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25 juin 2007

Commentaires

Don

En faire le constat est bien, quelles pistes de réflexions porposeriez-vous ?

Alexis de Tocqueville

Entre le risque d'enfermer à vie un criminel sexuel qui n'aurait jamais récidivé et le risque de libérer le même type de criminel et provoquer la mort d'un enfant ou d'un adulte sous ses griffes, mon choix est vite fait.
Je parle évidemment des criminels narcisso-sexuels qui commettent leurs actes sous l'emprise de la sexualité et qui sont réputés incurables.
On aborde là le procès de la psychiatrie. Eduqués à guérir dans les Facultés de médecine, les médecins-psychiatres ont des difficultés à admettre le fait même de l'incurabilité. De plus, de notoriété publique, on sait que les psychopathes parviennent à manipuler leur médecin.
Dans tous les cas, il faudrait rendre non libérable tout délinquant sexuel qui refuse un traitement pendant son emprisonnement (ou qui n’a eu accès à aucun traitement faute d’encadrement suffisant). L’emprisonnement conventionnel (sans traitement) n’a évidemment aucun sens. Ce n’est pas en faisant 10 ans de prison que, par magie, on perd ses pulsions.

Lombard

On parle beaucoup de castration chimique, oui, si un dévié sexuel veut atténuer sa peine de prison, mais quelqu'un qui a tout purgé, vous ne pouvez pas l'obliger et Dieu seul sait s'ils vont rester " sages "...

Simon

Le sujet pose beaucoup de questions cruciales pour l'avenir,
surtout lorsqu'on mesure la montée des VIOLENCES dans la société.
Des propositions ne servent guère si la détermination d'agir est absente.

1) avec le laïus sur les droits fondamentaux, etc. où abondent certains militantismes, il faudra choisir clairement entre:
- droit des nombreuses victimes, leurs traumas effectifs ou potentiels.
- droit d'UN assassin surprotégé par des lois ignares ou experts-alchimistes.
Je laisse volontiers le sens de la rédemption morale aux naïfs et à l'église.
2) Clarifier des textes législatifs et pratiques qui sentent l'irréalisme profond sous prétexte du doute moral (celui à l'égard des assassins).
3) Redéfinir le "qui fait quoi" entre des politiciens aux mobiles flous, leurs textes manquant largement de qualité face aux événements terrestres, ... et la séparation des pouvoirs qui semble depuis toujours faire l'objet d'un bras de fer ...
"qui fait quoi" d'où à l'évidence, ce sont les coupables et leurs avocats qui exploitent le mieux l'imprécision pour y mettre le coin qui fait craquer le sens d'une vraie JUSTICE.

Paspsy

Faudrait faire lire The Economist à Laurette-la-Justice, gérante d'affaires courantes avec une si pieuse déontologie.
Elle qui abonde dans les pratiques de la censure lorsque les résultats d'études ne conviennent pas au Bd de l'Empereur ou aux locataires de nos prisons surpeuplées. Au fond, pourquoi sont-elles tant emplies de pauvres mecs incompris par notre société?

melodius

Il "faudrait" ceci et il "faudrait" cela, mais le problème de fond est que le taux de réussite des traitements de délinquants sexuels est très faible, au point qu'on peut se demander si le traitement a eu une quelconque efficacité et si la raison du succès n'est pas tout simplement que le patient voulait s'en sortir et l'a fait. Même la castration chimique ne "fonctionne" que pour autant que le patient l'accepte et la conçoive comme une aide pour maîtriser ses pulsions; quand elle est involontaire, son effet est nul, voire négatif.

Garder des gens à vie en prison n'est pas non plus la solution idéale; un prisonnier qui sait qu'il va passer le reste de ses jours en taule n'a plus rien à perdre et on oublie un peu vite que la prison a un coût très important qui est supporté par le contribuable.

A ce propos, les Etats-Unis ont essayé la solution consistant à mettre plus et plus longtemps en prison et le résultat est plus que décevant.

Finalement, le problème est qu'il n'y a pas de solutions faciles et évidentes pour certains problèmes et on peut caqueter "yaka" qu'on veut, ça n'y changera absolument rien. Je remarque d'ailleurs qu'Alain a la sagesse de nous présenter les chiffres sans prétendre avoir trouvé la solution miracle qui lui vaudra de devenir ministre de la justice. On a vu ce que ça donnait avec Verwilghen.

Jean-Philippe

En France, être prit en état d'ébriété au volant entraîne une peine de prison ferme qui est exécutée, même si il ne s'agit que de quelques semaines.

En Belgique, la femme de Dutroux, Nihoul sont, soit déjà libre, soit suceptible d'être libéré. Il n'y a pas de solution simple. L'incarcération entraîne des frais considérables au contribuable. C'est malheureusement le prix à payer pour pouvoir circuler librement dans nos rues.

Sarkosy propose des peines plancher en cas de récidive. D'autres souhaitent qu'un délinquant sexuel venant vivre dans leur quartier soit connu de tous, marquant ainsi du sceau de l'infâmie un homme qui a payé sa dette envers la société.

Lorsqu'une libération conditionnelle est accordée, il n'y a aucun suivit, aucun contrôle. La personne libérée peut reprendre ses activités à l'instant même où elle franchit la porte de la prison. Naturellement, suivre une personne libérée à un coût. Mais vaut-il mieux mettre la vie d'enfants en danger, ou devoir leur fournir, comme dans certaines républiques d'Amérique de sud, une cohorte de gardes du corps ?

"Mieux vaut un assassin en liberté qu'un innocent en prison" dit l'adage... tant qu'on est pas victime de l'assassin

ana

Et oui, Jean-Philippe, l'adage est stupide et malhonnête puisqu'il n'est pas question de mettre des innocents en prison mais bien d'y mettre les criminels...

Expliquez vous Melodius sur Vewilghen

Alain DESTEXHE

J'ai déposé au sénat sous la précédente législature avec Christine Defraigne un texte sur l'injonction de soins, tout en sachant que ce n'est pas non plus la panacée.

Didier D

"L"incarcération entraîne des frais considérables..."

En effet, surtout quand on y met des gens qui ne devraient pas s'y trouver. Je veux dire par là qu'il faudrait lancer un vaste chantier de réflexion sur les moyens alternatifs, pour ne réserver la prisons qu'aux cas qui ne peuvent être gérés autrement.

Pourquoi pas des "Etats généraux sur les prisons", pour enfin faire un tour approfondi de la question, à l'abri des dogmes et idées préconçues ?

Nos prisons sont trop souvent le remède bon à tout faire, hérité de l'utopie du "risque zéro" du passé. Enfermons-les tous, au moins on aura la paix...!

Le risque zéro n'existant pas, je pense qu'on devrait remettre dans la nature pas mal de monde (avec éventuellement un bracelet électronique), pour redonner à la prison sa vraie "valeur". Ca permettrait pour commencer de fermer celles qui sont dans le pire état et de concentrer les moyens disponibles sur celles qui restent (bâtiments, encadrement, activités, préparation à la réinsertion, etc.)

Faisons de la prison un vrai moyen de réinsertion pour toutes les personnes qui en ont le profil. Bien sûr on se trompera parfois, et il y aura encore des drames, mais au moins les prisons seront autre chose qu'un parking qui donne bonne conscience aux honnêtes gens.

paul

Si je peux approuver le commentaire de Didier D pour une bonne partie, je ne pense pas que la prison soit une manière de donner bonne conscience aux gens.

Plutôt de les abriter des méfaits de ceux qui s'y trouvent.

EmigréParDégoût

Il n'y a évidemment pas de solution satisfaisante. Il semble qu'on soit réduit à chercher le moindre mal.

Il me semble que lorsqu'un criminel sexuel est identifié, il importe plus d'empêcher le sacage d'autres vies que de tenter sauver le criminel. Remplacer le mot criminel par malade ne change pas la phrase pour moi.

La peine de mort soulevant le problème tout aussi insoluble de l'erreur judiciaire (en plus du débat éthique), je pense que l'enfermement à vie inconditionnel reste la meilleure approche. Il n'est du reste pas nécessaire que cet enfermement se fasse dans un cachot immonde.

Laxisme Bravo

Avec des propos tels:
[Nos prisons sont trop souvent le remède bon à tout faire, hérité de l'utopie du "risque zéro" du passé. Enfermons-les tous, au moins on aura la paix...!]

--> Didier D. ne connaît-il donc que de loin l'attitude compréhensive des lois et l'embarras des juges?

[Faisons de la prison un vrai moyen de réinsertion pour toutes les personnes qui en ont le profil.]
--> le même Didier D. peut-il expliciter, avec deux pieds sur terre, comment mettre son idées en oeuvre? Sans encourir les foudres de Melodius [Il "faudrait" ceci et il "faudrait" cela,...]
Moi j'observe ce qui se traite et l'aboutissement de cas, disons discutables.

Serge

C'est dur à dire et à lire...
mais dans ce cas, après vos messages, vous n'avez pas le choix... vous devriez modifier les peines prévues et condamner le moindre délinquant à la prison à vie.
Est-ce ça la société que nous attendons?

Je pense personnellement, que toute chance de réinsertion doit être tentée. Pourquoi échoue-t-on aujourd'hui?
D'abord parce que le suivi des criminels n'est pas assuré.
Parce qu'un délinquant sexuel peut se ré-installer à côté de sa victime.
Parce que les peines de moins de six mois ne sont pas exécutée.
Parce que les psychologues 'experts' sont mal payés... et que comme disait le 'psy', sans vouloir l'excuser de l'affaire d'Outreau : quand on paie des tarifs de femme d'ouvrage, on a des expertises de femme d'ouvrage. "if you pay peanuts, you get monkeys".

Parce que, en prison, les délinquant ont le choix entre regarder Canal+, fumer des joints et une heure pour se promener.

Parce que le système appliqué dans nos prisons est au final le même remède que celui pensé pour la Wallonie : l'assistanat.

Alors je propose un autre remède:
- de vraies expertises
- de vraies formations en prison avec une vraie perspective d'avenir, une possibilité de changer de vie plutot que d'attendre passivement sa sortie.
- qu'une fois sorti, les criminels soient suivis de manière très stricte et professionelle
- substituer le droit des criminel aux devoirs du criminel. Qu'il n'aie pas le "droit" de sortir mais bien le "devoir" de s'en sortir (tout comme pour les chômeurs d'ailleurs)
- l'instauration d'officier de probations, comme aux USA. Cet officier aura un contact très régulier, très suivi et très strictes du criminel. Au moindre dérapage du plan de conduite, retour à la case prison. La liberté ne se reçoit pas, elle se mérite au jour le jour.
- que la récidive soit elle très fortement punie. Avec effectivement alors des peines à vie ... et que perpétuité veuille dire perpétuité et pas 7 ans et tu sors.
- qu'on instaure des peines incompressibles.
- que toute peine, même de moins de six mois, soit purgée.
etc etc...

Il faut continuer à croire en l'Homme. Je refuse de crier avec les loups et dire que de toute façon, un criminel est d'office endurci et recommencera d'office.

Les statistiques montrent qu'un criminel sexuel est plus sujet à la récidive. Parfait, assurez un suivi stricte. Si vous pensez qu'il recommencera, alors vous n'avez pas le choix, assumer le et enfermez le jusqu'à la fin de ses jours. C'est un malade? Alors, assumons le, et enfermons le mais dans des conditions décentes.

J'ai deux enfants... et tous les jours je me demande quel est le monde que je leur lègue. Et aujourd'hui mon constat est que je leur lègue un monde de peur. Que j'ai peur de les laisser rouler seuls à vélo, qu'il n'auront pas la liberté que j'avais étant petit de circuler librement.

Je refuse la fatalité de ce monde et je refuse aussi de croire qu'enfermer tout le monde pour toujours soit une solution. Je ne suis pas psy, je ne suis pas criminologue ou ministre de la justice. Je ne suis pas sur que ce que je propose fonctionne, mais le cynisme n'a jamais aider à résoudre les problèmes. Alors oui... demandons aux experts (je veux dire à des vrais experts, pas à nous internautes qui au fond ne pouvons qu'avouer notre méconnaissance réelle d'un sujet aussi complexe)... mais plus aux hommes politiques qui n'ont pas trouvé la solution jusqu'ici.

Et que sur base de ce qui sera proposé, des hommes d'Etat (saisissez la nuance...) prennent les dispositions qui s'imposent.

melodius

Nihoul est libre parce qu'il n'a pas trempé dans les enlèvements de la bande à Dutroux; Michèle Martin est toujours en taule et pas prête d'en sortir.

Pour Verwilghen, ce que je voulais dire c'est que le chevalier sans peur et sans reproches de la commission Dutroux (où il a d'ailleurs fait un boulot de merde) s'est avéré, sans surprise, être un des pires ministres de la justice qu'on ait jamais eu en Belgique, ce qui n'est pas une mince prestation quand on voit le niveau moyen.

Je crois qu'en effet il faut accepter le fait que le risque zéro n'existe pas et songer à d'autres solutions que la prison. Le problème ce ne sont pas par ailleurs les droits de bourreaux d'enfant, dont tout le monde se fout comme de l'an quarante, soyons clairs. Le problème c'est que si par exemple on impose aux délinquants sexuels de se faire implanter un chip qui permet de les localiser à toute heure de la journée et donc de les confondre facilement en cas de récidive, on court le risque que bientôt on implante aussi un chip à tous ceux qui auront causé un accident de voiture, ou été arrêtés lors d'une manif. Les droits fondamentaux, c'est un grand tricot; si on accepte qu'on tire à un fil, bientôt c'est tout l'ouvrage qui fout le camp.

Alexis de Tocqueville

Rien n'est simple en effet mais il faut tout de même faire le procès d'une certaine psychiatrie qui conseille la libération dans un contexte de doute très lourd sur cette fameuse capacité de récidive. Et je constate que la fameuse commission de libération n'est pas la panacée par rapport au ministre du temps de Wathelet.
En attendant, cela ne coûte pas grand'chose de surveiller ses gosses. C'est ce que je fais.

ana

Je crois que Melodius ne sait pas de quoi il parle, il lance en l'air des invectives "rapport de merde", "chevalier", "pire ministre" etc. Bref, Melodius n'a pas lu le rapport Verwilghen qu'il n'a pas fait tout seul et qui a été voté à l'unanimité au parlement. Si on avait lu ce rapport attentivement, on ne découvrirait pas aujourd'hui avec étonnement qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de Charleroi...

Nihoul a été condamné pour trafic d'êtres humains en tant que chef de bande avec la bande à Dutroux. Une paille! Si on ne veut pas lier le trafic d'êtres humains à celui d'enlèvements d'enfants, c'est une question de cécité volontaire, Mélodius. Mais 7 membres du jury sur les 12 ont vu autre chose.

Il n'y a aucune raison que Michelle Martin reste plus longtemps que le tiers de la peine. Je le déplore, mais on refuse de changer les lois, de parler de peines incompressibles ou de perpétuité effective.

Qu'a fait de mieux Madame Onkelinx que Verwilghen? Vous suivez les cotations du Soir. 10/10 pour Mme Onckelinx. o/10 pour Verwilghen?

Merci Mr Destexe pour ce travail en la matière.

Serge

Cher Alexis,

Je ne sais pas si le message était en rapport avec mon intervention. Néanmoins, c'est évident que ça ne coûte pas grand chose de surveiller ses enfants. C'est bien évidemment ce que je fais aussi.

Je voulais juste dire qu'il est bien dommage de se dire qu'ils n'auront pas les même libertés que celle que nous avions. Je pouvais partir rouler à vélo à dix ans pendant 2 heures dans le quartier sans que pour autant mes parents ne s'inquiètent trop. Aujourd'hui, je constate juste que je ne ferais pas la même chose pour mes enfants. Que ce climat "sécuritaire" que nous allons leur faire subir n'est pas, je pense, bon pour leur évolution.
Certes, cela évitera qu'ils deviennent déliquants (mais bon, relativisons, je ne le suis pas devenu non ... sauf au terme du PS pour qui chefs d'entreprise et indépendants = voleurs à rançonner).
Ne soyons pas dupes, nos enfants sentiront nos peurs, et je ne veux pas que mes enfants aient peur de vivre, peur des autres, peur de l'autre... c'est tout...
Serge

melodius

ana, Nihoul a été condamné pour toutes sortes de choses - je n'ai jamais affirmé qu'il était innocent comme l'enfant qui vient de naître - mais donc pas pour l'enlèvement d'enfants.

Quant à la commission d'enquête Verwilghen c'était, je pèse mes mots, un cirque, dans le sens romain du terme, avec les politiques dans le rôle des lions. Verwilghen lui-même a eu un comportement particulièrement scandaleux, que la Retebeuf, utile pour une fois, a bien éclairé dans un reportage quelques années plus tard.

Et, ma bonne ana, ce n'est pas parce qu'on relève la stricte vérité, soit qu'il a été un très mauvais ministre, que j'approuve Onkendael, qu'au contraire je déteste.

Sur ce, je vous lance un petit bisou tout blanc, comme la marche du même nom.

melodius

Serge, la question est de savoir si les enfants courraient réellement moins de risques d'être victimes de pédophiles lorsque nous étions enfants. Sincèrement, ça m'étonnerait. Quant à savoir quelles conclusions il faut en tirer, je ne le saurais que si j'étais aussi intelligent que Marc Verwilghen.

Mathieu

Je pense qu'il ne faut vraiment pas perdre de vue le but de la prison. Il faut qu'elle permette la réinsertion!
C'est clair que la prison n'est pas la solution absolue. Pourtant, il faut qu'un crime entraîne une sanction. Je trouve inacceptable ce qui se passe actuellement pour les "petits" délits.
Je trouve que le travail d'intérêt général peut être une bonne solution. Elle donne une sanction et elle est sans doute plus constructive que la prison pour certains actes...

bob

d'accord avec melodius,je me méfie aussi des yakas ,chaque domaine demande la maîtrise théorique ET pratique de mille détails en plus du background
général ,et si possible de l'esprit critique et libre exaministe...

L'Observateur attentif

"Au fond, pourquoi sont-elles tant emplies de pauvres mecs incompris par notre société?" (Paspsy 11:55)

Question assez pertinente, à laquelle personne ne répond jusqu'ici...
A nouveau un grand débat philosophique sur les EFFETS plutôt que sur les CAUSES.

Et une table ronde à 250 intervenants ne résoudra RIEN.
Je pense que la plupart des intervenants usent de bon sens, de bonne volonté. Mais ils restent chacun des intellos, à 100 lieues d'une perception exacte de la mentalité profonde des délinquants et des criminels. Vrai ou faux?
Ce ne sont évidemment pas les milieux des gauches qui débroussailleront ces questions. Leurs intérêts politiciens y sont trop intimement mêlés.

cobra

Sénateur,

les commissions de libération conditionelle n'exxistent plus ... elles ont été remplacées par les TAP ( trib. d'application des peines )

Simple petite précision

EmigréParDégoût

"Je pense qu'il ne faut vraiment pas perdre de vue le but de la prison. Il faut qu'elle permette la réinsertion!"

Ah non ! Le but premier de la prison est d'empêcher un délinquant de continuer ses actes.

Si en plus de cela on y pratique un travail de préparation à la remise en liberté permettant de diminuer le risque de récidive, tant mieux. Ce serait même idiot de ne pas le faire. Mais ce n'est pas le but premier, sinon, on enlève les barreaux et on appelle ça une école.

Alexis de Tocqueville


Serge,
Pas de culpabilisation des parents évidemment. Mais la petite anglaise laissée dans une chambre d'hôtel au Portugal sans surveillance, c'est le genre de choses que je ne pratique pas. Mon épouse et moi nous relayons dans la salle à manger... non seulement pour les pédophiles mais également pour les incendies.
Il y a toujours eu des pédophiles sans doute mais c'est notre degré de sensibilité au phénomène qui a changé, la médiatisation, et la sensibilisation de la Justice. Avant Julie et Mélissa, on se préoccupait plus d'un vol de voiture que d'une disparition d'enfants. Les familles des disparus de Mourmelon (appelés du contingent violés et tués dans le NE de la France) étaient méprisées lorsqu'elles demandaient des nouvelles, les femmes violées étaient très mal accueillies dans les commissariat, on disait « qu’elles l’avaient bien cherché », etc. C'est cela sans doute qui a changé. On n’est plus d’accord de perdre un enfant ou un proche de cette façon. Quant à la non-acceptation du risque, elle fait partie de l’évolution d’une société de plus en plus sophistiquée. Enfin, pour le tout sécuritaire, je crois que les commissariats doivent disposer d’une info sur les délinquants sexuels qui s’installent dans la commune. Et le bracelet de sécurité est sûrement un aspect de la réinsertion mais on ne peut l’envisager à vie… Donc tôt ou tard, se pose la question de la fin de la liberté surveillée.

melodius

Les causes, l'observateur ? Tout simplement que certaines personnes choisissent de violer les droits des autres. Ca vaut aussi pour les pédophiles, soit dit en passant. On ne choisit pas d'être pédophile, certes, mais on choisit de passer à l'action et de violer un enfant.

Le vrai problème du "tout répressif", ce ne sont pas les droits des coupables, dont tout le monde se fout comme de l'an quarante, mais l'impact sur les innocents. C'est pour garantir les droits des innocents qu'existent des garanties procédurales, le droit à la vie privée, le droit à un procès équitable, etc. Sous prétexte de combattre le terrorisme et la pédophilie sur le net par exemple, les états se sont arrogé le droit de surveiller nos communications par e-mail. On a peut-être pincé un ou deux terroristes, mais aux Etats-Unis, on en a aussi profité pour poursuivre des gens pour des "délits" fiscaux. Autre exemple, les Etats-Unis ont conclu un traité "contre le terrorisme" avec le Royaume Uni leur permettant d'exiger l'extradition de citoyens britanniques, et il a été utilisé pour obtenir l'extradition d'Anglais poursuivis aux Etats-Unis pour des actes qui ne sont pas considérés comme délictueux au Royaume Uni mais qui constituent des infractions à la législation fiscale américaine.

Voilà le genre de choses auxquelles il faut également penser lorsqu'on parle de politique criminelle.

ana

Pas eu le temps d'intervenir plus tôt.

Mon bon Melodius, traqueur de chevalier sans peur et sans reproche, vous savez "la stricte vérité" grâce à la Retebeuf, quelle chance vous avez.
Au lieu de la RTBF, lisez plutôt le rapport Verwilghen... Faites nous en une lecture critique.

Au sujet de la surveillance des enfants, je trouve que la culpabilisation, la condamnation se tourne curieusement contre les victimes, contre leurs parents. Et je comprends pourquoi. Dès qu'on s'attaque à la problématique des délinquants sexuels ou d'assassins, il y toute une kyrielle de nouveaux moralistes, chevaliers sans peur et sans reproche, pour gueuler "retour à l'ordre moral", "Degrelle a aussi commencé comme cela" (clin d'oeil vers l'actualité politique de Charleroi), "si on met une cheap aux délinquants, tout le monde va finir par en être doté", "mieux vaut un coupable en liberté qu'un innocent gna, gna, gna"... Bref, dès qu'on veut s'attaquer à la délinquance sexuelle, on est confronté à de nombreux faux débats et il faut une solide détermination pour y répondre. Que reste-t-il à faire alors qu'on ne peut plus penser qu'il faut enfermer ces délinquants?

Il reste alors à enfermer les enfants...

Quand on ne peut plus penser que le criminel est responsable de ses actes, on cherche la responsabilité ailleurs.

Et comment dès lors aborder la problématique de la criminalité organisée (sexuelle ou pas)? Ce devrait être une préoccupation centrale du libéralisme.

melodius

Ma douce ana, non, la "problématique de la criminalité organisée" n'est pas "une préoccupation centrale du libéralisme", que vous semblez confondre avec un vague populisme hystérique pour mémères désoeuvrées.

A part ça vos procès d'intention et vos accusations débiles me pompent, ainsi d'ailleurs que le fait que vous ignoriez soigneusement ce que j'ai écrit et refusez donc le débat rationnel. Je vous laisse donc préparer la prochaine marche blanche où vous ne me verrez pas.

ana

Pas eu le temps de répondre plus tôt...


Cher Melodius,

Vous me dites: "A part ça vos procès d'intention et vos accusations débiles me pompent, ainsi d'ailleurs que le fait que vous ignoriez soigneusement ce que j'ai écrit et refusez donc le débat rationnel".

Je ne refuse nullement le débat rationnel. Je vous demande d'ailleurs si vous avez lu le rapport Verwilghen plutôt que de vous baser sur une émission RTBF qui le détruit (non pas le rapport mais la personne!). Allez voir les sources, lisez...

Le procès d'intention, c'est bien de m'accuser de "refuser le débat rationnel", c'est bien de prétendre que je lance des "accusations débiles".
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Vous dites aussi ceci:
"" la "problématique de la criminalité organisée" n'est pas "une préoccupation centrale du libéralisme", que vous semblez confondre avec un vague populisme hystérique pour mémères désoeuvrées"".

Je dois avouer que je ne comprends pas ce que je suis censé confondre.

Je ne conçois pas le libéralisme économique et politique sans la lutte contre la criminalité (organisée ou non d'ailleurs), sans la lutte pour le respect des droits de l'Homme. Vous n'incarnez pas à vous tout seul le libéralisme.

Cordialement
-----------

Une pensée pour le petit Enis et sa famille...

chaussettes

La solution avec ce genre de personnage, ce serait de le réinsérer dans la société en tant qu'adulte responsable. On ne vole pas, on ne tue pas ses ennemis, on ne fait pas l'amour avec des enfants. Ces choses-là se comprennent, et pour ceux qui ne respectent pas la règle, il y a la loi et le châtiment adéquat. Mais en matière de pédophilie, on perd le nord quand on traite un simple pervers de grand criminel, voire de meurtrie

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