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14 juillet 2008

Fiscalité et croissance économique

L'interaction entre fiscalité et croissance économique devrait être une évidence pour tout le monde. Pour faire simple, taxer une activité, n'importe quelle activité, réduira l'ampleur de cette activité. C'est la logique qui se trouve derrière des politiques comme l'augmentation des taxes sur le tabac pour décourager le tabagisme. Mais elle s'applique également à l'impact des taxes sur les décisions entrepreunariales. Taxez l'investissement et vous aurez moins d'investissement. Taxez le travail et il y aura moins d'emplois. Taxez les entreprises au point où elles ne sont plus rentables et il y aura moins d'entreprises.

Cato Institute, USA

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Voici les sites qui parlent de Fiscalité et croissance économique:

Commentaires

Je vois avec bonheur que vous suivez le Cato institute :)
C'est une excellente source. Encore que là, ils énoncent un des préceptes fondamentaux du libéralisme mais qu'il serait temps de rappeler à la majorité des politiciens.

Ce que j'aime chez le Sénateur, c'est que son programme se dévoile par non-dits, dans le genre celui-ci n'est pas mal.
Et donc, vu que la source du jour est américaine, en effet, taxons moins, ce qui donne un système de santé où l'on est admis à l'hôpital en fonction de sa carte de crédit et où les démunis peuvent mourrir dans une salle d'attente sans que personne ne s'en émeuve...
Il est beau votre programme.
La solidarité, on a tous à y gagner!

L'inévitable représentant de commerce des gauches (Pierre-Yves, collectiviste avéré) vient encore de placer son commentaire hypocrite. Je vais donc me permettre deux insertions PERTINENTES, pas USA, 100% belge (simple réponse aux ignares en économie).

1) courrier lecteurs LLB 14/07 p.19, Mr Pierre Verschueren d'Anvers réagit à l'article «Intérêt notionnels OU pouvoir d'achat» du 10/07 publié par un collectif-militant, fort activiste dans les rubriques OPINION de divers journaux.
Réaction saine de Mr PV: « Pas de démagogie! » sur la phrase collective:
"Les milliards dépensés par l'Etat pour les intérêts notionnels..etc.. chaque ménage du pays offre ainsi en moyenne 600€ par an pour ces sociétés". Quelle habile formulation pour abuser l'opinion de lecteurs supposés crédules!
En citation Mr PV:
«N'oublions pas que ces sont les entreprises et les travailleurs qui créent la richesse, pas les chômeurs ni les autres assistés sociaux, aussi respectables soient-ils.» ... et encore «contre-vérité qui consiste à affirmer que l'Etat dépense des milliards et que les ménages "offrent" des centaines d'€ aux entreprises concernées. La réalité est que l'Etat renonce pour une fois à prendre aux entreprises la totalité de la part qu'il a coutume de prendre et qu'il renonce, par conséquent, à distribuer aux ménages une quote-part de ces prélèvements. Les ménages quant à eux n'offrent donc RIEN DU TOUT, ils reçoivent seulement un peu moins...»

Mr PV n'a pas encore lu les derniers soubresauts du kern fédéral, pour savoir qu'Onkelinx et l'aile gauche des CD&V-CdH via Milquet font leur lobbying préélectoral afin de gagner une "aide sociale accrue" aux multiples assistés, aux familles, + immigrés, + sans-papiers, etc. Dans un but purement humanitaire ou habile calcul? Gardons les yeux en face des trous: pour vendre leur image et l'idéologie du bienfait collectiviste et rien que ça!

Genre plus industriel: LeVif 11/07 p74-76 invoque
«L'économie wallonne sauvée par la Flandre?».
Intéressant en effet de constater le taux des investissements "étrangers" en Wallonie: 21% sont flamands. Pas par simple grand coeur: ils raisonnent opportunément sur la présence d'un marché de viabilité ..durable.., sur de vastes superficies industrielles inexistentes en Flandres plus des critères économiques rigoureux. Bravo à ces entrepreneurs-là. Encadré du Vif:

Les MOINS: esprit syndical ravageur (surtout à Liège), taux d'absentéisme (ah?), enseignement secondaire médiocre (une surprise?).

Les PLUS: la flexibilité de travailleurs (motivation emplois sauvés), la nouvelle génération politique (les mentalités changent, même au PS...), la culture wallonne est très proche de la culture flamande, même si les politiciens prétendent le contraire. Nous possédons 3 sociétés au P-B: la différencede mentalité y est beaucoup plus nette...»».

Heureux de voir ce que pensent des constructeurs actifs, à opposer au traditionnelles "forces de combat collectivistes".
N'est-ce pas le Pierre-Yves , à qui je ne répondrai plus sur ses assertions fielleuses.

Pour tous ceux qui sont de gauche, la renonciation à taxer un revenu est un "cadeau", comme ils disent. Ils sont vraiment persuadés que tout, absolument tout, appartient à l'Etat, donc y compris les revenus des particuliers et des entreprises. Ce que l'Etat ne confisque pas, c'est un "cadeau" fait aux particuliers et aux entreprises, et moins l'Etat confisque, plus il fait des "cadeaux". Comment soigner une telle perversion de la pensée ?

Il est évident que les Etats-Unis sont un pays du tiers-monde, de là les masses de citoyens américains qui émigrent (clandestinement, et à leurs risques et périls) vers l'Europe.

Medicare/Medicaid, déjà entendu parler?

Et je me demande bien dans quel hôpital américain on laisse "mourir les pauvres dans la salle d'attente". Quelle ânerie!

Et je ne crois pas non plus qu'un accidenté de la route, disons dans le coma, doive présenter sa carte de crédit à l'entrée d'une clinique de New York ou de Washington.

Par contre, dans notre actualité belgo-belge, il y a quelque chose que je ne comprends pas.

Là où on pourrait s'attendre dans la situation économique actuelle, à un ralentissement de l'activité, et donc à une baisse de recettes fiscales, j'entends au contraire que ces dernières se portent bien.

Quelqu'un peut-il m'expliquer cela?

Et là où les pseudo-keynesiens du PS devraient, en cohérence avec leur doctrine, plaider pour une baisse de impôts, vu la conjoncture, ils ne font rien de tel.

Ah! ils proposent plus de subsides! Evidemment, si il s'agit de faire plaisir à leur clientèle...

Ce qui est étonnant pour un pays dit 'social' c' est que nous battons les records de taxation, directe et indirecte, ainsi que de charges sociales, mais que nous ne taxons pas, ou peu la plus value...

On peut donc être très riche en Belgique sans payer de taxes. Etonnant non?

Ne serait-il pas temps de s' aligner les pays 'ultra conservateurs' que sont les US et le RU en appliquant une CGT (Capital gains tax) et en réduisant proportionellement les charges sociales???

@ Vincent,
à supposer que vous ayez pratiqué un jour -sur vos deniers- l'investissement financier à RISQUE. Il est vain de cloner la manière fiscale US, UK ou d'ailleurs là où tout se trouve à l'opposé de notre contexte Be-Be ou même UE.
Jouer les "Best Practices" (processus d'imitation: prendre le meilleur d'ailleurs) tel que font les eurocrates est un vilain procédé dès qu'on s'avoue être incapable de mener des réformes en profondeur ou de se réformer soi-même (cfr. institutionsl'UE)!

Si vous suivez un tant soit peu l'actualité éco-financière, où des investissements à risque (les actions) perdent 15 à 75% de leur valeur à intervalles répétés, ne songez pas trop à IMPOSER les plus-values que tant d'épargnants cherchent sans les trouver vraiment. Sinon alors que rembourser aussi les moins-values?
De surcroît votre raisonnement abonde dans le sens des gauches honnies de tout taxer, y compris la prise de risques (ou même suggérer l'application d'une Loi TOBIN ..que lui-même.. recommandait de ne pas pratiquer qq temps avant sa mort!!! La taxation globable aux USA est moindre que chez nous; amaigrir l'Etat-Régions-Communes BE/UE devenus obèses est le régime salutaire. Si vous avez un produit anti-goinfres ad-hoc, faites le nous savoir, vite, et à Elio&camarades.

Voila une bonne idée, supprimons les taxes.
Et tant qu'on y est supprimons aussi la sécurité sociale, l'école, la police, la justice, les hopitaux. Supprimons tous les freins à la croissance économique, que quelquesuns s'en mettent plein les poches et que le reste crève. Les handicapés? Les artistes? Freins! A éliminer! Tout pour la croissance, ce sera le paradis (pour les plus riches)

A Bin Voyons:
1) les rares qui me lisent encore savent que je ne condamne pas les intérêts notionnels;
2) Je crois toutefois qu'à force de réformer fiscalement (comme le sous-entend ce jour le sénateur), nous tomberons bien dans un système à l'américaine (travailleurs précaires,...)qui ne fonctionne pas (voir les résultats de l'économie US).
A Paul
Et si Paul, hélas tout cela a bien été filmé (mort d'une personne dans un hôpital pour démunis): manquait l'AmEx...

@ Vincent : et j'ajouterais, à ce que Simon vient d'écrire, que je ne vois pas pourquoi je devrais être taxé sur les plus-values de mon petit patrimoine constitué après une vie de labeur alors que ce patrimoine provient uniquement d'économies taxées au taux marginal de l'impôt des personnes physiques (54 % encore aujourd'hui, mais naguère largement plus), que ce patrimoine a subi deux sales coups boursiers très importants (en 1987, vous n'êtiez peut-être pas encore né) et que les exigences budgétaires (socialistes ou autres de même acabit) en tout genre feront que mes plus-values seront taxées mais qu'on ne diminuera pas la taxation de mon salaire ou de ma pension. Oh, bien sûr, on mettra une franchise à la taxation des plus-values : les premiers 1000 EUR de plus-values seront exonérés. Même, folle prodigalité de l'Etat, on ira peut-être jusqu'à 2000 EUR ! Et l'on dira : rendez-vous compte ! un patrimoine produisant 2000 EUR de plus-values, c'est un montant auquel ne peuvent pas rêver les allocataires sociaux ! Taisez-vous donc, salaud de riche, et payez.

@Pierre-Yves

Toujours le même agitant son seul et unique épouvantail : le grand Satan américain.

Or il se trouve justement que l'économie américaine n'a pas grand chose de libéral.

De plus, l'information que l'on en donne est généralement caricaturale. Evidemment, si vous croyez tout ce Michael Moore (un type qui a tout compris au mercantilisme, sinon au libéralisme, cela dit en passant), on n'est pas sorti de l'auberge.

http://www.globalaging.org/health/world/2007/sicko.htm

@ Olivier Schiepers

> supprimons les taxes.

Voilà ! Surtout quand l'essentiel de ces taxes n'est pas là pour rendre un quelconque service au public, mais pour alimenter le fonctionnement d'un système, lourd, inefficace, bancal à plus d'un titre ... dont les laquais et les écornifleurs ont tout intérêt à ce qu'il perdure en l'état (sans jeu de mots). Laquais qui, par ailleurs, ont rarement (voire jamais) à rendre des comptes au public qu'ils sont supposé servir.

Alors la seule chose que je demande, moi, c'est de pouvoir sortir de votre système pourri que vous brandissez commme un modèle.

J'accepte de prendre le risque de ne bénéficier d'aucun ou d'une partie seulement de vos "services" en échange d'un taux de taxation fortement réduit. J'aurai au moins le choix de pouvoir sanctionner un système s'il ne fonctionne pas pour moi. Libre à vous de continuer à alimenter celui-ci.

Zébulon,
1) Certes, si la chine et l'inde sont l'exemple type du libralisme, alors il faut s'interroger sur l'humanité de ce système où tellement de gens crèvent la fin...
J'ai une vision plus noble/occidentale du libéralisme...
Et pour votre souhait de sortir du système pourri, ce serait avec plaisir si cela ne tenait qu'à moi de vous faire ce plaisir, mais hélas je ne peux rien pour vous, désolé!
Bonne soirée!

Dès qu'on parle de taxer, il y a diverses réactions perceptibles, les oreilles s'ouvrent et les yeux changent de forme

-celles du taxé (aïe, une louche en plus, je déprime, sur quoi je rogne?)

-celle du héros taxateur (ahah, on va bien les avoir, je hurle de joie devant le micro de RTL-RTBS; ça va gonfler mon score 2009-2012)

-celle de l'assisté (ouch, pourvu que je sois dans les critères pour pomper dans la manne).

Résultat: un qui peut pleurer, deux qui se foutent du monde.
Qui disait que la démocratie c'est la dictature du plus grand nombre?

En ce qui concerne la chine et l'Inde, il faudra remarquer que c'est AVANT l'introduction de réformes libérales que l'on y crevait le plus de faim. Et que DEPUIS l'introduction de ces réformes, la croissance annuelle y dépasse parfois les 10% par an.

Le système chinois reste cependant gangrené par la corruption et l'autoritarisme, ce qui fait que sur le plan politique, je ne m'y réfère pas. L'Inde par contre me paraît plus intéressante (comme la Corée du Sud avant elle, ou la Thaïlande), elle qui a su liquider l'héritage économiquement contestable de Gandhi.

Et pour les hôpitaux américains, comme le dit Zébulon, Michaël Moore est effectivement une source, disons, contestable.

En support des propos de Paul:

taux de croissance Chine ou Inde : du 8 à 11% l'an, selon les lieux et secteurs

taux de croissance moyen de l'UE : on cherche. Quelque part entre du 1,2 et 2% avec ajustements fréquents à la baisse.

Ne dit-on pas qu'il vaut mieux être riche et bien-portant que pauvre et malade?
c'est pas un Pierre-Yves qui démentirait cette affirmation-là.

Tiens, dans Père UBU, ils annoncent que le couple Onkelinx-Uyttendael met en location sa villa de Lasne afin de mieux découvrir les ruelles de Scharbeek. J'espère les y croiser cet été. Pierre-Yves les verra lui peut-être à Bruxelles-lez-bains en compagnie de Thielemans (en maillot svp).

Paul, EG,
Avec l'Inde, vous visez le top, les milliardaires qui sont en effet de plus en plus présents.
Vous oubliez hélas la majorité de la population, des (excusez l'expression, mais elle me semble pertinente) damnés de la terre qui souffrent pour un salaire de misère.
Bref, un peu à l'image du libéralisme européen des 18 et 19ème siècle.
Il est beau votre modèle, bintôt le suffrage censitaire???

Belgique = N°3 mondial pour le niveau de taxation.
Belgique = N°3 mondial pour la qualité de ses services publics ?

@ Pierre-Yves

>Et pour votre souhait de sortir du système pourri [...]

Voilà bien le problème.

Ce système, on ne peut jamais en sortir, aussi mauvais soit-il. Il faut raquer ou s’expatrier. Comme le dit Wallagonie : la Belgique est dans les premières places du hit parade de la taxation. Est-elle pour autant dans le hit parade de l’efficacité des services publics ? Il suffit d’avoir roulé un peu sa bosse à l’étranger, à quelques encablures de la Propaganda Abteilung du PS et de sa nombreuse clientèle fonctionnarisée, pour prendre la réponse en pleine figure : « on y gagne tous », c’est du pipeau !

Vous avez réussi à pervertir le sens d’un noble mot : « solidarité ». La vôtre n’est rien d’autre qu’un racket officialisé, auquel on ne peut échapper qu’en se marginalisant à l’extrême.

Si vous ne doutiez pas tant de votre système, il serait possible d’en sortir et d’y entrer à volonté. De le sanctionner en en choisissant un autre, si nécessaire. D’y revenir lorsqu’il se serait éventuellement amandé. Bref, ce serait un système basé sur des mots qui filent la frousse à tous ces bobos donneurs de leçon : la liberté de choix.

Zébulon,
Reste quand même le vote...
Bien à vous

P-Y (L) prenez-y garde, la rage taxatoire conduit à des fixations mentales chez une partie de nos populations. Le 1/3 de nos concitoyens en seraient d'ailleurs affectés.

Jusqu'au XIXe on jurait pourtant que ça touchait uniquement les cathos étroits (15% de ceux bénéficiant du suffrage censitaire, dont curieusement les bourgeoises fort dotées étaient malgré tout exclues!).
Puis avec l'avènement du suffrage universel l'épidémie d'intox a gagné les rangs de groupuscules revendicateurs sous la forme aggravée d'un botulisme mental qui touche indistinctement toutes les couches d'individus.

Les recherches les plus avancées observent que le mal affecte ce 1/3 de population. L'Europe se débat sous des tonnes de programmes d'incitation à l'innovation fiscale pour tenter d'éradiquer le problème des fixations actuelles, mais aucun vaccin ne s'est révélé efficace jusqu'à ce jour. Personnellement, vous n'auriez pas une formule miracle pour endiguer cette pollution contemporaine des esprits?

@ Pierre-Yves

> reste le vote

Il faut être terriblement naïf pour sortir pareil, hum, argument.

Certains partis ont eu beau jeu de se verrouiller une clientèle d'obligés, de vassaux et d'assistés divers : fonctionnaires superflus (30% de la population active en Wallonie ! Aucun pays ne fait mieux en dehors de Cuba) et soigneusement encartés, chômeurs chroniques, idiots utiles siégeant dans des intercommunales superfétatoires ... qui ont tout intérêt à ne pas cracher dans la soupe. Soupe que moi et les autres gogos surtaxés nous sommes priés de leur servir en étant rackettés à mort par un Etat de plus en plus kafkaïen, de plus en plus boulimique, de plus en plus envahissant et obèse.

Un petit tour en Novelle Zélande est instructif
http://www.senat.fr/ga/ga-027/ga-027.html
Comme quoi, c'est possible

@Zebulon

Le sieur Moore ne pêche pas par un excès d'objectivité.

Si vous avez vu Sicko, vous aurez remarqué le paradis idyllique de Cuba (pourquoi les Cubains veulent-ils quitter le paradis?) ou encore la description du "ménage français moyen" qui vit dans une petite maison d'un million d'euros, a deux voitures, etc...

C'est dire la confiance que j'accorde à ses autres assertions.

Chacun choisit ses références. mais un peu de sens critique de temps en temps ne fait de mal qu'aux menteurs.

L'Etat contre la prospérité :
http://www.objectifliberte.fr/2004/12/libralisme-et-p.html

L'Estonie réduit encore son taux de flat tax :
http://www.objectifliberte.fr/2007/04/lestonie-rduit-.html

La renaissance de l'Islande: encore une réussite libérale :
http://www.objectifliberte.fr/2007/08/la-renaissance-.html

"Taxez le travail et il y aura moins d'emplois"

A défaut d'avoir pu modifier les "règles" notre pays a modifié les "usages" en matière de fiscalité :
fraude fiscale (pour les indépendants et les grosses fortunes) et travail au noir (pour les autres) permettent à peu près tout le monde de "diminuer la chage fiscale".

La différence entre ces pratiques délictueuses tolérées et un allègement des charges c'est un peu comme la différence entre un corsaire et un pirate...

le libéralisme tel qu'il est prêché sur ce blog n'est rien d'autre qu'une forme de vandalisme social qui voudrait se donne des airs de respectabilité !

"Je crois toutefois qu'à force de réformer fiscalement (comme le sous-entend ce jour le sénateur), nous tomberons bien dans un système à l'américaine (travailleurs précaires,...)qui ne fonctionne pas (voir les résultats de l'économie US)."

En même temps, on a une des fiscalités les plus élevées pour un niveau de service similaire à ceux de nos voisins, qui ne sont pas des substrat d'USA. Ah, réformer la fiscalité signifie faire des économies sur l'état (la structure et non les services...) et ça, y en a qui veulent pas en entendre parler, même si l'embonpoint étatique risque de leur coûter le système - tout entier cette fois... (NB: c'est déjà le cas: on engage tjs des fonctionnaires, mais la quantité et les prestations remboursées par la sécu diminuent, et les assurances privées prennent le relais. Ca se passe ici, en belgique, au XXIeme siècle, et il est impossible de dire que l'on a le ratio de fonctionnaires le plus élevé au monde, en moyenne 30 en plus que les payx bas. Tiens, 30%, c'est exactement ce qu'une ménage belge paye ne moyenne en plus d'impots ici...)

"le libéralisme tel qu'il est prêché sur ce blog n'est rien d'autre qu'une forme de vandalisme social qui voudrait se donne des airs de respectabilité !"

Ouah ! Quelle formule ! Vous l'avez trouvée tout seul ? Laissez-moi deviner ...

Le vandalisme social, c'est plutôt -selon moi- ce qui consiste à gérer les intercommunales, les maisons sociales ... ou plus généralement le bien public, comme l'ont fait en particulier les mandataires d'un certain parti. Parti qui poussait le cynisme jusqu'à cracher sans vergogne sur ceux dont il prétendait défendre les intérêts.

Je n'ai que mépris pour ce parti soit-disant socialiste et d'ailleurs je constate à chaque élection que les deux frères ennemis de la politque wallone recherchent à se partager le pouvoir dans des coallitions contre-nature (les dernières communales à Huy ou à Namur... quel beau moment de démocratie!!! ).
Le PS et le MR c'est un peu "le vice au bras du crime" (et celle là je vous le confirme que je ne l'ai pas trouvée seul)

J'ai épargné durant toute ma carrière en investissant par moi même, et je trouverais saumâtre de devoir encore partager ce qui a déjà été taxé à plus de 50% comme l'explique Simon et Célestin.
Si la menace d'un impôt sur les plus values devait se concrétiser:nous avons l'embarras du choix des moyens d'éviter cette ponction .
La liberté du choix existe !
et pas uniquement dans les retenues sociales.
Lire attentivement les conseils du fiscaliste T.Afschift par exemple...

Dans "L'économie ne ment pas", Guy Sorman interroge un économiste américain. Lequel s'interrogeait sur : pourquoi les Américains travaillent plus. La réponse est simple : ils conservent 60% de leurs revenus après impôts pour 40% en moyenne en Europe continentale.
Or, travailler plus débouche sur plus de croissance et de création d'emplois, laquelle alimente davantage la solidarité nationale (via les cotisations patronales et personnelles à la sécurité sociale). Il est donc faux de dire que moins d'impôts c'est moins de solidarité.
A contrario, des taux d'imposition et de prélèvements sociaux trop élevés augmentent le coût du travail : les entreprises engagent moins et le chômage augmente.
Chez nous, ce sont les chômeurs (surtout jeunes) qui paient le coût de l'Etat-Providence.
Enfin, la qualité de l'impôt est une notion à intégrer : en Scandinavie, l'impôt est dit de meilleure qualité car il débouche sur de bons services publics.

@ AdT
> en Scandinavie, l'impôt est dit de meilleure qualité car il débouche sur de bons services publics.

En Scandinavie, les prélèvements directs sur le salaire sont, contrairement à la légende, infiniment moindre qu'en Belgique. Le taux maximal d'imposition sur les revenus en Norvège est de l'ordre de 37%. Les impôts indirects sont par contre plus élevés (29% pour la TVA, par exemple).

Et, bien sûr, la qualité des services publics est absolument incomparable avec la Belgique. Je parle d'expérience, ayant vécu longtemps dans cette région du monde.

Pourquoi les américains travaillent plus? Parcequ'il est difficile de vivre avec un salaire de base temps plein.
Travailler plus débouche sur plus de croissance? Bien, mais pour qui?
et de création d'emplois? Drôle de raisonnement, a priori ce serait plutôt l'inverse non?
" Il est donc faux de dire que moins d'impôts c'est moins de solidarité." C'est sûr que les entreprises bénéficières sont connues pour leur philanthropie.
"des taux d'imposition et de prélèvements sociaux trop élevés augmentent le coût du travail : les entreprises engagent moins". Ah le bon temps de l'esclavagisme et du plein emploie!
"Enfin, la qualité de l'impôt est une notion à intégrer" Là on est d'accord.

@ Olivier Schiepers

> Parcequ'il est difficile de vivre avec un salaire de base temps plein.

Quand on ne voit le monde qu'à travers le petit bout de la lorgnette de ses dogmatismes, il apparaît comme dans un miroir déformant.

J'ai vécu aux Etats-Unis aussi (les voyages forment la jeunesse). Il est vrai que certaines personnes cumulent plusieurs emplois. Mais la plupart le font sur base volontaire. Et au risque de vous choquer, ce cumul n'est pas le seul fait des personnes en bas de l'échelle sociale. Je sais que cela peut paraître surprenant aux assistés chroniques se complaisant dans les aides sociales diverses en ânnonant leurs mantras sur les droizakis, mais il est dans la culture, là bas, de valoriser le travail, la responsabilité individuelle, la vonlonté de s'en sortir.

Le monde est dur, sans doute, pour un travailleur de Wal-Mart, mais l'environnement lui laisse une petite chance de s'en sortir et non de végéter dans l'assistance perpétuelle.

C'est vrai que question dogmatisme vous en connaissez un rayon. Peut-être que pour vous le travail est l'horizon indépassable du bonheur, sachez que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Cumuler plusieurs emploies pour un salaire de misère ne me semble pas le comble du bonheur. De la richesse il y en a, de la croissance, il y en a, de l'injustice, il y en a aussi. Et ce n'est pas du dogmatisme, c'est la simple réalité, il suffit d'ouvrir les yeux.

@ Olivier Schiepers

> Peut-être que pour vous le travail est l'horizon indépassable du bonheur, sachez que ce n'est pas le cas pour tout le monde.

Mais je le sais déjà, mon cher. Il suffit d'observer les nombreux fonctionnaires que mes activités me forcent à cotoyer pour en être convaincu. Vous en êtes, peut-être ?

@ O.Schiepers,
pour la vivre dans le sens où vous l'exprimez, votre vie professionnelle n'a guère dû vous faire côtoyer les amerloques sur lesquels vous vous apitoyez (ou que vous blâmez)! J'en ai connu en grand nombre, de différents niveaux. Pourtant ceux-là n'étaient pas des stakhanovistes à la soviétique; simplement, ayant été élevés dans un schéma familial "je bosse pour réussir, car je suis maître de ma destinée et suis payé selon mon travail", ça en faisait des profils différents du "j'attends tout de l'assistance d'un Etat-providence, depuis le berceau juqu'à mon dernier soupir de vie".

Reste évidemment les supporters et assujettis des 32h/semaine, façon FGTB. Ou encore (certaines) catégories d'agents publics (sont-ils 30 à 50%?) pour qui travailler à 1/4 du temps ..et pleine rémunération.. semble être la norme limite?
Secouez-vous Olivier S., sans demander à d'autres de nourrir vos fantasmes!

Zébulon et Simon,
Attaque personnelle, faux dilemme, appel aux sentiments, il n'y a pas là d'argument bien consistant. Je vais quand même prendre la peine de répondre même si ce n'est pas dans mes habitudes de répondre à des lettres anonymes.
Mon parcourt professionnel n'a pas beaucoup d'intérêt mais mes quelques années passées dans la marine marchande mon données une bonne idée de ce qu'est travailler. Ensuite, le choix n'est pas entre travailler comme un boeuf et gagner sa croûte ou être "assisté". Lorsqu'on a peu de désir il n'est pas nécessaire de travailler beaucoup, si vous n' êtes pas capable de les limiter, libre à vous bien sûr d'ammasser de l'argent mais n'imposer pas vos valeurs (travail, famille, patrie).
Zébulon, des glandeurs on en trouve partout, dans le public aussi bien que dans le privé, le cliché du fonctionnaire qui joue aux cartes ça ne fait plus rire que les fonctionnaires eux mêmes.

Ceux qui veulent travailler moins (et gagner moins), c'est leur liberté.
Tout le problème est de ne pas décourager le travail. Au-delà de 32.000 euros bruts, on est taxé à 50%. Cette progressivité caricaturale de l'impôt décourage l'initiative.
Quant aux USA, nul boat-people n'en est encore parti vers l'Afrique ou même l'Europe pour échapper à ce soi-disant enfer. Il faut croire que chacun y trouve son compte. Quant à la Suède, elle a réalisé il y a plusieurs années ce que Sarkozy tente de faire en France : diminuer de moitié le nombre de fonctionnaires dont le solde restant, je précise, a un rôle primordial à jouer dans le service au public. Avec l'adoubement des syndicats!
En Finlande, l'essentiel des services publics a été privatisé via un système "d'agences" subventionnées mais régulièrement évaluées quant à la qualité des services prestés.

Un exemple personnel?

Je facture 1.210 € à un client.
En admettant que je n'ai aucun frais:
210 € pour la TVA
240 € pour la cotisation sociale
380 € pour l'Etat
30 € pour la commune

860 € d'impôts et 350 € pour moi...

Si j'ai des frais, le calcul devient encore plus affreux.

C'est vrai que j'ai encore ces 350 € et je ne me plains pas. Mais le choix est différent, entre partir une journée en Ardenne ou travailler quand cette journée me rapporte 350 € (en Belgique) ou 700 € (aux USA)

Il ne faut pas chercher plus loin...

C'est vrai: il y a un vrai problème en Belgique... Malheureusement, toute réforme est impensable, avec le nombre de gogos toujours persuadés que nous avons le meilleur système social au monde. Les cons, comme disait le grand Charles (à propos d'autres cons).

Considérant que nous avons en effet un excellent système social, je vous retourne gentiment la réflexion de charlie...

@ Pierre-Yves

> nous avons en effet un excellent système social

Faut sortir, de temps à autre. Voyager, voir du pays, vivre ailleurs. On en revient changé et plein de questions. Pourquoi, par exemple, faut-il payer autant d'impôts pour avoir MOINS de services que dans certains pays voisins où le taux de taxation maximum est inférieur à 40% ? Pourquoi un service public aussi inefficace avec une telle quantité de fonctionnaires ? Pourquoi un enseignement aussi médiocre, alors qu'on y consacre plus de moyens que tous nos voisins européens, excepté le Danemark ? Pourquoi un statut particulier pour les fonctionnaires ? Pourquoi mes impôts ne diminuent-ils pas, alors que les "services" qui me sont offerts s'amenuisent sans cesse ? Pourquoi me demande-t-on d'épargner pour ma pension tout en ne m'en donnant pas les moyens ?

J'ai l'impression d'avoir rencontré des "bohèmes" un peu partout sur notre planète...
mais aussi et même surtout aux usa...seule différence de taille ! : les "cigales " y sont-nécessité oblige- travailleuses un minimum,
au contraire de chez nous où l'espèce "partageuse" semble
encouragée par l'état providence.

En effet, faut sortir un peu... Il y a longtemps que le système social belge n'est plus en rapport avec la ponction fiscale, avec son prix en somme. Mais il est vrai q'uil est plus rentable politiquement et à court terme d'avoir des tas de fonctionnaires qui votent pour vous et pas de service que l'inverse...

Mais que nommez-vous système social?
En tt cas, je vois qu'un tourisme médical nous amène les riches anglais et russes, lassés par la lenteur du système de soins chez eux... Dans des pays pourtant "libéraux"...
Hé oui, un des meilleurs systèmes au monde, faut le reconnaître sans devoir bouger: ce sont les autres qui viennent à nous!
Amitié du vieux Charles!

@Pierre-Yves

Je vous l'ai dit : il faut sortir. Et lire un peu, de temps à autre.

Le tourisme médical fonctionne dans tous les sens.

Il y a également plein de belges (vous savez, ceux qui bénéficient de la meilleure sécurité sociale du monde) qui vont se faire soigner les dents en Hongrie, se refaire le faciès au Maghreb, s'offrir une liposuccion en Turquie, subissent une fécondation in vitro en Tchèquie, se faire traiter leur problèmes cardiaques ou greffer un foie en Inde (une opération cardiaque faite par des chirurgiens excellents y coûte 3000 euros).

C'est aussi cela la mondialisation.

Quant à la Belgique, savez-vous quels sont les premiers clients de son système de soins ? Les Hollandais, bien avant les Anglais (la Hollande étant, comme vous-savez, un horrible pays dont nous accueillons régulièrement les boats people).

La Belgique PROMOTIONNE ce genre de tourisme et y voit une opportunité de créer de l'emploi en faisant de nos soins de santé une source de revenus. Notamment en exploitant nos surcapacités actuelles.

Donc voilà : pour certains soins la Belgique est moins chère, pour d'autres elle l'est plus, pour d'autres encore elle bénéficie d'une législation plus tolérante que ses voisins. Parfois il faut attendre en Anglettere et pas en Belgique. Parfois c'est l'inverse.

Et les gens font naturellement leur "shopping", en évaluant les coûts et les bénéfices.

Une façon bien libérale de voir la sécurité sociale, somme toute.

PY, le tourisme médical c'est une chose. En fait, c'est un marché. Ce n'est ni représentatif de la qualité générale des soins ni de l'accès général à ces soins (souvenez-vous de ce milliardaire russe qui a acheté sa place à l'hopital militaire de neder-over-truc).

Vous pouvez donc ironiser sur charles ici et là, mais béa cantillon de l'UIA, pas fortement réputée à droite, a tout de même sorti récemment une étude sur l’inefficacité croissante du système social belge et son champ d’application de plus en plus rétréci. Avant cela, c’était un économiste de l’ULB, dont le nom m’échappe à l’instant, qui prévoyait l’implosion du système social à l’allure actuelle. L’ulb, que vous connaissez un peu si je ne m’abuse pour y avoir raté des candis en socio n’est pas non plus un substrat de l’école du Chicago ou de Vienne de la grande époque Hayekoise.

Récemment, je lisais un autre rapport de l’UGent sur la redistribution des recettes en services publics, et la Belgique n’y faisait pas bonne figure : ponctionnant plus que ses voisins et redistribuant moins. Certes, on peut nier certaines réalités et vivre sur l’idée d’un passé glorieux. Vous savez, je ne suis pas ultralibéral : je suis contre la privatisation des services publics de santé et d’éducation (et pe d’autres encore), la perspective d’une mainmise des assurances sur les prestations m’effraye, et la folie fiscale non compensée par un système social qui ne doit pas simplement être bon, mais exceptionnel, n’est pas tenable à terme. Or, malheureusement, comme les études citées ci-dessus le montrent, les prestations suivent de moins en moins.

Mais je pense que c’est précisément parce que je ne suis pas ultralibéral que je reste lucide et critique sur un système en déliquescence. Faut ouvrir les yeux mon grand : c’est avec des gens comme vous, des contents-satisfaits-permanent et des béni-oui-oui de l’illusion sociale que le système va imploser et que les assurances vont compenser de plus en plus les manquements du public. Elles le font déjà, d’ailleurs. La méthode coué à ses limites, coco.

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