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06 mai 2008

Zemmour

Zemmour1 "Quant à la liberté de penser, elle a régressé. Le politiquement correct est beaucoup plus contraignant que le contrôle gaulliste sur la télévision dans les années 1960".

Eric Zemmour (journaliste au Figaro) ; Trends-Tendance, 17/04/2008

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Voici les sites qui parlent de Zemmour:

Commentaires

@Pierre-Yves

Ah, je vois le crédit qu'il faut désormais accorder à votre argumentation. Si vous confondez population et population active, on est mal.

Faites un saut jusqu'aux pages 25 et 26 et prenez donc une calculette.

Si c'est trop difficile, le chiffre apparaît directement sur la page 24: "Secteur public: 354 284 personnes, 29.1 % du total [de la population active]". Dans le même document on vous explique que le chiffre est en hausse de 30% sur ces dix dernières années.

Quand au pétrole de la Norvège, si vous y avez réellement vécu 5 ans, vous devez savoir qu'il n'explique pas grand chose en la matière ... non ?

Il y a d'autres pays régulièrement cités en exemples où le nombre de fonctionnaires est très largement inférieur à celui de la Belgique (en général) et de la Wallonie (en particulier). Ils n'ont évidemment pas 5 niveaux de pouvoirs différents, hein.

Bon, je vous laisse faire vos devoirs.

David,
Pas besoin de faire des devoirs: la statistique que je cite a autant de valeur que celle que vous citez, elles proviennent d'ailleurs du même rapport...
Par contre, je vous renvoie vers le rapport OCDE cité plus haut et aux pages 25 et suivantes pour une vision plus contrastée des choses.
Enfin, en ce qui me concerne, l'emploi public ne me pose pas de problème: le tout serait privatisé que les coûts de ces services risquerait de s'élever...

Oui, bon, il est tout de même difficile de nier que l'emploi public est particulièrement important en walolo et en belgique en général - en flandre, c'est un problème également. Par ailleurs, son efficacité est plus que douteuse. Exemple, ratio de fonctionnaire du fisc le plus important d'europe, et ratio d'impot récupéré et de controle le plus faible. ce sont aussi des infos ocde, tiens. Autre exemple, les 30 % de fonctios mentionnés, sans tenir compte de la multitude d'emplois subsidiés par l'état.

Alors des fonctios, oui, personne n'a dit qu'il fallait les supprimer. Mais on ne peut les payer que par l'impot ou l'emprunt, et l'on ne peut se permettre ni l'un (augmenter les impots) ni l'autre (emprunter).

Privatiser certains pans d'activité appelés #secteur public# ou #non-marchand#, ces pans accaparés par une proportion de gens qui y sont affectés sur base de #besoins sociétaux# parfois fort discutables? mais pourquoi pas? actions & calculette:

- redéfinir la validité de ces #besoins#, pour ne s'en tenir qu'à ceux se justifiant véritablement
- remplacer le système de l'embauche #à la carte# par celui #selon la compétence & la motivation profonde#
- appliquer sur l'effectif résiduel un taux de remplacement, selon des critères de #productivité#
(= vider les niches trop paisibles de quelques glandeurs qui les squattent)
- instaurer la promotion au #mérite# selon critères clairement préétablis, au travers d'organes non suspecto,
- éliminer les strates de hiérarchie superflues, au profit de managers capables de (re)motiver leurs agents
- mieux rémunérer le cadre restant alors (cadre réduit probablement de moitié)
- ne plus garantir la carrière #peinarde à vie# avec pensions à 3/4 du dernier salaire reçu. Oufti!

PLUS, demander à tous ces #élus en surnombre# de concocter moins de lois, décrets et réglements dont la justification (Attendu que...) et surtout l'absence de qualité d'élaboration est régulièrement mise en cause par le Conseil d'Etat!

Toutes ces mesures, Pierre-Yves, relevraient du CONCRET, du FONDé...
au grand dam des syndicats qui y perdraient évidemment des affiliés...
et du parti vers lequel vous portez vos suffrages (cher PS, évidemment).
Je vous laisse vous émouvoir et broder sur cette liste (que vous allez sans nul doute nous inverser).

"de concocter moins de lois, décrets et réglements dont la justification"

c'est une des raisons du surpoids de l'administration: on légifère, on engage des gens pour appliquer la législation, et des gens pour vérifier que la législation est appliquée, et des gens pour encaisser la taxe (rien n'état gratuit). Puis comme tout est compliqué, on engage des gens pour expliquer comment s'y retrouver dans le fouilli reglementaire.

Alex, je partage assez les conclusions de votre message de 10h.
Tout n'est en effet pas supportable au niveau budgétaire.
J'ai souvent tendance à m'emporter dans mes messages, mais votre réflexion est vraiment la bonne je trouve...
Halteauxabus, c'est votre opinion, je vous la laisse... Simplement, je me demande pourquoi critiquer l'emploi à vie et des pensions plus généreuses: moi cela ne me semble pas une hérésie sociale et je trouve dommage que l'on dénonce systématiquement cela comme un abus, alors qu'il serait plus juste (socialement en tout cas) de vouloir généraliser ce système... En outre, il s'agit aussi d'une forme d'accord tacite: on n'est pas super bien rémunéré dans les administrations, donc ceci compense cela, c'est aussi logique...

[[il s'agit aussi d'une forme d'accord tacite: on n'est pas super bien rémunéré dans les administrations, donc ceci compense cela, c'est aussi logique...]]

Voici donc Paresse et Lassitude devenues des VERTUS, Pierre-Yves?

VOUS reconnaissez ici EXPLICITEMENT ce que nos concitoyens (et nombre de flamands) reprochent à vos conceptions socialistes: excuser l'abus par le prétexte d'une sous-rémunération (à démontrer). Ainsi, ce que NOUS exigeons - citoyens libéraux ou d'autres convictions - qui PAYONS est que cela le soit pour de prompts services, que nos "serviteurs de l'Etat" sont sensés rendre avec diligence et qualité. NOUS ne reprochons RIEN aux vrais "serviteurs de l'Etat", ceux-là guidés par un souci scrupuleux de BIEN accomplir leur mission.
Ce à quoi NOUS NOUS opposons est l'esprit de prébende (cfr dictionnaires) en faveur de ceux qui n'accomplissent qu'à moitié ou au quart (parce que placés là sans une justification véritable, sinon le clientélisme de l'obédience servile).
Voici Pierre-Yves (que NOUS ne croyons pas fort sot), ce que le CITOYEN attend en contrepartie du monceau de TAXES qu'on lui impose au nom du collectivisme de vos copains.
Tout le reste ne justifie AUCUNE EXCUSE ni compréhension. Vu et enfin compris?

Oui, je pense en effet qu'il s'agit d'une forme d'accord tacite qui me semble justifiée et justifiable.
Il est bien connu que la fonction publique pose problème à l'ultralibéralisme, pour qui l'emploi statutaire fait barrage à des dérégulations tjs plus poussées du marché du travail.
Une fois le statut remis en cause (c'est de toute façon déjà le cas: les contractuels sont nombreux dans nos administrations), on pourra s'attaquer à déréguler un peu plus le marché du travail (privé), en disant: les fonctionnaires ont fait un effort, à votre tour maintenant.
Il y a donc une solidarité objective entre travailleurs du privé et du public, que l'on tente (et on y parvient je dois le reconnaître) de mettre à mal en qualifiant de "privilèges" ce qui est un droit...

1: D'où tenez vous qu'il existerait une quelconque "solidarité objective" entre les travailleurs du privé et ceux du public? Qu'entendez-vous d'ailleurs par "solidarité objective"? A mon sens, les uns sont parfaitement conscients que les autres vivent du fruit de leur travail. Et cela ne leur convient pas

2) Trouvez-vous que le service rendu par les administrations publiques soit de qualité? Manque de moyens me direz-vous peut être, mais de quels moyens? pas humains, dans tous les cas. Mais les dépenses des ministères partent pour une grande partie en rémunérations - pas en investissements.

3) Trouvez-vous que le statut des fonctionnaires soit une incitation à la qualité de service? En tout cas, pas moi.

Je n'approuve pas davantage le système des nominations politisées de contractuels. Mais un système de sélection selon des critères objectifs et valables pour tous me paraît un minimum. Et une évolution de carrière liée à la qualité du travail, avec également une possibilité de sanction est indispensable.

Et laissez tomber le laïus sur les grands méchants libéraux qui veulent tout déréguler. Il n'impressionne personne.

Agence Belga 6 mai 2008 (c/o LLB):

[ 50% des fonctionnaires ont moins de 40 ans. ]

L'Observatoire de l'emploi a communiqué les statistiques sur la Fonction publique en RBC.
17% < à 30 ans
32% dans les 30-39 ans
25% dans les 40-49 ans
23% dans les 50-59 ans
3% dans les 60-65 ans

Conclusions: ça recrute ferme (+ 100%) depuis les 15-20 dernières années!

A propos de la fonction publique "remarquable" en Wallonie:
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/421764/des-nominations-qui-sentent-le-roussi.html

Et on en remet une couche :
http://www.lepan.be/?p=2843

Reste à voir si des candidats non étiquettés PS se sont présentés à l'examen? Visiblement pas, car la fonction publique n'intéresse pas les autres partis (si ce n'est pour critiquer le PS).
Je trouve tout cela un peu facile: allez voir dans le monde judiciaire ou dans la diplomatie le profil politique des personnes désignées.
Je l'ai déjà dit souvent, mais ceux qui veulent un bel exemple de politisation peuvent aussi s'intéresser à celle qui dirige la province du BW...
Enfin, avant on désignait sans passer par le selor (voir par exemple un ex chef cab adjoint de michel jr je pense) et maintenant que l'on passe par le selor on dit que cela ne va pas! Tout cela est d'un ridicule...

@Pierre-Yves
"Visiblement pas"

Depuis quand est-ce visible ?
Quelles sont vos sources ?
Merci.

@ Alias P-Y
Quand daignerez-vous raisonner *honnêtement* sur de telles questions de FOND nécessaires au fonctionnement ***équilibré*** de notre démocratie (c-à-d sans votre parti-pris ROUGE, maintenant connu de nous tous)?
Une DEMOCRATIE pour TOUS que le politique d'antan vous ont pourtant accordée depuis des lustres; ce dont vos coreligionnaires de la sainte-socialisterie ont bien profité depuis, quand on mesure la hauteur d'une montagne des $$$droits acquis$$$ sur lesquels ils sont assis sans vouloir en réduire un iota d'excès!

Ce système démocratique a l'heur de déplaire aux masses les moins bien informées. Jusqu'au point où ces masses (via leurs apparatchiks élus ou obédients aux commandes institutionnelles) voudraient que les travers de l'Ancien Régime sans démocratie soient rétablis à leur SEUL PROFIT IDEOLOGIQUE???

Vous allez encore nous beurrer la tartine sur ce post avec vos remarques habituelles, pseudo-ouvertes mais foncièrement hypocrites. Je n'ai personnellement pas l'intention d'y réagir. Je laisse ça à d'éventuels ronds-de-cuir qui n'ont rien d'autre à foutre que de mentir éhontément: vos copains peut-être? Ciao, P-Y.

Pierre-Yves: "Je l'ai déjà dit souvent, mais ceux qui veulent un bel exemple de politisation peuvent aussi s'intéresser à celle qui dirige la province du BW..."

La compagne d'André?

Sur la fonction publique encore :
http://www.lepan.be/?p=2868

La méthode Zemmour, assez commune faut-il dire, dans le monde des journalistes intellos médiatiques consiste à manipuler la citation, pour humlier l'adversaire et invalider totalement son témoignage et son point de vue.

IL n'EST PAS LE SEUL À LE FAIRE : tous les médiocres qui adorent passer à la télé et s'y faire passer pour les plus grands penseurs-chercheurs contemporains abusent de cette technique.

DÉCODAGE
LA MANIPULATION DE LA CITATION COMME TECHNIQUE D'HUMILIATION, D'INTIMIDATION ET DE CENSURE DE L'ADVERSAIRE À LA TÉLÉ (OU AILLEURS)

Éric Zemmour fait systématiquement ce que quelques "intellos" et journalistes cliquards font régulièrement dans les débats, où des artistes ou des gens qui ne sont pas des journalistes sont invités avec eux : jouer au petit le jeu de la citation, pour en mettre plein la vue au public et gagner la partie sans combat.

TECHNIQUE : "je cite (les citations proviennent en général TOUJOURS des textes des mêmes écrivains notamment Voltaire) donc j'ai tout lu, donc je sais, donc vous êtes ignorant, donc tout ce que vous dites, c'est de la merde, donc fermez-là."


En général, celui qui a recours à la citation sait parfaitement que les écrivains ont leur part d'ombre et de contradiction. À une citation d'un écrivain, on pourrait en retrouver une autre du même écrivain, distant exactement l'inverse. Plus souvent encore, on peut trouver dans la pensée du plus subtil des écrivains des incohérences en grand nombre et des trous (des sujets habilement contournés).

La technique d'intimidation par la citation a été abondémment utilisée par un autre cliquard télévisuel, et notamment une fois, fameuse, où il s'est fait joliment moucher par un adversaire, qui lui a habilement retourné la politesse.

Finkielkraut :

“Le grand malheur de la gauche, disait Orwell, est qu’elle est antifasciste et qu’elle n’est pas antitotalitaire”. Cela n’a jamais été aussi vrai. Et c’est Israël qui paie les pots cassés. Ce sont les juifs qui paient.

Manque de bol ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que RONY BRAUMAN lui renvoie l'ascenseur :

“Le grand malheur des intellectuels, ou leur grande faiblesse, disait également Orwell, c’est d’être beaucoup plus fascinés par le pouvoir que par la justice.”


Ainsi, lorsque l'adversaire est du même milieu cela donne des choses amusantes.

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