueur dans notre pays doit être directement expulsé du territoire belge, du Nord comme du Sud et Bruxelles de même façon. Nous n'avons plus les moyens de gérer les gens exclus de leur pays ! Gérons nos propres faiblesses, nous n'avons plus les moyens de canaliser les déchets des pays en faillite !!!
Rédigé par : HONOREZ | 20 juin 2012 à 22:45
Devant l'inflation du nombre de détenus (gens identifiés et jugés coupables), ce raisonnement fait sens. Encore que nos législations laxistes et notre justice exonèrent un max. de coupables de toute peine effective afin de ne pas aggraver une situation devenue intenable!
Parions toutefois que votre démarche restera lettre morte face à des idéologues aveuglés? Eux opèrent chez nous avec la plus grande hypocrisie, invoquant par exemple les droits de l'homme (en ignorant le droit des victimes)? Ce problème est perçu dans tous les Etats de l'Union européenne. Surprenant?
La faute à qui? Cherchons-en les vraies causes.
Ah oui, faudra buter sur des thèses de criminologues compréhensifs.
Puis, outre les coupables répertoriés officiellement, faut pas ignorer des complicités connues parmi certains collectifs militants, sinon -un comble- chez des milieux politiques pleins de compassion à l'égard de populations déviantes!
Bref un fléau de société qui nous ramène à temps passés.
Quels pays d'accueil accepteront de payer pour ces déviants? Quasi aucun.
Pourtant, à 30 millions d'euros par an pour héberger 500 détenus en ***, l'ardoise sociale est effarante. Combien de pauvres cruellement laissés sur la paille pourrions-nous aider avec de tels budgets publics?
Aux hypocrites de chercher des chiffres, ils sont connus par les responsables de nos CPAS !
Rédigé par : Phil al Patte | 22 juin 2012 à 22:46