Que si la ségrégation à l’inscription est un fait (à combattre, c’est entendu), la sélection en cours de scolarité en est un autre – et autrement plus « blessant » pour l’enfant, éjecté en cours de partie, séparé de ses amis, faute de soutien, faute de remédiations. Au nom d’un « niveau-à-maintenir » (c’est un souci légitime), des écoles s’estiment libérées du devoir de soutenir le faible, de ralentir parfois l’allure pour permettre à tous de suivre. Et ce n’est pas admissible. Il est du reste commode de se prévaloir d’un « certain niveau » quand on dévie les lents vers d’autres écoles (et celles-là, qu’elles se débrouillent) pour ne conserver que les élites. Les enfants doivent s’adapter à l’école ? Les écoles (toutes…) doivent aussi s’adapter aux enfants. La clé de la mixité sociale est là. Elle n’est pas ailleurs.
Pierre Bouillon, éditorial du Soir, le 11/12
Rien en ne semble pouvoir ébranler la suprématie des élèves asiatiques en mathématiques et en sciences. La quatrième édition de l'enquête TIMSS (Trends in International Maths and Science Study), réalisée par le Boston College et rendue publique mardi 9 décembre, les place une fois de plus en tête : les écoliers de Hongkong, Singapour et Taïwan dominent en mathématiques tandis les collégiens de Singapour, Taïwan, du Japon et de la Corée du Sud obtiennent les meilleurs scores en sciences.
Le Monde du 13/12
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