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février 2007

28 février 2007

Le réacteur nucléaire oublié de Kinshasa

Du haut du réacteur
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Je publie un dossier sur le réacteur nucléaire de Kinshasa, que j'ai pu visiter avec une équipe de RTL TVI et dont presque tout le monde semble ignorer l'existence.


L’université de Kinshasa (ex Lovanium) abrite un réacteur nucléaire de type TRIGA 2 construit dans les années 70 : c’est le plus vieux réacteur nucléaire d’Afrique. Il a succédé à un réacteur TRIGA 1, installé par la Belgique en 1959 avec le soutien des Etats-Unis dans le cadre du programme "Atoms for Peace" (sic).Kin_5                                                                                       I'intérieur du réacteur

Le réacteur actuel et les installations que j'ai pu visiter sont dans un PIETRE ETAT. Une simple visite sur place suffit à montrer l’ampleur des problèmes : faible sécurité externe, aucune mesure de radioprotection, tableau de commande dans un état lamentable (le bouton qui met en marche le réacteur est recouvert d’un simple capuchon de plastique,…), « canne à pêche » pour récupérer les barres d’uranium,… Selon l’Agence Internationale de l’Energie atomique, 10% seulement des normes internationales de sécurité et de radioprotection sont respectées (Basic Safety Standards). Il y a également des problèmes d’érosion du sol.

Détail vu du haut
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L’urgence consiste à mettre les installations en conformité avec les normes internationales. Selon les recommandations de l’AIEA, il faut aussi stocker l’uranium irradié en un seul endroit. La Belgique, porte la responsabilité étonnante d’avoir démarré le programme nucléaire congolais et d’avoir collaboré – à travers la centrale de MOL – au programme jusqu’en 1987. Les spécialistes congolais ont été formés en Belgique. La Belgique pourrait participer au programme de l’AIEA qui ne sera pas exécuté sans un important appui financier international. Le Congo et l’AIEA ont signé un protocole de coopération  mais il faut noter que l’AIEA n’a aucun mandat impératif pour ce genre de réacteur autre que celui que le Congo veut bien lui accorder.

A l'arrière, canne à pêche pour les barres Kin_1         


Bouton de démarrage du réacteur  Kin_2_2

Combustible nucléaireKin_7







quelques vidéos prises en amateur :
Téléchargement video.mp4
Téléchargement video_2.mp4

communiqué de presse

Réacteur nucléaire de Kinshasa

Avec une équipe de RTL Tvi, nous avons pu visiter le réacteur nucléaire - oublié - de Kinshasa.

27 février 2007

Exportations : Swinen ou Quaden ?

Récemment,  Philippe Swinen, le directeur de l'AWEX a fait une conférence de presse dithyrambique sur la croissance des exportations wallonnes au cours des deux premiers trimestres 2006.

Dans son tout récent rapport 2006, publié quelques jours après la sortie de Swinen, Guy Guaden, le Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique (lui aussi PS) n'a pas l'air d'accord "nos exportations augmentent .. mais beaucoup moins vite que le  volume du commerce international et de nos débouchés potentiels. Nos entreprises perdent donc des parts de marchés".

Alors qui a raison Swinen ou Quaden ? 

Evolution des exportations wallonnes au premier semestre 2006  présentation powerpoint et tableau - excell  (source : Awex)

et les Statistiques de la Banque nationale A noter que les exportations chinoises ont augmenté de 30% en 2005.

26 février 2007

Investiture du gouvernement Gizenga

L’Assemblée nationale congolaise a investi samedi le gouvernement Gizenga, premier gouvernement issu d’un scrutin démocratique au Congo. Le premier ministre a rappelé qu’en 1960, le PIB du Congo était de 6 milliards de $, équivalent à celui de 2006, alors que la population a quadruplé. Le revenu annuel moyen du Congolais était de 400 dollars par an en 1960, il est aujourd’hui de 100 $. Une grande majorité de la population vit donc avec moins de 1/3 de dollar par jour !

« Voilà dans quel état j’ai laissé le Congo en 1960 » a affirmé, très en forme, le vieux et rusé Antoine Gizenga, qui fut un éphémère vice-premier ministre de Lumumba en 1960 ajoutant qu’aujourd’hui « le Congo est malade ».  Revenant sur l’épisode comique d’un des 60 ministres désignés qui s’avère ne pas exister, le premier ministre a affirmé que « deux personnes portant le même nom mais pas le bon prénom s’étaient présentées pour prendre le poste », déclenchant les rires de l’Assemblée et du public venu très nombreux pour ce jour historique.

Cette investiture clôture une longue période de transition depuis la mort de Mobutu. Malgré les avatars, le Congo a désormais une nouvelle chance de démarrer. Les Congolais le doivent à eux-mêmes, à l’Europe, à la Belgique (Louis Michel et d’autres) et … au téléphone portable : une technologie qui a contribué à éviter la partition que certains qualifiaient d’inéluctable, il y a encore quelques années.
Bonne chance au Congo.

24 février 2007

Sans commentaires

La Région wallonne, le Parlement de la Communauté française et la Cocof participent à la dictée du Balfroid.

Extrait de La Libre:

"En effet" explique Catherine Bouvy, chargée de communication au Ministère de la Région wallonne, "l'événement Balfroid est devenu incontournable pour nous. Il touche notre public cible, à savoir les 5 et 6e primaires. Pour des enfants de cet âge, la connnaissance des institutions devient petit à petit nécessaire, et fait partie du programme scolaire".

"Notre coq virtuel en trois dimensions, Wally, sera de la partie pour interagir avec les enfants. Sa mission est de présenter notre institution sous un angle ludique et attractif".

23 février 2007

Liège, capitale économique...

En politique, le ridicule ne tue pas, que du contraire. Après le père le fils. Récemment Frédéric Daerden s'est fendu d'une interpellation (page 22) et d'un communiqué de presse pour que "Liège reste la capitale économique de la Wallonie". A l’origine de ses inquiétudes, une étude récente réalisée par des économistes de l'UCL qui estiment que Bruxelles est de fait la capitale économique de la Wallonie.

Frédéric Daerden rappelle "l’historique de la répartition équilibrée des institutions régionales entre les grandes villes wallonnes, qui avait pour philosophie de rejeter toute forme de centralisation tout en refusant un éparpillement inutile et inefficace des institutions. A Namur les institutions politiques régionales, à Charleroi les institutions sociales, à Mons les institutions culturelles, à Liège les fonctions économiques (...) Liège accueille dans ses murs de nombreuses institutions la CESRW, SRIW, la SOGEPA, la Sowecsom, Meuseinvest, SOWALFIN, SOFICO,...l'ASIE, l'ASE..." (tous des bazards publics NDLR).

On ne rit pas. Comme l'a dit justement mon collègue Crucke dans le débat : que Bruxelles soit la capitale économique de la Wallonie relève du constat. Daerden oublie seulement que Liège, ma très chère ville natale, qui était encore au début des années 80 à la moyenne européenne (100) a perdu 20 points en un quart de siècle.

22 février 2007

A bas le cumul ! Le Monde

Le Monde consacre son édito du jour au cumul de mandats sous le titre : A bas le cumul !

Confiscation des pouvoirs, conception féodale, confusion de la représentation et de la décision, ... Le Monde constate que, dans toutes les grandes démocraties, le cumul est interdit ou très limité dans la pratique.

Une seule erreur : la Belgique est tout autant concernée. Le cumul - auquel nous avions consacré un chapitre de "Démocratie ou particratie ?" sous le titre "le cumul des inconvénients" - est une exception franco-belge.

21 février 2007

Grève sauvage à la SNCB

Grève sauvage, hier, à la SNCB. Des milliers de personnes ne peuvent se rendre au travail. Certes, les motifs de revendication des accompagnateurs sont bien compréhensibles (agressions physiques ou verbales). Mais pourquoi une grève au pied levé ? Quel en est le coût pour la collectivité ?  Pourquoi ne pas informer les usagers avec quelques jours d'avance ? Qu'est-ce qui empêche les syndicats dans un cas pareil 1. De donner un préavis de grève d'au moins une semaine ? 2. De consulter le personnel concerné (ici les accompagnateurs) par un vote sur la grève ? Ce genre d'action relance le débat sur le service minimum auquel je suis favorable. Il s'agit ici d'un usage irresponsable du droit de grève, comme c'est souvent aussi le cas dans les TEC wallons.

PS. J'ai déposé hier une proposition de loi sur les archives afin notamment de ramener le délai de consultation de 100 à 30 ans. Voir RTL et La Libre

20 février 2007

BNB suite

Le rapport  de la BNB, déjà commenté, est une véritable mine. Relevons que "durant les trois premiers trimestres de 2006, 64,4% de la population de Flandre âgée de 15 à 64 ans avait un travail, contre 53,4 et 55,9% pour Bruxelles et la Wallonie. Ces écarts sont relativement stables, reflétants l'absence d'un mouvement de convergence entre les trois régions" écrit la banque.

Entre 1997 et 2006, la charge de pensions des administrations publiques a augmenté de 55%, celle du secteur privé de 33%. Les premières représentaient 41% des secondes en 1997, 49% désormais. Une évolution très importante du rapport qui s'explique par le calcul plus favorable dans le secteur public (le montant est calculé sur la base du salaire des 5 dernières années)  alors que l'ensemble des salaires de la carrière est pris en considération dans le secteur privé.

A noter aussi que l'année qui précède les élections communales (1999, 2005), les investissements publics atteignent des sommets  +13,5% en 2005, + 19,5% en 1999 alors qu'ils peuvent diminuer certaines autres années par rapport à la précédente - 11,6% en 2001.

En 10 ans, l'emploi public a diminué au fédéral (-2,6%), augmenté de 3,6% dans les régions et communautés mais de 19,8% dans les communes et les provinces qui comptent désormais pour 35% de l'emploi public total. 

19 février 2007

Chômage des jeunes et allocation d'attente

Un tiers des jeunes disponibles sur le marché du travail à Bruxelles et en Wallonie sont au chômage. Un tiers également restent au chômage pendant plus d'un an. Des chiffres parmi les plus élevés de l'Europe des 25. L'OCDE vient de rendre un rapport proposant de "supprimer l'allocation d'attente qui est une particularité belge. Illimitée, elle crée des trappes à l'inactivité". De fait, cette allocation n'existe que chez nous, ce qui n'a pas empêché le ministre SP.A de l'emploi de la défendre. S'il ne trouve pas d'emploi, chaque jeune devrait se voir proposer une formation, un stage ou une activité mais pas une allocation qui ne l'aide pas à démarrer dans la vie et entretient une culture de l'assistance comme l'ont bien montré nombre d'observateurs de gauche comme Pierre Rosanvallon dans son livre "La nouvelle question sociale", un livre que tous nos socialistes feraient bien de lire.

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