Bénédicte Vaes signe dans Le Soir un papier pas innocent "L'orange bleue amère de 81-87" rappelant les pouvoirs spéciaux, les sauts d'index, les priorités de la FEB,...Cela nous fait penser à Philippe Moureaux le soir des élections affirmant qu'une coalition de centre droit serait "une catastrophe pour la population".
La comparaison est-elle honnête ? Certes Bénédicte Vaes rappelle la dette; mais elle ne précise pas que le déficit budgétaire atteignait le chiffre astronomique de 14%, que la Belgique était quasi en cessation de paiement, à deux doigts d'être traitée par le FMI comme un vulgaire pays du tiers monde, que l'inflation rongeait les hausses salariales, que l'économie n'était plus compétitive. Rien n'est dit sur les responsabilités et le manque de courage des coalitions PS-PSC qui ont amené cette situation avec, par exemple, un Mathot, ministre du budget qui déclarait "le déficit disparaîtra en quelques années comme il est apparu". La dette colossale, cette folie des années 70, nous la payons encore très cher aujourd'hui avec un surcroît d'endettement (et donc d'impôts) par rapport à la moyenne européenne équivalent pour chacun d'entre nous à l'achat d'une maison sur une vie. Oui, l'austérité était nécessaire dans les années 80 d'autant plus que les deux chocs pétroliers avaient mis fin aux trente glorieuses.
Le contexte est radicalement différent aujourd'hui : la dette a été réduite, la bonne croissance mondiale nous porte, le chômage baisse partout en Europe. Une politique d'austérité n'est pas à l'ordre du jour. C'est au contraire un gain de pouvoir d'achat pour tous, un meilleur financement de la santé et des pensions, grâce à une croissance accrue et un chômage réduit, qui est à l'agenda politique ... n'en déplaise à ceux qui cherchent à agiter l'épouvantail de "Martens-Gol".
Sans commentaires
"Etat d'urgence approuvé pour Charleroi. La sortie de crise est en vue" (Un des titres de la Une du Soir le 14 juin)
"Je ne comprends pas que l'on donne cette mauvaise image à mon fils. Je peux vous assurer que si un jour il avait dit du mal de la Wallonie, je lui aurais rappelé les origines de sa famille, de son père. Je pense que les Wallons en font leur tête de turc". (Le père d'Yves Leterme à la DH le 12 juin).
"Un monde que se porterait mieux si la Flandre, sa région bien aimée, se débarassait de la Wallonie dénoncée comme une région gangrenée par le chômage, l'inefficacité économique et le clientélisme socialiste" (le monde selon Leterme, dans Libération du 12 juin).
Rédigé le 21 juin 2007 dans sans commentaire | Lien permanent | Commentaires (31)