J'approuve, évidemment, la proposition d'Armand de Decker de limiter dans le temps (un seul renouvellement), le mandat du bougmestre : une pratique fréquente dans les vraies démocraties et une proposition qui figure dans notre livre "Démocratie ou particratie? ". Extraits :
"Comme nombre de bourgmestres ou d’échevins doivent leur mandat parlementaire à leur implantation municipale, il en résulte de nouvelles sources de conflits d’intérêts (...) ainsi qu’un puissant lobby de municipalistes au sein des parlements, empêchant de facto toute évolution qui permettrait de renforcer les synergies et les contrôles, et de réduire la dimension clientéliste du scrutin local. Cette situation est particulièrement marquée au sein du parlement bruxellois, entravant l’émergence d’une réelle approche régionale, seul niveau vraiment pertinent pour nombre de politiques publiques (transports, urbanisme, culture). Le mandat local restant souvent la clé du mandat parlementaire, voire de celui de ministre, une culture clientéliste tend ainsi à se développer selon un système pyramidal aux divers niveaux de l’Etat. (...) Comptes consolidés des entités paracommunales, réviseurs imposés par la Cour des comptes ou un autre niveau de pouvoir, interdiction ou limitation stricte des cumuls, limitation à deux mandats consécutifs de bourgmestre ou d’échevin comme de nombreux pays, déclaration et contrôle strict des conflits d’intérêts, application réelle de la loi sur les bourgmestres empêchés, contrôle de la Cour des Comptes… les pistes ne manquent pas pour corriger le flou de la gestion communale, mais le poids des mandataires locaux empêchent trop souvent que ces questions soient ne fût-ce qu’évoquées dans les assemblées parlementaires..". A suivre...
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