Test de 6ème primaire : rieu et épinoche
Je suis un chaud partisan des épreuves standartisées... encore faut-il les concevoir pour qu'elles aient un sens. Je suis resté stupéfait à la lecture du test de français. Dans le texte quasiment incompréhensible proposé à des enfants de 12 ans, les mots rieu et épinoche par exemple.
Hier, je n'ai cessé de les tester auprès d'adultes universitaires pour la plupart. Résultat moins de la moitié connaissait le sens de rieu et très très peu (moins de 10%) épinoche. Et vous?
Mais de qui se moquent ceux qui concoivent ces épreuves ?
Le test ne consistait pas à demander aux enfants ce que voulaient dire les mots, mais de comprendre le texte.
Je voudrais voir les questions avant de me faire une opinion.
Dans l'état actuel des choses, je trouve au contraire que pour une fois le test est bien fait.
1. Il est important de comprendre un texte même si l'on ne comprend pas tous les mots de vocabulaire. Même d'ailleurs si l'on croit tous les connaître. Combien de fois ne lisons-nous pas un texte, que nous comprenons, mais dans lequel il y a des mots que nous sommes incapables de définir?
2. C'est tout aussi important dans l'apprentissage des langues étrangères. Il est rare que l'on comprenne tous les mots et il faut pourtant comprendre le sens du message.
3. Si l'on fait passer le message aux élèves qu'ils doivent comprendre tous les mots pour lire un texte, nous annihilerons toute envie de lire, car il est fastidieux de chercher la définition de chaque mot quand on lit. La plupart des mots de vocabulaire que nous connaissons le sont parce que nous les avons entendus ou lus et compris selon le contexte.
Enfin, l'objectif de ce test est de voir si nos élèves sont capables de suivre en secondaire. Et en secondaire pourvoir comprendre un texte grâce à son contexte est important pour le français, le latin, le grec, le néerlandais, l'anglais, la physique, l'histoire, et au fond tous les cours.
Pour une fois j'apprécie ce que fait un ministre de l'enseignement.
C'est trop rare pour ne pas le signaler
Rédigé par: echocynique | 26 juin 2008 at 08:45
J'ai lu l'ensemble du texte et ce n'est ni un texte fonctionnel, ni une oeuvre littéraire; c'est un genre qu'on ne rencontre presque jamais que l'on soit lecteur avide ou pas. Vraiment n'importe quoi pour des enfants de cet âge (et même pour des plus grands)
Rédigé par: pas épinoche | 26 juin 2008 at 09:43
Rieu (?) ça ne figure pas au Petit Robert! Probablement pas plus ailleurs. Est-ce un mot extrait d'un dialecte local wallon? A moins qu'il ne s'agisse de l'expression faciale d'un certain noeud-pap toujours souriant face à chaque micro-trottoir que lui tendent les TV ? ;-)
Epinoche? Pour les nombreux pères habitués à la pêche à la truite en étang, je concède que les enfants qui en dépendent ne sachent l'avoir vue!
A quelle sphère idéologique appartiennent ces "experts en tests scolaires"? Dans le cas présent un littéraire du tournaisis disait la presse TV! En BE, nous jouissons pourtant d'une renommée Mme Balfroid, sinon un Jacques Mercier, dont on ne pourra contester les mérites envers des élèves bénéficiant d'un encadrement scolaire et familial ad-hoc. Reste sournoisement le cas des écoles à "discrimination positive". Or, ici, les "experts" n'ont pas cherché à atteindre le plus petit commun dénominateur culturel!
Rédigé par: Chabot | 26 juin 2008 at 10:18
Dans l'absolu, je suis d'accord avec echocynique. Cela dit, lorsque mon épouse enseignante de 6e m'a fait lire le texte en question, je n'ai pu m'empêcher de me remémorer le dîner de cons à l'écoute des efforts qu'elle a dû déployer pour faire comprendre à ses élèves que le nom de l'héroïne était "Petite Elle"...
-Il s'appelle Juste Leblanc
-Ah bon, il n'a pas de prénom ?
-Je viens de vous le dire : Juste Leblanc. "Leblanc", c'est son nom, et c'est "Juste" son prénom.
-...
-Monsieur Pignon ? Votre prénom à vous, c'est François, c'est juste ?
-Oui
-Et bien lui, c'est pareil. C'est Juste !
D'ailleurs, le fait que chaque école/direction/enseignant puisse plus ou moins venir en aide aux enfants lors de l'épreuve ruine à mon avis toute possibilité d'analyse scientifique rigoureuse des résultats. Et loin de moi l'idée de blâmer les enseignants à ce sujet; la solution serait plutôt de rendre les questions univoques (j'en ai vu plusieurs pour lesquelles ce n'était pas le cas) et de faire surveiller les enfants par des enseignants qui ne sont pas les leurs.
Rédigé par: Dr. Bob | 26 juin 2008 at 11:36
Ces gens estiment si souvent que l'enseignement subit un nivellement par le bas s'offusquent maintenant d'un texte trop difficile.
C'est une plaisanterie?
Rédigé par: Pierre-Yves | 26 juin 2008 at 11:43
C'est une plaisanterie? (l'abonné P-Y)
NON - sympathisant PS - c'est notre larmoiement face aux sottises concoctées par des milieux v-à-v desquels vous éprouvez cette sympathie si affligeante pour beaucoup d'autres, dont moi-même qui encouragerais plutôt un élitisme de bon aloi nécessaire au futur "durable" de notre société!
Rédigé par: Pierrette-Yvette | 26 juin 2008 at 12:28
Allez ma Pierrette, tu n'es pas crédible là: un coup il y a trop de laxisme, un coup c'est trop difficile...
On voit bien que le seul objet de ce blog c'est critiquer, critiquer et encore critiquer (sous-entendu le gouvernement sans le MR, car critiquer ce dernier est trop dangereux vu DJ qui fait les listes)...
Rédigé par: Pierre-Yves | 26 juin 2008 at 13:48
... bon, cela dit, quelqu'un peut donner la signification de "rieu"? Mot jamais entendu par chez moi, ni lu, et ne figurant pas dans mon dico...
Rédigé par: pistache | 26 juin 2008 at 22:50
A Pistache : le mot "rieu" est l'équivalent de ruisseau et est plutôt utilisé dans les Pyrénées.Comme le texte s'intitule "L'école du ruisseau", c'était sans doute possible à trouver...
Remarques générales ;-)
J'ai lu le texte mais pas le test, qui semble d'ailleurs être recalé dans les jurys internes pour ce CEB. Hormis les quelques problèmes de vocabulaire déjà notés, je partage l'avis de plusieurs intervenants : un texte particulièrement inadapté à une évaluation en fin de primaire... Si le texte offre une structure simple, davantage informative que narrative en fait, il propose plusieurs pièges : aucun personnage n'est identifiable et tous restent très abstraits, des allusions à des faits passés très imprécis,un contexte rural obsolète...
S'il faut pratiquer l'inférence, ce qui n'est pas une mauvaise idée en soi, il faut être davantage pertinent dans le choix des présupposés culturels qu'un texte implique : ici, à moins d'avoir en classe des élèves ardennais de plus de cinquante ans qui n'ont pas encore leur CEB, c'est un somptueux plantage.
Enfin, bel événement : j'ai trouvé un point d'accord avec M. le Sénateur :-)
A bientôt
Rédigé par: Ubu | 27 juin 2008 at 04:55
Vos amis sont étonnants.
Être près de 50 % à connaître le sens d'un mot inexistant en français, ignoré même du TLFI http://atilf.atilf.fr/tlf.htm considéré comme LA référence en ligne, et dont seul un dictionnaire étymmologique des patronymes et toponymes permet de retrouver le sens patoisant (notamment en rouchi de la région de Valenciennes, selon le lexique rouchi-français d'Hécart et Ransart), alors qu'ils sont moins de 10 % à connaître le poisson qui me semble pourtant assez commun, voilà qui n'est pas banal.
Rédigé par: Thierry Schollier | 27 juin 2008 at 11:46
**Les concepteurs du test et l'inspection générale sont ravis de l'amélioration des réussites aux examens**
Ils en sont soulagés et peuvent partir en vacance l'esprit tranquille.
(articles de presse dixit).
Je leur conseille d'aller visiter nos parcs à autruches, sinon de se nourrir de leur viande!
Rédigé par: Parent laïque | 27 juin 2008 at 12:06
Je recommande les examens cantonaux en fin de primaire. Une sorte de bac avec des corrigés par des profs qui ne connaissent pas l'élève.
Pas piqué des hannetons, mais transparents et efficaces.
Mais là, effectivement, c'est du délire.
Rédigé par: A. de Tocqueville | 27 juin 2008 at 16:02
J'avais eu "liards", il y a 18 ans lorsque je l'ai passé...
Quant au terme "rieu", il est encore utilisé couramment... épinoche beaucoup moins, sauf pour les pêcheurs :))
Rédigé par: Cyrille | 28 juin 2008 at 10:39
Merci Ubu. "Epinoche", sans problème, parce que gamine j'étais souvent le nez dans des bouquins sur les animaux, "liard" cité par Cyrille idem, parce que faisant partie d'une expression utilisée dans ma famille, mais "rieu"... mes recherches googlesques étaient désespérément parasitées par le violoniste ;^)
Rédigé par: Pistache | 28 juin 2008 at 21:04
à Pistache,
'rieu' = une contraction de 'rions d'eux'
pour élèves qui mâchonnent leurs chips et chewing-gum durant l'exam?
Le problème revient - encore une fois - à déterminer à quels concepteurs moins loufoques il s'agirait de confier l'élaboration d'épreuves bien adaptées aux objectifs.
ET
préalablement à ce que ces objectifs soient clairement définis (en toute neutralité envers les P.O. et la communauté scolaire). Oufti...
Rédigé par: Babette M. | 29 juin 2008 at 07:45
Pour " rieu " dur, dur à trouver, même dans les dicos : http://www.le-dictionnaire.com/ et http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm
même avec " ryeu " ? Au village, épinoche est très connu, parfois " ry " aussi, mais cela vient-il du wallon ?
Rédigé par: Lombard | 29 juin 2008 at 09:53
Personne n'a le test ou un lien vers ce test?
Je crois que pour juger, il faut le faire avec les questions du test.
Car je ne crois pas que l'objet était de donner la définition de ces mots
Rédigé par: echocynique | 29 juin 2008 at 10:39
et qqu a des enfants qui auraient passé le test?
Ma filleule m'assure que c'était facile...
Je dis ça simplement pour dire qu'il me semble aussi utile d'avoir un retour des enfants plutôt que de se figer sur nos positions d'aldultes plus ou moins experts en pédagogie...
Rédigé par: Pierre-Yves | 29 juin 2008 at 11:38
Pour le texte et le test :
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/le-bac-primaire-est-termine-2008-06-25-609752.shtml
Rédigé par: Marc | 29 juin 2008 at 21:34
Mon dieu!
Et c'est pour une bêtise ainsi qu'ils font autant de bruits? Qu'est-ce que les parents veulent? Que leurs enfants soient jugés à leur juste valeur afin de progresser selon leurs capacités ou qu'ils réussissent sans problème tout ce qu'ils entreprennent?
Ce texte est facile et on y devine sans problème ce qu'est une épinoche ou un rieu; je lisais des livres de ce niveau en 6e primaire et je n'étais pas un cas à part.
Faut pas rigoler, cet extrait est très loin d'être inabordable pour des 6e primaires.
Rédigé par: Skit | 29 juin 2008 at 22:37
Merci Marc pour le lien.
Ce que je cherche surtout sont les questions sur le texte qui fait débat. Je suppose que c'est la lecture 1.
Rédigé par: echocynique | 30 juin 2008 at 06:02
à lire 2-3 interventions récentes, on entendrait l'écho des montagnes tyroliennes!
[ Ma filleule m'assure que c'était facile...], par habitué caméléon rouge
[Et c'est pour une bêtise ainsi qu'ils font autant de bruits?], par un Skit (?)
Problème: entre les 6e CEB d'il y a X années et celles 2008, y a comme qui dirait des changements d'époque et de profils, bien entendu en des sens très divers. Il reste heureusement des enfants éveillés et doués. Pour les autres "victimes", le problème subsiste, entier.
A-t-on ainsi remarqué :
- le fait que le taux d'échecs dans le secondaire "viendrait" d'une impréparation lors du niveau primaire?
- une inflation de contestations de la part des parents (dans le secondaire).. pas contents des cotes attribuées à leur enfants, malgré la grande compréhension marquée lors des délibérations en conseil des profs?
Pas triste le jeu de rejet des responsabilités des uns sur les autres!
Rédigé par: Parent laïque | 30 juin 2008 at 09:27
@Parent laïque> pour ma part, j'ai été une victime de ce système. Mes primaires se sont passées, comme tous ceux de ma classe, avec plus de 90% (je ne me rappelle pas qu'une personne aie pu avoir en dessous de 90%), j'ai réussi avec toutes les facilités du monde mais également beaucoup de travail. Arrivé en secondaire, je me suis rendu compte que mon école avait un niveau un peu meilleur que la plupart des autres car beaucoup avaient une marche d'écart avec nous.
J'ai réussi mes deux premières années et dès la 3e je me suis retrouvé avec deux profs alcooliques et un professeur remplaçant qui ne savait pas se faire respecter dans la classe la plus insupportable de l'école. J'étais vraiment perdu parmis les barbares; je n'imaginais même pas qu'on puisse menacer un professeur avec une chaise ou pisser dans le couloir en guise de protestation.
Le prof remplaçant de math n'a jamais su donner un cours correct; je suis rentré en 4e en ne connaissant que la moitié de la matière.
Par la suite, en 4e, j'ai eu une prof de math qui se désintéressait totalement de son métier et qui nous répétait que de toute façon elle touchait son salaire à la fin du mois.
En 5e, j'ai eu un des meilleurs profs de ma région en prof de math et il plaçait la barre un peu en-dessous de ce qu'elle devrait être. Je n'ai jamais autant travaillé en math pour rattraper. Le volume d'un cône qui est matière de primaire, je ne le connaissais pas. La trigonométrie, qui était matière de 3e, pareil. Les lieux géométriques et la résolution d'inéquation, matière de 4e année que je ne maîtrisais pas du tout.
J'ai du rattraper un retard énorme; retrouver le théorème de la ligne médiane,...
Et là, j'ai compris que l'enseignement que j'avais eu avant ne valait pas grand chose et qu'un enseignement de qualité ne permettrait pas à tous les élèves d'oublier toute la matière aussi vite qu'elle est apprise. En scientifique, en sortant de rhéto, près d'un élève sur deux ne savait plus définir une puissance avec les unités de système dans le SI. (la puissance est matière de 4e, 5e mais pas 6e... elle s'est perdue en une année).
Tirez-en les conclusions que vous voudrez en tirer, je pense qu'il y a beaucoup de choses à en dire et qu'il y a facilement moyen de déloger les responsables.
Pour faire un bref prologue, en 4e, ma prof jugeait que j'étais à peine capable de faire math 2h en 5e. Aujourd'hui, je prépare l'examen d'entrée de la faculté polytechnique de Mons.
A bon entendeur...
Rédigé par: Skit | 30 juin 2008 at 13:13
« je prépare l'examen d'entrée de la faculté polytechnique de Mons. »
Eh bien, Skit, nos voeux de réussite vous accompagnent, quels qu'aient été vos errements ou ceux (notés) de quelques profs. Comme en toute organisation humaine (ou parti politique) il y a ceux qui se distinguent par leur absence morale ou leur irresponsabilité existentielle. Faut croire en l'homme (et en la bonté de Dieu) disaient des moralistes oubliés.
Pour le reste, il semble que l'effet saisonnier joue à plein: vacances scolaires, retour au calme et à l'oubli des enjeux de société ... jusqu'à la prochaine vague de questionnement! Videz votre cerveau, oubliez pour ne pas «stresser», dirait une ministre de la santé à ses ouailles.
Rédigé par: Bon belge | 01 juillet 2008 at 09:55
Notre enseignement "gratuit" (payé en fait par le contribuable) donne un bon aperçu de diverses branches. Quelques collèges élitistes mis à part, l'exigence est faible, les attentes également. Les profs ont peu d'ambition pour leurs disciples car ils sont échaudés par de multiples contrats d'avenir et de fausses réformes. Leurs salaires restent médiocres et leur motivation va de pair. Leur carrière, je le répète, est aussi plane que notre plat pays : à quoi bon se fatiguer? Les enfants des profs les méprisent parce qu'elles (de plus en plus que ils) gagnent le tiers de papa qui est "dans une banque ou une multinationale".
Seuls les élèves (et les parents) très exigeants avec eux-mêmes peuvent faire de cet enseignement un outil pour l'avenir. Ensuite, les plus fortunés enverront leurs enfants à l'INSEAD ou à Harvard pour parfaire une formation jusque là sans relief et dégoteront toutes les bonnes places.
Conclusion : l'égalité des chances mène à une situation hautement inégalitaire.
Dans une cohorte de 25-65 ans, il y a plus de fils d'ouvriers universitaires aux Etats-Unis qu'en Wallonie.
Rédigé par: A. de Tocqueville | 01 juillet 2008 at 15:39
Rieu.... mmm....André ?
Rédigé par: David | 03 juillet 2008 at 12:10
André Rieu, chef d'orchestre
ne le connaissent vraiment que les TVspectateurs hollandais ou allemands!
Comparé à la morosité de nos orchestres hémicycloïdaux dans leur refrain d'enseignement, c'est vrai que ce Rieu-là est un sérieux boute-en-train.
Rédigé par: Babette M. | 03 juillet 2008 at 14:43
"l'égalité des chances mène à une situation hautement inégalitaire."
C'est malheureusement vrai.
"Dans une cohorte de 25-65 ans, il y a plus de fils d'ouvriers universitaires aux Etats-Unis qu'en Wallonie."
Oui mais de quelle université parle-t-on? Pas de l'Ivy league, je le crains.
Rédigé par: alex | 03 juillet 2008 at 16:06
"l'égalité des chances mène à une situation hautement inégalitaire."
(A.deT., alex)
Egalité. Est-ce le terme usuel d'Egalité à la façon FR-laïque? Ou ce qui se désigne sous le terme de
"lissage par le bas de l'échelle", ou encore
"tout le monde sur un même petit pied"?
(sauf pour les parvenus, qui en sont exemptés).
L'insécurité d'emploi (non protégé) qui existe aux USA pousse là-bas nombre de jeunes doués à emprunter la bonne voie de l'ascenseur social. Ici on préfère la méthode escalator de masse: deux cultures, deux résultats.
Rédigé par: gaulois | 03 juillet 2008 at 17:12
Voilà un test magnifiquement adapté, bien fait, actuel.
Pas de problème : un "rieu" est un petit ruisseau. Souvent, c'est une appellation locale : exemple = le rieu bouillant à Stambruges.
Epinoche ? Beaucoup savent que c'est un poisson commun, en tout cas, le nom est utilisé de manière très populaire.
On n'a pas parlé d'"esturgeon" ou de "beluga" quand même ! (clin d'oeil ! )
Bravo aux enseignants pour ce type de test fin de sixième.
Bien cordialement,
Christian Willame.
Rédigé par: Christian Willame | 04 juillet 2008 at 20:48
En fait une épinoche est un poisson, mais je suis surpris qu'un Liégeois de souche ne le sache pas. Je ne suis pas universitaire, c'est peut-être à cause du fait que je soit allé à la pêche plutôt qu'en cours. En ce qui concerne le Rieu, en effet, je pense que personne ne peut en donner la définition mais comme le disait un intervenant, le but n'était pas de définir les mots du texte mais d'en saisir la globalité.
Et au vu des résultats globaux on peut se dire qu'il n'était pas si difficile se CEB.
Iconoclaste toujours vous resterez, c'est une manière pour vous d'exister. on peut le comprendre, mais parfois vous poussez le bouchon un peu loin, sauf pour les gans qui sont loin d'être universitaire. Et cela me désole que vous utilisez ce genre d'argument pour essayer d'arriver à rassembler un maximum de gens "moins" éduqués et donc avec moins d'esprit critique.
C'est votre marque de fabrique. Malheureusement il y a des gens qui pensent que ce que vous dite est vrai. Pour moi, tromper les gens comme vous le faite est le contraire de la démocratie.
Bien à vous et sans rancune.
Rédigé par: dissident | 04 juillet 2008 at 23:36
Cher Mr Willame,
vous n'allez pas vous/nous comparer avec les gosses de 12 ans qui passent l'épreuve?
@ dissident, visiteur du soir, pas universitaire,
"vu des résultats globaux on peut se dire qu'il n'était pas si difficile se CEB."
Beaucoup de citoyens ont réagi dans la presse écrite, idem parmi le corps des enseignants, idem sur les blogs (de Mr Destexhe ou d'autres) pour confirmer que les choix de textes & épreuves pose question. Si votre mental est de gober (ou vouloir nous vendre) "tel quel" ce satisfecit affiché par l'Inspection de CF (?qui c'est?), vous me semblez appartenir à la catégorie des vite-contents. Ou à celle des instrumentistes du grand orchestre symphonique de la CF?
C'est votre droit personnel, mais ne l'imposez SVP pas au reste de la société: tous les gens (pas gans) ne sont pas dupes!
Ah oui, changez donc votre formule habituelle à la P-YL:
"Bien à vous et sans rancune.", ça fait trop marque de fabrique!
Rédigé par: Simon | 05 juillet 2008 at 12:23
Rieu : un célèbre musicien classique hollandais ou cheveux long. André de son prénom.
Epinoche : actrice française , de son prénom Juliette.
C'est pas ça ? Zut alors !
Je suis pas plus malin qu'un enfant de douze ans alors ?
Rédigé par: JeanLou | 05 juillet 2008 at 17:59
Si nos rivières étaient moins polluées, on apprendrait encore à nos enfants à pêcher les épinoches qui, à cause de ses piques, peut étrangler une truite trop vorace
Rédigé par: Jean-pierre | 21 juillet 2008 at 13:47
Ma fille participait à cette épreuve, hormis la controverse du texte pour laquelle je n'ai pas de commentaire à faire, cet examen était juste digne à proposer à des 4ème primaire tout au plus. c'est une honte de tirer notre enseignement aussi bas. Et tout cela sans compter les discours franchement honteux auquels j'ai du assister.
L'exemple qui me reste le plus en travers est celui du subjonctif plus-que-parfait qu'on a apprend plus car il ne sert à rien (dixit). Si on veut faire de nos enfants des abrutis irréfléchis ne sachant écrire que des textos illisibles, tapant sur un clavier plus vite que mon ombre, et obéissant à tout et n'importe quoi pour le plus grand plaisir de quelques'uns, alors, oui, cet examan était impeccable.
Quand je pense que la philosophie de base du PS est de protéger les masses les plus démunies et qu'ils les rendent idiots et obéissants, ou ils n'ont pas compris l'idéologie humanitaire ou ils sont corrompus et on un intérêt réel à diriger des boeufs.
Rédigé par: fred | 19 août 2008 at 14:13